31 mars 2008

 

Un long dimanche de télévision

Il y a des soirées télés plus palpitantes que d’autres, celle d’hier qui ne partait pourtant pas comme l’un de mes favorites, a été particulièrement culte.

Nous avons attaqué avec un numéro de « Capital » dédié à l’alimentation.
Quelque part en police 32 dans le cahier des charges de l’émission, il est indiqué que TOUT REPORTAGE DOIT PARTIR D’UN EXEMPLE VÉCU PROCHE DU TÉLÉSPECTATEUR et qu’importe si c’est parfois grotesque ou tiré par les cheveux. Ainsi pour illustrer le sujet sur les poêlées , le dernier moyen pour les parents de faire manger quelques légumes aux enfants, nous découvrons Monique, 53 ans, comptable, mère de deux enfants, qui adore la poêlée « biiiiiiiiiiiiiip » et en mangerait tous les jours, si elle pouvait, d’ailleurs elle ne s’en prive pas, car c’est bon et économique, normal c’est fabriqué en Chine.
[Au passage, je tiens à signaler que quand j'étais étudiante, on m'a appris qu'on commençait par l'argument, qu'on étayait ensuite avec l'exemple et jamais de la vie l'inverse mais bon...]
J’ai déjà brisé le suspense en vous indiquant que les bons petits plats surgelés avaient désormais pour origine un pays que je conge à boycotter commercialement en ce moment, ce qui ne sera pas aisé car il n’est nulle part indiqué sur votre poêlée « biiiiiiiiiiip » que les légumes qui l’agrémentent viennent tout droit de l’autre bout du monde. En même temps, je vomis les poêlées de légumes ce qui me préserve d’une intoxication alimentaire vu les conditions déplorables dans lesquelles certains légumes sont traités en Orient.
Le moral déjà bien ébranlé, j’ai eu confirmation que si les thons rouges étaient en voie de disparition avancée, c’était bien à cause de la manie débile de mes contemporains de manger des sushi à toutes les sauces.
Le poisson est cher, qu’à cela ne tienne, Guy Lagache possède LE bon plan pour y remédier, une nouvelle race venue d’Hô-Chi-Minh-Ville en camion réfrigéré, à peine piquée au hormones et nourrie de farine louche pour se démultiplier à l’infini le plus vite possible. Ma femme a appris à cette occasion qu’au Viêtnam avec son salaire d’étudiante, qui travaille à mi-temps, elle serait un nabab.


J’avais déjà une nausée d’enfer et je me jurais d’investir mes deniers dans le bio, quand à 22h30 nous avons zappé sur « Miss Swan » sur W9, une émission complétement inédite pour moi. J’ignorais que ce programme ressemblait autant « aux maçons du cœur ». Tout commence avec la découverte par les designers, pardon les médecins diplômés, du cas du jour grâce à une vidéo franchement prenante.
Machine a perdu 100 kg et son mari. Résultat, aujourd’hui elle est déprimée (mission pour le psy) et garnie de peau surnuméraire qu’il faut éliminer (mission pour les innombrables chirurgiens esthétiques qui ont déjà le scalpel à la main).
Truc est moche depuis sa plus tendre enfance et sourde. A charge pour l’équipe de la rendre « belle » et surtout de restaurer sa confiance en elle.
L’équipe de l’animatrice aux petits seins effectue un devis complet : opérations, psy à mener, passage chez le dentiste… et hop 3 mois plus tard grâce aux maçons du corps, la victime ressort parfaite de cette machine à créer des canons.
Enfin, personnellement, j’ai trouvé ça légèrement plus malsain que ça.
On coupe la prétendante à la beauté durant 3 mois de son environnement quotidien en la privant de miroirs. Des psys mandatés par la prod la suivent nuit et jour pour l’empêcher de craquer. Vous imaginez peut être à quel point la douleur causée par une dizaine d’opérations esthétiques différentes peut être atroce, surtout qu’ils s’attaquent aussi bien aux seins, au nez qu’aux fesses...
Bref, après ce traitement assez inhumain, la nana - ben oui les hommes sont tous beaux même si Franck Michaël ne le chante pas, le mari qui envoie sa femme dans ce casse-pipes a beau peser 125 kg et sourire avec d’immondes chicots, personne ne songerai à le ravaler entièrement, lui – est revêtue d’une robe de soirée et apparaît devant les designers sapés également qui se félicitent du bon boulot qu’ils ont réalisé sur elle.
Au final, elle ressemble à une bonne américaine avec 125 dents immaculées, des pommettes hautes et saillantes et un grand nez.
Je ne vais même pas m’abaisser à commenter l’esprit du programme qui considère que la beauté est la clé de toutes les réussites…


J’ai conclu la soirée avec quelque chose de plus réconfortant – quoique – « strip tease », qui compte bien parmi mes émissions favorites, Libellule. Un chef de la police local entreprend de remettre des gamins pas franchement dans la dèche, ni vraiment super friqués dans le droit chemin par tous les moyens. Comme souvent dans « strip tease », difficile de savoir réellement qui sont les bons et les méchants… J’ai eu pitié du gamin archi branleur et déscolarisé victime d’un grand frère, plutôt acharné, le chef de la police municipale locale. En même temps, les efforts de ce type pour remettre le gosse dans le droit chemin sont franchement louables. Dans tous les cas, tous les torts ne sont pas à mettre sur le dos du gamin engendré par une bonne femme capable de lui reprocher le comportement inacceptable qu’il avait envers elle à… un an. Quant au père, légèrement démissionnaire, il fout tout sur le dos de la mère.
« Strip tease » est une émission intelligente qui nous laisse juge de la situation en filmant par exemple un agent de sécurité, destiné à remettre le pauvre gosse au boulot, en train d’asséner un laïus détestable au gamin : le shit abîme les dents et tue le cerveau, nous allons faire de toi un homme comme le service militaire d’antan…le tout filmé avec un plan sur l'écran de pc décoré avec du Johnny...
Attention, je ne dis pas que le gamin est innocent totalement dans l’histoire mais bon…


Avec tout ça, j'ai oublié complétement d'évoquer la fin de saison époustouflante de « Las Vegas », avec l'enlèvement de l'un des personnages principaux par un psychopathe richissime, la mort probable d'une des héroïnes pourtant enceinte suite à une explosion complétement inattendue, la mobilisation impromptue du chef de la sécurité de l'hôtel, un casse violent dans les coffres du casino, le meurtre du père abusif d'une des hôtesses à gros seins (mais qui a tué ce type ? Ed, Dany et Mary étaient armés sur les lieux)...
Rendez à Dany, Delinda, Sam, les vilains braqueurs, Ed et Mary, leur destin respectif !


[NDLA : Pour le live-blog de la Nouvelle star, mercredi, tout dépendra vraiment de mon état de fatigue et de stress.]

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30 mars 2008

 

Have you met… POC ?

J’ai fini de visionner la saison 1 de « how I met your mother » et il est donc plus que temps que je m’explique sur le sujet.

1) Une série qui évoque sa glorieuse aînée, « Friends », vraiment ?
Je ne vais pas reprendre les arguments évoqués dans le précédent post. Mais le point de départ est troublant. Cinq et bientôt six potes vivent à New-York en coloc’ pour certains et se réunissent régulièrement dans un café pour parler de tout et de rien (leur boulot respectif, leur vie sexuelle…). Inutile de me crier que « Friends » est une sitcom quand « how I met your mother » est plus une série, j’y reviendrai, n’empêche qu’il y a des rires donc euh…
Si en visionnant plusieurs épisodes de la série, on oublie, il faut bien l’admettre, très vite la comparaison vaine avec « Friends ». Je recense quand même quelques analogies par esprit de contradiction.
On pourrait dire et du coup je vais le faire que « How I met your mother » serait un peu l’équivalent de « Friends » vers la saison 4 ou 5. Les personnages sont déjà bien établis. Lily est institutrice en maternelle. Barney est …, euh ben voyons, un golden boy dans une très grosse société. Marshall s’apprête à devenir avocat. Ted est architecte et Robin, journaliste télé. Mais comme les « Friends » à ce stade de leur carrière, si certains Ted et Barney notamment, sont bien dans ce qu’ils font, d’autres comme Lily ou Robin aspirent à bien mieux.
La série compte dès le départ, et d’ailleurs il s’agit de la genèse de tout, un couple établi, Lily et Marshall, qui vont se marier dans quelques mois. Cette décision affecte Ted, qui réalise qu’il en a marre de papillonner, et cherche aussitôt la femme de sa vie. Il rencontre alors Robin, dont il tombe amoureux sur le champ. Malheureusement la jeune femme se sent encore un peu jeune pour convoler et n’aspire pas à une relation sérieuse. On a pensé un instant que Ted allait rencontrer la mère de ses enfants en un épisode et on s’est trompé.
Ces deux là vont passer la saison une à se louper, honnêtement ça ne vous rappelle rien ?
Oui, Ross et Rachel, le couple culte par excellence, qui se croise et se recroise durant 10 saisons. A priori Robin n’est pas la mère des enfants de Ted, puisque quand il s’adresse à eux il l’appelle « Aunt Robin » mais qui sait...
D’ailleurs, Ted m’évoque très souvent Ross, et pas uniquement parce que c’est un grand brun assez quelconque physiquement. Il a le même côté légèrement psychorigide capable quand on le laisse délirer des pires extrémités. La danse de la pluie de l’épisode final est un must incomparable du genre mais j’y reviendrai.
Je résume : six amis new-yorkais, un couple impossible, un personnage qui ressemble à Ross…J’ajoute à cela le personnage de Barney subtil mix de Chandler pour la situation professionnelle indéfinie évoquée plus haut et de Joey pour le côté absolument séducteur, en un peu plus malin évidemment.

Bon je conclus ce premier chapitre de mon analyse en tuant dans l’œuf tout ce que je viens d’évoquer car « How I met your mother » est une série absolument incomparable tant elle est de bonne qualité (dans sa saison 1 au moins).

2) Une série légendaire
Le légendaire est un clin d’œil à Barney qui ne rêve que de soirées « legendary ».
Déjà, « How I met your mother » a au départ une qualité : un concept original. Ted, la voix off, raconte en 2030, un garçon et une fille (ce détail a une importance finalement cruciale explicitée en fin de saison), comment il a rencontré leur mère. Évidemment ce récit emprunte des chemins tortueux et Ted digresse énormément. Si j’osais, bien que je n’ai convaincu ni mon père, ni ma femme, sur ce coup là, je comparerai « How I met your mother » à « Jacques le fataliste » de Diderot, après tout Jacques ne raconte finalement jamais ses amours à son maître… Bon la suite me dira si nous saurons finalement un jour l’identité exacte de la future femme de Ted.
« Friends » a un défaut, si, si je l’admets, il lui faut au moins cinq bonnes saison pour donner une dimension réelle à ses personnages. Dans « how I met your mother » en quelques épisodes, chaque protagoniste est campé.
Par ordre de préférence de POC :
1) Marshall est un grand type (« a tall guy ») assez rassurant et drôle à la fois. Il est issu d’une famille de géants du Nord établie dans le Minnesota. L’épisode où Lily passe Thanksgiving dans sa famille est excellent. Elle découvre que son mari a été nourri de mayonnaise durant son enfance et qu’il est le petit de la fratrie. Marshall est la bonne conscience de Ted. Sa présence le pousse à désirer s’établir. Mais bon, le grand type est drôle aussi et je lui rends assez peu justice dans ce portrait.
2) J’adore Barney et pas uniquement parce que petit il a été le docteur Doogie, médecin à 13 ans. Barney est le séducteur du groupe. Il ne jure que par les costumes et les soirées légendaires. Si Marshall est le bon génie de Ted, Barney est le petit diable sur son autre épaule qui l’invite à faire n’importe quoi et notamment à boire comme un trou pour se dérider enfin.
3) Robin arrive dans le groupe dans le premier épisode de la série. Elle est belle, indépendante et aspire à une carrière médiatique. Cette journaliste télé vit avec cinq chiens dont un magnifique dalmatien. Malheureusement pour Ted, elle ne désire par s’établir dans l’immédiat, elle veut réussir sa carrière professionnelle avant cela. Je l’aime aussi pour ça.
4) Lily m’a complétement fait oublier Willow, ce qui est un sacré exploit. Lily aime Marshall et peindre. Elle est drôle et délirante. Mais à la fin de la saison 1, la jeune femme se rend compte que son mariage risque peut être de compromettre ses chances de devenir peintre.
5) Ted est un bon gars et c’est peut être ce qui me saoule chez lui, je le trouve trop lisse. En même temps, comme le souligne la véto de Robin, personne n’accomplit d’actes aussi romantiques que lui. Je l’aime quand même beaucoup parce qu’à la fin de la saison 1, il effectue une danse de la pluie réussie pour que Robin ne passe pas le week-end avec son rival et qu’il gagne ainsi sur le fil (mais pour combien de temps ?) son cœur.

Comme l’a souligné Pierre, à maintes reprises dans notre correspondance, la force d’ « How I met your mother » est d’oser les épisodes un peu moins drôles. Autre originalité pour une série qui dure 20 minutes, les intrigues ne sont souvent pas bouclées à la fin d’un épisode et sont destinées à se poursuivre sur le suivant ou même celui d’encore après.
Si tous les épisodes ne sont pas à se tordre de rire, ce qui sont drôles le sont vraiment, celui où Barney fait croire à Ted qu’il lui a payé une pute pour la soirée alors qu’en fait il lui a organisé un rendez-vous avec sa voisine est particulièrement irrésistible.
Personnellement, il m’arrive souvent après avoir visionné « How I met your mother » de me demander pourquoi je n’ai pas de bons amis comme ça avec qui je partage autant de références. « Friends », malgré son nom, ne m’a jamais fait cet effet là.
L’une des très grandes forces d’ « How I met your mother » est, enfin, d’avoir assimilé les références de ma génération et de les insérer l’air de rien dans les dialogues ou les intrigues. Quand Barney a débarqué en tenue de pilote chez Ted sur la musique de « Top Gun », j’ai été comblée.

Mieux qu’une (très) longue démonstration, je vous conseille d’investir dans la première saison. Je vais personnellement me jeter sur la deuxième qui devrait sortir en mai.

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29 mars 2008

 

POC radote (le post nostalgique est de retour) PART II

« Gloire et fortune La Grande imposture » - émission de télé-réalité réellement bidonnée - M6 (2004)
Je me souviens que Benjamin Castaldi, le producteur de l’émission, avait expliqué certainement à Daphné Roulier à l’époque dans « plus clair » que le public n’était pas prêt pour « gloire et fortune ». Pourtant quelle belle et audacieuse émission !
Il s’agissait de détourner les codes de la télé-réalité pour se moquer d’un brave et innocent gaillard persuadé de participer à une énième déclinaison du loft. Le pauvre gars se rendait compte en cours d’émission que la prod était corrompue, que l’une des participantes couchait avec l’animateur du programme pour obtenir ses faveurs,…et tout cela sans songer un instant qu’on se moquait de lui ouvertement. Les ficelles étaient certes parfois épaisses (cf : le gay à la Steevy affublé d’un doudou) mais le côté très second degré de l’ensemble le rendait sympathique. De plus, Pierre Dhostel, le vrai-faux animateur, n’a jamais été aussi bon que dans cette émission.
Quand à la faveur du FAQ (songez-y au passage, j’attends toujours de nouvelles questions pour en finaliser un prochain), on me demande quelle émission de télé-réalité j’aimerais créer, je voudrais être à l’origine d’une aussi belle imposture que « gloire et fortune » ou dans un autre registre « mon incroyable fiancée ». J’aime l’idée du piège qui se referme sur l’innocent candidat et qui prend le téléspectateur comme complice. Si je devais choisir, je réaliserai une parodie de « la nouvelle star » où les candidats seraient recrutés parmi les casseroles avec un Baltard du plus mauvais. Je crois qu’une émission de ce type a existé aux Etats-Unis.
Oui, je suis cruelle car je crois qu’en 8 après le loft, les candidats de la télé-réalité doivent avoir conscience de ce à quoi ils s’exposent en participant à ce genre d’émission.

« Le juste prix » - jeu télévisé culte - TF1 (fin des années 80-début 2000)
J’ai déjà expliqué ici le culte païen que je vouais à ce jeu. De plus, ma femme est tellement forte chez Auchan pour trouver le juste prix à un euro près de nos courses que je pourrai l’y envoyer pour qu’elle gagne une auto ou un immense écran plat.

« Avis de recherche » - une version télévisée, réservée aux célébrités, des sites internet aujourd'hui dédiés à la recherche des nos copains d'écoles - TF1 dans les années 80
Une émission culte qui se composait d’une quotidienne et d’un prime, un peu comme la carac, chaque jour Patrick Sabatier présentait la photo de classe de la vedette invitée (Isabelle Aubret, Lio, Hervé Villard...) et les camarades de l’époque qui se reconnaissaient dessus appelaient pour évoquer le bon vieux temps avec la star. Affligeant…pardon culte ! J’avoue que je n’apercevais que la quotidienne avant Santa Barbara et qu’il ne m’a jamais été donné de voir le prime, qui devait quand même être fort laborieux avec tous ces gens sans intérêt réunis le temps d’une soirée. Cette émission devrait revenir et mettre à l’honneur les jeunes vedettes de la télé-réalité qui ne veulent en aucun cas se souvenir d’où elles viennent.

« La une est à vous » - émission interactive - TF1 dans les années 80
A l’époque, Bernard Montiel était un jeune animateur plutôt poli et propre sur lui, et non pas encore celui que l’on invite sur les plateaux pour faire jaser et récolter des tas de procès. Il nous livrait le temps d’une après midi les clés de la chaîne. A nous de déterminer grâce au standard ce que nous souhaitions regarder durant l’après midi dans des catégories différentes : série policière, science-fiction, comédie… Pour bien commencer la journée, nous l’attaquions avec une figure imposée « Manimal » ou « Matt Houston » puis en général le téléspectateur choisissait de regarder « loin de ce monde » puis « la quatrième dimension », « Stingray » ou « le magicien ». J’étais rarement ravie du choix de mes contemporains mais il fallait s’en accommoder.

« L’amour du risque » - série - TF1 années 80
J’ai toujours eu un faible pour la permanente musclée de Jennifer Hart sur laquelle on aurait pu faire rebondir aisément un tas de choses et qui a du lui sauver la vie un nombre incalculable de fois lors des affrontements des Hart avec d’autres couples hostiles. Chaque épisode était toujours construit un peu de la même façon, les justiciers milliardaires s’engageaient dans une cause ou Jonathan investissait dans une nouvelle entreprise causant le courroux d’un autre couple envieux qui allait passer le reste de l’épisode à tenter de détruire les Hart. Les épisodes plus audacieux où Jennifer et Jonathan étaient au prise avec des couples échangistes n’ont jamais été diffusés en France. Seul bémol dans la vie des Hart, riches, beaux et sexuellement très actifs, ils n’ont jamais pu enfanter. Ils ont donc pour combler ce manque dans leur vie adopter une personne âgée, Max, et son chien Février. Pour ne pas gâcher d’argent, car s’ils sont si riches c’est qu’ils sont très malins, ils ont employé leurs fils adoptif comme gardien de leur immense villa perdue dans une forêt. A moins que Max ne soit leur enfant naturel et que la Hart Corporation ait dès les années 80 axé ses recherches sur le rajeunissement cutané.
En me relisant, je suis incapable de me souvenir pourquoi cette série me manque, certainement parce qu’elle était délicieusement kitsch et que son générique avec l’avion qui décolle au début est franchement culte.

« Perdu de vue » - émission de presque télé-réalité - TF1 années 90
Aujourd’hui, en toute impunité, chaque jour des gens disparaissent sans laisser d’adresse car ils savent qu’ils pourront le faire en toute quiétude parce que Jacques Pradel et ses équipes ont cessé de rechercher assidûment les disparus volontaires. Mes parents ne me laissaient pas regarder cette émission et du coup à 30 ans je suis un peu frustrée. Étudiante, je me suis rattrapée en visionnant « Témoin numéro 1 », qui était assez traumatisant dans le chapitre faits divers horribles. Bataille et Fontaine ont cherché tout comme Julien Courbet avec « le détective » à remettre au goût du jour le concept de « perdu de vue » sous titré « je suis parti acheter des clopes un jour, je ne suis jamais rentré et je ne souhaite pas franchement qu’on me remette la main dessus » mais il manquait le plateau larmoyant et pathétique pour donner un impact réel à l’ensemble.
Les années 90 me manquent parfois…

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28 mars 2008

 

Quelques remarques immensément intéressantes… (la voiture-balai des posts)

Je portais aujourd’hui le même polo exactement que Justin, le petit neveu gay de douze ans d’« Ugly Betty », dans ma télé quand j’ai regardé le dernier épisode de la soirée de lundi. Pour celles et ceux qui désirent savoir comment POC s’habille (mal), il s’agit d’un tee-shirt rouge à rayures blanches avec un col et des boutons acheté chez H&M au rayon femmes, pourtant dans mon souvenir, le mois dernier.

Santos est mort dans « Ugly Betty » mais cachetonne dans « les feux de l’amour », tous les jours sur TF1.

Toujours en visionnant « Ugly Betty », je me suis dit que Dawson n’était pas mal finalement en homme. Il a grandi le petit puceau fan de Spielberg, ce qui ne me rajeunit guère.

Je félicite, enfin pour clore le sujet et passer à autre chose, TF1 de ne pas avoir signalé que la diffusion de la série était interrompue jusqu’aux calendes grecques probablement. En tout cas, je suis heureuse d’avoir laissé Betty dans les bras d’Henry, que Justin soit redevenu un petit gay assumé et qu’Hilda ait de nouvelles perspectives d’avenir.

En zappant sur le « prince de Bel air » diffusé par France 4, j’ai constaté que Will Smith avait fait un sacré chemin depuis cette série (et pas uniquement au niveau capillaire). En revanche, son cousin Carlton a arrêté là sa route après sa première prestation remarquée dans « Ricky ou la belle vie ». J’espère pour lui qu’il n’est pas le collègue d’Arnold, devenu gardien de parking après l’arrêt de sa série.

Dans « Gilmore Girls », Jason, l’amant de Lorelei, est l’ex prof dépressif de l’équipe de surdoués du lycée de « Malcolm ». Il semble mieux dans sa peau depuis qu’il porte le bouc et qu’il sort avec la fille d’Emilie et de Richard Gilmore.

Je félicite Ty d’avoir tenté de régler dans un épisode fleuve des « maçons du coeur » le sort des vétérans « natifs américains ». Il a ainsi construit une magnifique - je suppose, je me suis endormie avant –maison perdue en plein territoire indien (pourvu qu’il n’ait pas choisi l’emplacement d’un ancien cimetière) pour les orphelins de la première femme tuée en Irak (quel titre de gloire…) et en a profité pour amener sur un camion un centre dédié aux vétérans indiens qui ont combattu pour la glorieuse nation américaine. En attendant, je me rends compte que les épisodes ont déjà 3 ans et que la guerre en Irak finit par durer. Mon dieu, je donne dans la politique aussi bien que Ty et ses designers aujourd’hui… Par ailleurs, je me demande où placer cette famille dans mon classement de la méritude, morte pour sa patrie, ça tape quand même, non ? Surtout que la dame était bien évidemment mère célibataire et habitait dans un mobile-home sur une réserve indienne.

Je n’aime pas le Docteur Cohen, le super nutritionniste médiatique, ami de Cyril Lignac et de Mac Lesggy, qui passe partout en ce moment pour expliquer que les sandwiches font grossir tout comme les crèmes dessert. Cet homme adore débiter à longueur de journée des évidences mais c’est son choix…

Quant aux dîners de la six, je suis fière que les Toulousains aient remonté le niveau de l’émission en démontrant qu’ils n’étaient pas que des compétiteurs mais aussi des gourmets.

Les rediffusions de « on a échangé nos mamans » m’ont conforté dans la très mauvaise opinion que j’avais déjà de cette émission passablement abjecte. Il ne s’agit pas d’un jumelage constructif, chaque parent juge le mode de vie de l’autre et le descend en flèche dès qu’on lui en laisse l’occasion. Ce comportement nocif est de toute façon induit par la construction du programme, la maman subit d’abord la vie de l’autre, puis se retrouve à imposer son mode de vie à elle. Peut être que pour étayer cette démonstration thèse, antithèse, une synthèse aurait été intéressante à trouver, non ? De plus, j’ai déjà du l’écrire à maintes reprises ici mais pourquoi, POURQUOI, POURQUOI, la six estime-t-elle encore que c’est la mère le centre du foyer qui lui insuffle apparemment son âme ? La parité aurait exigé depuis le temps qu’on échange les papas aussi, non ? De toute façon, dès lundi, une série nouvelle remplacera ce programme désagréable qui me révulse.

J’ai oublié dans mon post d’hier sur « la Nouvelle Star » de me poser la question fondatrice. Lio qui aurait amené les 28000 candidats à Baltard si on l’avait laissé faire et qui n’a décerné presque que des oui lors des castings, va-t-elle ou pas, ne mettre que des bleus aux apprenties nouvelles stars ? Réponse la semaine prochaine…

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27 mars 2008

 

STOP !

Autant arrêter tout de suite de la chercher et ne pas passer par le public de M6 qui a bien souvent de « la merde dans les oreilles » et vaut en cela largement celui de TF1 qui a porté Mathieu cette année jusqu’en finale. Nous avons trouvé « La Nouvelle Star 2008 », comme nous l’avions distinguée l’an dernier et la fois d’avant très vite en estimant que Julien Doré et Christophe Willem allaient l'emporter.
Alors à cet instant précis, devant leur pc, chacun de mes lecteurs balance le nom de leur « Nouvelle Star » à eux et je crains en cet instant fatidique que ce ne soit pas la mienne et que ça soit déjà le drame, mais bon faisons semblant de rien. « La Nouvelle Star » 2008 vient de Tournefeuille, ce qui ne vous dit absolument rien si vous ne vivez pas à Toulouse, mais qui résonne de façon amusante dans ma vie en ce moment. Il n’y a pas de hasard… « La Nouvelle Star » 2008 a un très gros nez mais je lui pardonne, étant dotée d’un appendice nasal parfait, je suis magnanime avec les défavorisés du centre du visage, comme Ugly Betty par exemple. Quand « la Nouvelle Star » 2008 chante cette immonde tarte à la crème indigeste de « Butterfly » des Superbus, le temps cesse de s’écouler chez moi, j’oublie de respirer…
« La Nouvelle Star » 2008 pour moi est largement Amandine. Je ne sais pas ce qu’il adviendra d’elle à Baltard et je tremble déjà. Les primes risquent fort d’être assez insupportables. Je sens déjà qu’il faudra mettre sous clé mon portable pour que je ne commette par l’irréparable après huit ans de résistance active.

J’ai également un faible pour Kristov et son look d’anglais, même s’il ne sait pas écrire son prénom, pour Sian qui se la pète à mort mais qui est superbe (il faut bien l’admettre), pour les yeux de fou d’Ycare qui ne fera probablement pas long feu et évidemment pour Ken-Marin (Cédric) privé de sa magnifique Barbie brune depuis l’avant dernière étape du théâtre.

Mais je sais déjà que Jules va prochainement devenir mon pire ennemi et celui du jury à terme car il est fort probable qu’il fasse son Soma sur le prime et qu’il s’incruste de performance miteuse en prestation minable porté par une horde des minettes hystériques qui smsent plus vite que leur ombre.

En revanche, alors qu’elle commençait à m’émouvoir énormément Yolaine a été évincée finalement assez logiquement et Charlène a rendu sa grand-mère très triste en partant si près du but.

Bon après, il y a des surprises, je ne connaissais pas Fred « le SHOW MAN » indispensable à Baltard jusque là, ni le sosie hystérique de Julie Depardieu qui a ravi sa place à la chatte aux cheveux bleus.


Si on devait faire un bilan de ces castings, la prod a gagné son pari avec ce nouveau jury, déjà culte, qui a en plus dégoté de sacrés perles lors de son périple. La relève est assurée assez largement.
En revanche, l’année prochaine, j’aimerais qu’on évite de nous infliger TROIS primes au théâtre bourrés de sujets réchauffés. Je sais bien que cette étape collabore à nous faire découvrir les futurs protagonistes de Baltard mais elle est franchement longuette et incite au zapping.

Pour conclure, j’ai hâte de tous les voir sur la scène de Baltard et j’ai donc déjà ma favorite absolue, ce qui ne m’était jamais arrivée encore à ce stade de l’émission.


[Amandine, je crée un libellé pour toi, ne me déçois pas !]

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26 mars 2008

 

Ce n’est toujours pas le Pérou, quoique...

Les épisodes de « Pékin Express » sont désormais comptés et les soupçons de tricherie qui pèsent sur l'émission de télé-réalité / la formidable aventure humaine (rayez la mention inutile) me font craindre que mon émission favorite se retrouve bientôt dans la liste des programmes qui suscitent de la nostalgie chez moi. Mais nous n’en sommes certainement pas encore là, alors profitons-en !

Le gentil Stéphane Rotenberg a joué, hier, en début d’émission les bourreaux cruels. En effet, il a annoncé aux quatre équipes encore en course que seules deux d’entre elles pourraient admirer le Machu Picchu récemment distingué comme l’une des nouvelles merveilles du monde (personnellement j’adore ce chocolat même si je ne trouve toujours que des images super moches d’animaux douteux dedans). Pour effectuer un choix, entre les candidats, la prod a choisi de qualifier d’office les gagnantes de la semaine dernière (et hop !) et de départager les autres grâce à une épreuve hautement culturelle consistant à retrouver parmi x photos de monuments, les 7 nouvelles merveilles du monde donc. Jean-Pierre et Joël qui ont déduit que le Colisée romain faisait partie du lot l’ont emporté laissant le petit Cédric et la douce Cynthia inconsolables. Cédric a du, gamin, visionner « les mystérieuses cités d’or », le mercredi matin sur France 2 et il était donc tout malheureux de louper la visite des lieux.
Les dix minutes interminables d’images de la découverte du monument inca m’ont paru absolument inutiles mais bon…
La course a ensuite repris sur les chapeaux de roue. Maïté et Cynthia, titulaires d’un handicap pour avoir été repêchées la semaine dernière in extremis, sont les seules à ne pas avoir été qualifiées pour le jeu d’immunité. En même temps, la vieille Maïté donnait déjà de sérieux signes de faiblesse pendant qu’elle portait l’immense cactus remis par le meneur du jeu. Pour la première fois, l’épreuve pouvait donner lieu à une stratégie impliquant des alliances. Joël a choisi de se liguer contre Cédric et Gérard avec les blondes. Le pauvre papa en a littéralement pété les plombs de rage. Comme je le comprends, je déteste l’injustice autant que lui - nous sommes de vraies miss, tous les deux. Cette épreuve a donné le ton pour la suite. Gérard et Cédric, surmotivés et gonflés à bloc, sont les hommes à abattre désormais pour toutes les équipes, sauf les Basques à la ramasse. D’ailleurs, les blondes qui ont décroché l’immunité sur le fil se sont même proposées d’aider leurs rivales féminines pour les mener le plus loin possible, persuadées que de toute façon elles les battraient au final.
Cette stratégie certainement bonne est mise à mal par les intestins capricieux de Maïté, qui chope, comme elle l’explique gracieusement, une tourista d’enfer, qui l’oblige dès qu’elle le peut à planter là Cynthia et son cactus pour aller se pieuter. Avant cela, car c’était apparemment le fil rouge ou le running gag de la soirée, l’une des blondes – je suis incapable de les différencier – a chopé un gastro et obligé sa sœur à devenir une femme en allant lui chercher seule de la nourriture. Personnellement, je n’aurais pas planté ma sœur même malade chez un inconnu, mais bon…
Je pense d’ailleurs que tout ceci n’est pas un hasard. La prod désireuse de se débarrasser des derniers boulets de l’aventure a nourri cette pauvre Maïté avec un des steaks avariés actuellement en circulation sur le territoire. Franchement, « Pékin » parfois c’est n’importe quoi.
Le petit et vaillant Cédric qui était à l’honneur hier a un peu pleuré parce que le vilain propriétaire d’une magnifique hacienda l’a obligé à dormir sous une tente dans son jardin au lieu de l’inviter sous son magnifique toit mais a été vite consolé quand celui-ci lui a offert de la viande et des frites.
Le lendemain, toutes les équipes qui devaient se retrouver sur le lieu qui a inspiré Hergé pour la scène du sacrifice dans « Tintin et le temple du soleil », ont été contraintes de cuisiner chez des locaux, un plat destiné à être enterré. Quand je disais que Pékin parfois c'était n'importe quoi...

Joël et JP ont à nouveau emporté l'étape. Le père et le fils ont eu chaud aux miches et logiquement Maïté, son intestin dérangé et ses poches sous les yeux, et Cynthia, ont quitté le jeu.


Quels sont vos pronostics pour la finale ? Faut-il conserver le binôme composé pour l’occasion, parce que leur parcours est magnifique, et que leur complicité fait plaisir à voir, les sœurs pour le quota féminin ou le père et le fils car ils s’imposent largement comme les plus sympathiques encore en course et que leur relation est franchement touchante ?

Personnellement, contrairement à tous mes principes, je me réjouirai d’une finale purement masculine.

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25 mars 2008

 

POC trouve Claire Keim de moins en moins séduisante, l'heure est grave !

Hier, j’ai finalement regardé « la vie à une », essentiellement pour revoir Claire Keim dans un téléfilm. Depuis le M du Z, je suis légèrement en manque. De plus, pour ne rien gâcher, Bruno « pourquoi pas moi » Putzulu était au générique.
Au final, j’ai visionné un mix inquiétant d’« Ugly Betty », « Erin Brokovitch» et « Joséphine Ange Gardien ».

Claire qui se prénomme Elisa dans le téléfilm vient de quitter son mari Bruno Putzulu, un gros salopard, qui la trompe depuis des années. Malheureusement, la jeune femme n’a jamais travaillé et se retrouve du jour au lendemain pour pouvoir conserver la garde de ses gosses dans l’obligation de trouver un job d’urgence. Fort heureusement, elle a une super bonne copine Linda Hardy, dont on a finalement du mal à croire qu’elle a été Miss France tant elle vieillit mal – elle ressemble de plus en plus à Clémentine Célarié pour vous dire – qui lui propose de passer un entretien pour le poste de standardiste qui s’est libéré dans sa boîte. Suite à un premier quiproquo colossal, lié à une assistante de direction victime de harcèlement sexuel et à un coup de bol, Elisa/Claire est recrutée comme secrétaire pour le directeur artistique de la société et c’est tant mieux car elle n’était pas en pôle position (quel chouette dessin animé !) pour obtenir l’autre boulot. Alors pour être pénible et vous expliquer clairement le quiproquo, Elisa/Claire qui a le cœur sur la main accompagne une fille qu’elle a trouvée en larmes aux toilettes, une autre Elisa, à son entretien d’embauche, mais alors qu’elle tient le CV de la jeune femme à la main, elle se tire, laissant supposer à son futur employeur qu’elle est l’autre (mais qui est l’Autre, hein Mylène ?). Elisa/Claire se fait donc embaucher sur les bases d’un CV qui n’est pas le sien pour un métier dont elle ne connaît rien.
En cours de route, dans les rues de La Rochelle, déjà chères à « Cœur Océan » ou « Foudre », la Charente-Maritime se vend toujours aussi bien dans la fiction française, elle tombe sur un type qui s’avère être un autre cadre de la boîte où elle travaille et le patron de Linda Hardy, pour lequel elle a immédiatement le coup de foudre. Mais bon Elisa a quand même usurpé l’identité d’une autre, la victime de harcèlement sexuel au super CV, pour en arriver là et on se doute que dix minutes avant la fin du téléfilm alors qu’elle aura couché avec le type qu’elle apprécie, sorti son patron velléitaire d’un très mauvais pas et été sur le point d’obtenir la garde de ses gosses, elle perdra tout et bingo ! La supercherie est découverte. Claire/Elisa perd son mec, son boulot et presque ses gosses mais tout s’arrange grâce à Joséphine, euh non, grâce à la ténacité de l’héroïne. Il s’agit évidemment du théorème Joséphine : rien ne va au début, tout s’arrange à force d’insistance de l’ange gardien, tout foire au moment où l’on pense que tout est résolu mais tout finit bien dans le meilleur des mondes finalement.

Je sais que j’ai bâclé le résumé et je m’en excuse mais bon vous avez saisi l’essentiel, non ?

Que dire de tout ça…
Bruno Putzulu joue souvent très faux ou à la limite. Je me suis toujours demandé en visionnant « pourquoi pas moi » s’il jouait franchement mal ou si c’était son style, apparemment c’est sa patte ou il s’impose ce mauvais jeu quand il cachetonne.
Claire a franchement, ça me coûte de l’écrire, mochi depuis le M du Z et surtout le Z. Quelle faute de goût de ne pas montrer plus ses seins !
En vrai, le problème de ce téléfilm est de brasser des tonnes de bonnes intentions avec un scénario digne d’un épisode de « Joséphine Ange Gardien ». La thématique de la mère qui se retrouve seule avec deux gosses sans avoir jamais bossé et un mari immonde qui refuse de lui filer de la thunes pour s’assurer qu’elle va revenir ou au pire qu’il récupèrera les gosses est franchement grave et ne prête pas forcément à la rigolade. Pour alléger le tout, on donne donc à l’ensemble un petit ton de comédie pas du tout crédible. Le seul point à peu près amusant est l’avocat bordélique qui possède un hamster nommé Monsieur Montesquieu mais là encore on est dans la farce lourdingue.

Vous allez me demander de me référer à mes comparaisons du début. Claire est une Erin en puissance, arrivée dans sa boîte, elle prend des initiatives, elle se bat, elle s’investit, tout en tentant de gérer au mieux ses gosses mais en les perdant finalement de vue. Bon, ok Claire n’est pas Julia et Lisa franchement pas Erin, mais comme musicalement et scénaristiquement les créateurs de ce chef d’œuvre ont largement louché du côté du film de Steven Soderbergh autant leur rendre hommage.
Pour le côté « Ugly Betty », je ne m’attaque pas au physique de plus en plus approximatif de Claire mais plus à son côté battant, au lieu d’être reléguée au rôle de subordonnée grâce à son physique elle est surclassée mais elle saura se rendre indispensable, comme Betty, auprès de son patron, un incapable notoire qui se repose sur elle, comme Daniel.
La comparaison avec « Joséphine Ange Gardien » est plus évidente. A chaque instant, au détour d’un plan, on s’attend à l’apercevoir. Qui pourrait mieux aider Elisa, que Joséphine ? A un moment, la jeune femme n’a pas l’invitation qui lui permettrait d’entrer sur le yacht de son ancienne entreprise et qui pourrait lui sauver la mise sur le fil et on s’attend franchement à ce que Joséphine lui tende pour la dépanner.

Bref, je félicite TF1 pour cette tentative de créer un téléfilm à dossier un peu lourd mais il faudra repasser sur la forme et le fond vraiment…

De plus, bien que j’adore la région Poitou-Charentes, on sent bien qu’elle a exigé de la prod des plans sur la ville et le port pour apporter des subventions à ce téléfilm à thème. La scène dans le parc d’accrobranches décroche le pompon du risible et sent le publireportage à pleine nez, et je m'y connais...

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24 mars 2008

 

Je suis une vieille conne nostalgique (part I)

J’ai décidé aujourd’hui de me lancer dans la rédaction d’un post consacré aux émissions de télévision (séries, émissions de variétés, programmes de télé-réalité, jeux télévisés...) qui me manquent le plus…
Je voulais les classer au départ mais cela m’est impossible car elles sont toutes, pour une raison ou pour une autre, une place particulière dans mon cœur. Je ne peux donc pas décider si « Santa Barbara » me manque plus ou moins que « perdu de vue ». Oui il va y avoir du lourd dans cette série de posts, comme vous vous pouvez le constater.


*Mode vieille conne on*


« Salut les homards » (série française expérimentale de TF1 - 1988 le samedi après-midi)
Je ne vais pas vous mentir trop longtemps les vagues souvenirs que je garde de cette série sont franchement loin d’être mirifiques mais l’idée était extraordinaire. Le téléspectateur pouvait décider avec un choix plutôt fermé de propositions, certes, de l’avenir de ses héros favoris. Puisque les chaînes sont décidées à faire la guerre au remarquable « plus belle la vie », autant qu’elle le fasse de manière interactive, non ?

« Palace » (émission d'humour française France 2 - deuxième partie du vendredi soir dans les années 90)
Je n’ai pas rendu ici hommage au génial Philippe Khorsand, directeur de palace à ses heures et meilleur ami journaliste de Jacques Beaumont, que j’ai découvert d’abord grâce à « merci Bernard », quand j’étais toute petite, puis avec « Palace ». Je l’adorais dans son interaction avec le client mécontent qui vraisemblablement a fini par l’avoir ou dans ses recettes destinés aux pauvres, dispensées avec Eva Darlan, qui rêvent d’une vie un peu plus palace. Globalement, je garde un souvenir ému de « Palace », même si l’ensemble devait être inégal forcément. J’aimais beaucoup les vieilles dames qui débitaient des vulgarités énormes, les conseils de « Lady Palace », moins les brèves de comptoir.

« Champs Elysées » (grosse machine de variétés France 2 - le samedi soir dans les années 80)
Bien que je déteste cordialement Michel Drucker, cette émission avait de la gueule. Les vedettes débarquaient durant le générique sur le tapis rouge et on savait ainsi qui allait animer la soirée. Nous manquons cruellement de bonnes émissions de variétés, qui ne soient pas de la télé-réalité, présentant les vedettes actuelles et non des tubes des décennies passées

« Le Royaume » (émission de télé-réalité historique pour schizophrènes TF1 - le samedi soir de manière fugace en 2006)
Cette émission de télé-réalité a du passablement stresser les téléspectateurs. Tournée vraisemblablement dans un pays de l’Est, elle mettait en scène des gens apparemment normaux, comme vous et moi donc, capables lorsqu’on les avait propulsés nobles de penser réellement que les autres candidats condamnés par tirage au sort à être les serfs, étaient vraiment à leur service. TF1 n’a donc jamais terminé la diffusion de ce programme pourtant culte. Peut être que la chaîne a surtout cherché à nous cacher qu’à un moment, les paysans pour de faux exaspérés par les privilèges des puissants de l’émission ont fomenté une révolution et ont mis pour de vrai leurs têtes sur des piques ou qu’à l’inverse les faux barons ont torturé les paysans d’occasion. N’empêche que c’est dommage…

« Pour la vie » (émission de promotion du mariage TF1 - le mercredi soir dans les années 90)
Alalalala, attention émission culte, Fabrice, que j’adorais, et Valérie Pascale (d’après mes vagues souvenirs) accueillaient le temps d’une soirée trois couples sur le point de convoler dans une compétition de haut vol, le gagnant emportait SON mariage de rêve à au moins 7600 euros (peut être plus mais à l’époque le pouvoir d’achat était différent). Parmi les candidats, il y avait toujours LE couple qui part avec un handicap : divorcés tous les deux, famille recomposée, gros écart d’âge… Le jeu consistait à mesurer l’amour qui unissait les conjoints grâce à des épreuves très fines : reconnaître les fesses du futur mari/ de la future femme, écrire sur une mélodie connue les paroles d’une chanson évoquant l’histoire du couple… Fabrice versait toujours une petite larme au moment où les enfants de la famille recomposée, les parents de la future mariée, les amis du couple venaient sur le plateau leur faire une petite surprise.

« Santa Barbara » (soap opéra culte TF1 - années 80 / début 90)
Rétrogradée à la fin de matinée, puis au tout petit matin, la série culte qui a fait les beaux jours du 19 heures de TF1 a disparu sans un mot d’explication. Il n’y a qu’une pétition que je souhaiterais signer, celle réclamant le retour de ce soap culte.
Tout commence par la rivalité entre les Capwell et les Lockridge et le mystère de l’assassinat de Channing Capwell Junior, qui en fait a été tué accidentellement par sa mère, qui est l’étrange homme barbu qui erre dans les rues de la ville. Puis tout se complique et s’emberlificote - oui ce que j’ai évoqué précédemment n’était que de la roupie de sansonnet – avec des tas de psychopathe, de malheureuses histoires d’inceste imprévisibles dus à d’opaques secrets de famille, des comas (Channing Capwell Senior a passé énormément de temps étendu sur un lit à attendre qu’on le débranche avant de se réveiller un matin comme une fleur), des catastrophes naturelles, des accidents de la route, des amnésies plus ou moins réversible, beaucoup de sexe, de la prison, des meurtres... Résultat, je n’ai jamais su si Eden et Cruz ont réussi à vivre heureux ensemble (à chaque fois qu’ils s’apprêtaient à s’unir devant Dieu, le Deus ex machina se réveillait et l’hôtel où ils devaient s’unir prenait feu, la terre tremblait…), ni si Mason a élevé avec Julia l’enfant dont il était le géniteur, ni ce qu’est devenu Gina la super méchante…

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22 mars 2008

 

Télé POC

Samedi
M6 a restauré la bonne vieille trilogie du samedi en programmant des tas d’épisodes inédits de séries cultes « Médium » saison 3 (enfin un inédit et deux anciens d’une précédente saison) et les « 4400 » saison 4, mais en ce moment comme la flamme de ma téléphagie/sériphilie vacille, et peut être parce que j’en veux toujours un peu aux créateurs des « 4400 » de ne pas s’être tenus à leur vœu de réaliser une saison unique, je laisse passer le coche.
Toutefois, mes symptômes m’inquiètent après avoir enregistré « Ugly Betty » sur « Californication » et « le dîner » sur « Earl », j’ai l’impression de lâcher l’affaire doucement mais sûrement…
« Le grand concours des Grosses têtes » ne me réconcilie pas avec la télévision ce soir, pas plus que l’émission de variétés vintage présentée par Patrick Sébastien.
Du côté de la TNT, Direct 8, égale à elle-même, propose « les Maîtres du pain », une fiction bien poujadiste pour les fidèles du 13 heures de la une. Il faut attendre 23h15 et Ty et ses maçons pour trouver le salut télévisuel ce soir.
Il ne me reste qu’à me replier sur « how I met your mother » afin de savoir pourquoi Robin a convoqué Ted chez elle en pleine nuit alors qu’il attendait un appel de cette tête à pelles de Victoria exilée fort heureusement en Allemagne…

Dimanche
Pour ceux qui ont manqué cette émission cultissime lors de sa première diffusion, M6 reprogramme courageusement le « zone interdite » consacré aux camping-car, qui vous permettra de découvrir un moyen de transport résolument moderne, Daniel Guichard est d’ailleurs son promoteur zélé, et formidablement confortable pour arpenter en toute quiétude les routes de France. Seul petit bémol, les aires réservées aux camping-caristes sont souvent localisées à la périphérie des villes entre la nationale et la décharge publique, et il faut vider son bac à eaux usagées devant tout le monde. Mais sinon, Daniel « mon vieux » Guichard adore et ne manquerait pas la tournée des MJC de province grâce à ce formidable véhicule.
Sinon, France 2 ressort le film culte de la fin des 90’s, « American Beauty », si vous voulez vous prendre un bon coup de vieux.

Lundi
La une propose une fiction dont je ne sais pas grand-chose sauf qu’elle met en scène Claire Keim et Bruno Putzulu, ce qui est quand même un gage de qualité. J’hésite entre le marathon TF1, mon téléfilm (« la Vie à une… ») et « Ugly Betty » saison 2, ou un choix plus audacieux composé de « Gomez & Tavarez », car j’ai un faible malsain pour Titoff et que j’étais fan de Stomy quand il chantait encore, et « Allumeuses ! », le deuxième meilleur film de tous les temps avec Cameron Diaz un cheveu après « Mary à tout prix » pour les scènes où le motard pense que Cameron fait un cuni à l’inénarrable Christina Applegate au volant ou celle où la géniale Selma Blair emmène sa robe tachée de sperme chez le teinturier et tombe sur son pasteur, sa prof de l’école privée…

Mardi
Une soirée facile, on commence avec « Pékin express », qui continue d’être sali par mes confrères médiatisés ce matin et on enchaîne avec « Confessions intimes », programmé bien trop tard (23h20) par TF1 à cause de ces maudits « Experts Miami ».

Mercredi
Je n’avais pas regardé « un amour à taire » et « sa raison d’être » ne me dit pas grand-chose non plus. Je m’excuse par avance auprès de ma communauté sur ce point.
Du coup, je me consacre à « la nouvelle star ». Les épreuves du théâtre ont saoulé tout le monde avec leur vain et feint suspense et gageons que ce soir les choses ne risquent pas de s’arranger puisque les x destinés à fouler la scène de Baltard seront enfin sélectionnés. Nous aurons donc droit aux fameux rendez-vous où la trentaine de sélectionnés affronte un membre du jury n’entend que des choses négatives [pub d’un quart d’heure] et apprend finalement, surprise, après un résumé de cinq minutes, que youpie il ira à Baltard. Une fois que le sort d’Amandine sera tranché, je vaquerai vers « les maçons du cœur » sur TMC à 22h30. Je ne crois pas connaître les méritants Barrett en plus.

Jeudi
Je crains que ma femme ait très envie de regarder « Retour à Howards End » et que je ne puisse pas lui refuser, car il n’y a pas mieux ailleurs.

Vendredi
Encore une semaine d’écoulée….
Je suis capable de tenter pour rire de regarder l’émission de la deux consacrée à la supercherie de Patrick Sébastien qui a endossé l’identité d’un faux auteur de fiction. Selon le casting, je jetterai peut être un oeil à « qui veut gagner des millions ».
Plus vraisemblablement je rattraperai pour retard conséquent de « The L Word » et j’attaquerai ENFIN la saison 4 de « Lost » qui croupit dans mon ordinateur.
Quant à « Californication », du peu que j’en ai vu, je trouve la vulgarité permanente de David Duchovny complétement vaine et assommante. J’avoue, qu’en tant que femme, lesbienne en plus, je me tamponne complétement de la crise de la quarantaine d’un auteur bedonnant qui devrait faire rafraîchir sa coupe de cheveux. Je n’arrive pas à savoir si je trouve l’ancien héros de « X Files » séduisant ou pas, tout ce que je vois, c’est que j’ai envie de lui mettre deux beignes ou une bonne tournée de coups de pelles. Clairement, je ne suis pas la cible visée par cette série !

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21 mars 2008

 

ILS sont de retour....

ILS avaient disparu sans un mot d’explication du paysage de ce blog, après avoir fait les choux gras d’une blogueuse vraisemblablement en panne d’inspiration, mais ILS sont de retour, c’est officiel aujourd’hui, revoilà les classements.

Attaquons avec le TOP 5 de mes chaînes de la TNT gratuites favorites avec en bonus-track pour fêter ce retour, le top de ma femme….


5) Une chaîne info quelconque
Ma femme apprécie BFMTV, je suis plus itélé. Nous ne bénéficions pas avant la TNT du flux informatif continu qui est un plaisir nouveau pour nous même si bêtement je lis le défilant au lieu d’écouter les prestations à la bouche des animateurs.

4) TMC
Evidemment pour Ty et à son équipe de « Maçons du cœur », nous avons découvert ce fabuleux programme grâce à cette chaîne.
De plus, en journée, si je suis lassée de « préjudices », il se peut que je m’assoupisse devant le marathon « Hercule Poirot ». Cette chaîne est également celle du « mur infernal ».

3) France 4
Je pense que c’est la chaîne de la TNT que je regarde paradoxalement le plus. En journée, quand ma femme est absente, il n’est pas rare que l’après midi, si je m’ennuie, je me tape le marathon « préjudices » (« ce fait divers est peut être le vôtre… »), une série française qui m’avait pourtant laissée de marbre lors de sa diffusion sur France 2. Ensuite, si vraiment ma journée est morne, je jette un œil critique à « la philo selon Philippe » et même parfois à « JAG ».
Mais le rendez-vous incontournable de « France 4 » pour nous demeure « Gilmore Girls » tous les soirs de 18 à 20 heures.

2) Virgin 17
Essentiellement, je l’avoue, à cause de « Next », l’émission la plus atterrante du petit écran. Vous connaissez, toutes et tous, le principe, un célibataire a la possibilité d’avoir cinq rendez-vous avec des « daters » qui l’attendent dans un bus. Si le candidat ne plaît pas au héros de la journée, physiquement, intellectuellement (beaucoup plus rarement) parce qu’il n’assure pas dans « l’activité » prévue, ou pour n’importe quelle raison totalement subjective, il a le pouvoir de le nexter pour voir le suivant.
Ce que je préfère dans « Next », ce sont les présentations des prétendants...
POC a 30 ans, elle rêve de manger des rognons de veau sauce madère, elle est allée 7 fois à Disney Land Resort Paris, elle trouve Angela Merkel vraiment très séduisante.
Cette émission est tellement culte que Virgin 17 a cru opportun de l’adapter en France. Du coup, nous pouvons voir Stéphanie 21 ans, esthéticienne à Nice, nous expliquer qu’elle est « chôde » comme la braise et que les célibataires ont intérêt à revêtir leurs gants de cuisson ignifugés pour la toucher. Du côté des garçons, Kevin, 22 ans, étudiant en CAP boucherie, nous exposera son point de vue sur le sexe faible, il n’aime ni les paupiettes, ni les boudins, mais il adore les jarrets bien fermes.
J’exagère à peine. La prod leur met dans la bouche des phrases apprises par cœur qu’ils ont un mal fou à débiter jusqu’au bout. Dans la version américaine, férocement redoublés à la bouche, on n’entend moins leurs hésitations ou ils sont meilleurs (j’hésite…)

1) W9
Depuis le temps que j’attendais le retour de Buffy, je ne peux qu’être sensible à une chaîne qui diffuse cette série, même si la programmation me déroute et m’a déjà fait manquer plein d’épisodes clés que je rêvais de revoir. L’essentiel est que j’ai visionné celui où Willow indique que Buffy devrait épouser Spike et celui où la mère de Buffy lui demande d’accompagner sa sœur au cinéma (mais quelle sœur ???)
L’autre émission phare de la chaîne pour moi est « Menu W9 » avec les anciens acolytes de Michaël Youn, un panorama décalé des meilleures émissions de la télévision japonaise.
Je suis très fan du château de Takeshi, un « Fort Boyard » en tellement mieux avec des épreuves complétement loufoques : les pierres molles (un candidat court sur un petit plan d’eau de pierre en pierre sans savoir laquelle ne supportera pas son poids), la grosse boule qui dévale un couloir étroit en pente (le candidat doit se planquer dans des petites cachettes sur le côté pour ne pas être emporté par le boulet), le tremblement de terre (les candidats se placent à genoux dans une pièce qui remue et doivent ne pas bouger de leurs positions)… Avec cette première émission, j’ai déjà l’impression d’assister à un stage de Mario Bros grandeur nature, mais « Ninja Warrios » est encore plus impressionnant à ce niveau. Des êtres humains surentraînés doivent parcourir un dédale d’installations pour prouver qu’ils sont le ninja ultime.


Parmi les biens mais pas top, je place :

- NT1 qui a le mérite de programmer quelques mangas de ma vieille enfance mais comme je ne suis pas assez maso pour me taper « les vacances de l’amour », je n’ai pas encore saisi l’intérêt réel de la chaîne.
- Gulli, car j’ai pu revoir quelques « sauvez pas le gong » très vintage so 90’s avec le très peu séduisant Zach Morris.

Pour les profondes déceptions, je songe à NRJ 12, dont vraiment je ne comprends pas l’identité.
Quant à Direct 8, c’est aussi mauvais que ce que j’imaginais. Le direct n’excuse pas toutes les émissions où des spécialistes débitent un tas de conneries infâmes sans jamais avoir aucun répondant critique de l’animateur.

Ma femme tient à ce que je vous communique son très étrange top 5

1) France 4
Ma moitié est une inconditionnelle des filles Gilmore.
2) W9
Nous partageons toutes les deux un goût prononcé pour Buffy. De plus, ma chérie est aussi fascinée que moi par « le château de Takeshi » et « Ninja Warriors ».
3) BFM
Les spécialistes planchent toujours sur une théorie expliquant cette passion décalée.
4) TMC
Pour évidemment « les maçons du cœur » et « Hercule Poirot », nous nous sommes décidément trouvées toutes les deux.
5) Virgin 17
Ma femme n’apprécie guère « Next » mais adore visionner Paris et Nicole dans « simple life goes to camp » (la saison 5 de la saga). Nicole est plus belle que jamais, car plus mince qu’elle ne l’a été jusque là. Paris porte d’incroyables et énormes lunettes. Les deux demeurent incontrôlables, du bonheur hautement scénarisé certes, mais jouissif quand même au final.

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20 mars 2008

 

Une soirée (trop) riche en émotions

Pas grand-chose à dire pour commencer de la « nouvelle star », les épreuves du théâtre sont comme chaque année plutôt pénibles à suivre. Je les ai d’ailleurs prises en cours de route afin de savoir si Raoul – il faut vraiment être un écrivain du XIXème siècle pour appeler son jeune héros romantique, Raoul – allait mettre la main grâce au « Persan » sur le fantôme dans les recoins sombres de l’opéra.
Amandine reste ma favorite, même si je sens bien que Jules est celui de la prod. L’épreuve des trios a été accablante comme chaque année mais a permis de recaler Daniele, qui n’aurait jamais du même arriver jusqu’au théâtre, et l’infâme américaine gueularde que tout le monde souhaitait voir virer. Il ne reste que la néérlandaise, si je ne me trompe pas, pour la caution musique du monde.
Je n’ai pas bien saisi, en fin d’émission, l’organisation en trois pièces avec recalage de candidats dans la salle où l’on pensait limite que c’était tout bon et au contraire sauvage de candidats dans celle où l’on croyait que c’était tout mauvais (sauf que Ken-marin était dedans donc non finalement...). Les strates dans le suspense me laissent pensive. Je ne comprends pas bien pourquoi Jules qui était dans la salle A qui regroupait pas mal de bons a été délocalisé dans la C qui laissait penser qu’elle était remplie de mauvais (sauf Ken-marin donc).
Enfin, avec les pubs qui saucissonnent l’ensemble, la logique doit être implacable.
Avant de conclure sur le sujet, j’ai une réflexion peu politiquement correcte à faire.
Quand vont-ils jeter impitoyablement cette pauvre Yolaine et ses béquilles qui ne pourra pas faire les jolies chorés de Stéphane Jarny à Baltard ? Je lui reconnais une jolie voix et une présence mais a-t-elle vraiment sa place dans le programme ? Elle serait mieux chez Sevran, non ? Ok, j’arrête, je me tais, mais je n’en pense pas moins. Ce que je vois juste, c’est que ça pourrait donner d’horribles idées aux casteurs de la carac et que personne n’a envie de ça, hein ?


En parlant d’horribles idées, hier, nous avons tenté de tenir bravement sans nous effondrer en sanglots devant « les maçons du cœur ».
Je ne connaissais pas encore la famille Vitale et je pouvais encore sourire tous les matins à la vie, après visionnage, maintenant j’ai du mal.
John Vitale, un brave policier, et sa femme, Anne-Marie vivaient heureux avec leurs trois enfants, engendrés dans un laps de temps très court. Mais un jour, coup du sort, alors que le jeune couple venait d’investir dans la maison de ses rêves et qu’il s’apprêtait à la restaurer, Anne-Marie a appris qu’elle était malade de la leucémie et que son mal en était déjà à un stade avancé. Cinq mois plus tard, John était veuf avec trois petits bouts en très bas âge et une maison en ruines. [A ce stade du récit, Tracy et Connie étaient littéralement en sanglots comme cette grosse pédale de Michaël. Ma femme et moi n’en menions pas beaucoup plus large parce que John, vous comprenez, est si courageux et Anne-Marie était si chouette…]
*Sanglots étouffés, soufflage narine par narine dans ma serviette Paul*
Je reprends mes esprits.
Avant de mourir, Anne-Marie a fait jurer à John qu’il ne vendrait pas leur maison pour qu’elle sache toujours où les retrouver. Le pire c’est que je n’invente rien…
Motivés à mort, après avoir épongé leurs larmes, les maçons menés par Ty vont chercher John, qui en plus vit chez ses beaux-parents avec ses trois petits. Il les mène ensuite dans son ancienne baraque. Ty promet, jure et crache qu’il gardera l’esprit de la maison en hommage à cette pauvre Anne-Marie. Mais quelques coups de masses plus tard, la découverte d’une colonie de termites – la bonne excuse – lui fait hypothéquer largement cette promesse. Les designers consentent à peine à sauver un morceau de murs à laquelle la dame tenait.
Pour ceux qui avaient adoré la scène où Ty obligeait ses assistants à écouter la bande audio de l’appel au 911 de la nièce du type qui s’était fait tirer dessus par accident et qui en est resté paraplégique, il a osé pire : les contraindre à visionner une vidéo où l’on aperçoit la jeune femme décédée à peine deux mois avant sa mort. Ca n’a l’air de rien ainsi expliqué mais il faut le voir avec les commentaires ajoutés : « regardez comme elle est pleine de vie même si elle sent son dernier souffle arriver ! » ou « oh son mari la rejoint, il affecte d’être fort mais il n’ignore pas que la fin est proche, le pauvre ».
Rendus dépressifs par Ty, les maçons repartent à l’assaut du chantier, dont je ne connais pas l’issue, car malgré notre attachement à John et à ses trois fils, nous avons tenu à dormir avant la fin.
Paul était décidé, alors qu’il est le seul humain sur terre à ne pas maîtriser son univers, à créer une chambre Winnie pour l'un des petits. L’aîné devait hériter d’une chambre « police » parce qu’il veut devenir flic comme son papa quand il sera grand. Le tout bébé, qui ne gardera probablement aucun souvenir de sa mère *sanglots assez mal maîtrisés* aura lui le droit au bout de mur auquel elle tenait tant, seul reste de l’ancienne maison qui devait être conservée absolument par respect pour la défunte.
Moi qui pensais que la jeune dame qui avait perdu son mari et son fils aîné dans un accident de voiture et vivait dans un taudis depuis était le cas le plus lacrymal jamais vu dans une émission de télé, je m’étais trompée….
Dans les deux cas, les deux survivants ont sorti la phrase qui ferait pleurer même Wilhelmina Slater, pourtant réputée aussi morte à l’intérieur qu’à l’extérieur, « je suis sûre que c’est lui/elle qui vous a envoyé à moi ».
Excusez-moi, j’ai besoin d’un kleenex !

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19 mars 2008

 

C’est pas le Pérou

Avant d’attaquer le résumé directement lié à mon magnifique titre, un petit mot des dîners de la semaine. Après une accalmie sympathique, la semaine dernière, les Normands nous replongent immédiatement dans la compétition. Le très antipathique Bernard a ouvert les hostilités avec son menu typiquement normand dans sa maison typiquement normande avec des invités pas franchement typique normands (une hongroise et un centrafricain). Le brave homme a facilement encaissé que ses invités ne boivent pas d’alcool – la cadette de l’émission du haut de ses 22 ans n’en consomme pas une goutte – et soient allergiques aux fruits de mer – l’ancêtre originale et peintre hongroise l'est. Il a juste pesté comme un malade dans sa cuisine en cuisant ses énormissimes côtes de veaux et en se moquant de ses invités femelles. Brave type va…
A un moment, je me suis demandé si le toujours amusant Patrick Sébastien ne nous refaisait pas le coup du grand bluff. Depuis qu’il a incarné un écrivain chauve, je me méfie de tous les messieurs propres du petit écran…
La valse des critiques a emporté, tel un tsunami, hier, ce pauvre Tony, le maître-nageur, qui voulait peut être juste trop bien faire. Ce brave garçon a décoré son appartement, comme aucun hôte jusque là, avec des petites bougies sur les marches et des ballons de baudruche au plafond. Les convives mâles se sont sentis agressés par l’attention qu’ils auraient supporté d’une femme mais pas d’un garçon. Cette atteinte dramatique à leur virilité les a très mal disposés pour la suite évidemment. Quant au reste, Tony est une perfectionniste doté d’un appartement bien trop cloisonné. Quelle idée d’enfermer ses invités dans une minuscule pièce à cocktails, pendant qu’il était à l’autre bout de l’appartement à bricoler le plat de résistance ! Bref, tous ces plats ou presque ont déplu, surtout aux deux mâles hyper compétiteurs…Personne ne pouvait prévoir qu’il y aurait un pêcheur, archi exigeant sur les fruits de mer et un Normand pure souche psychorigide dans les effectifs de la semaine…


Quant à « Pékin Express », Cristila et Delphine parties, il m’a fallu choisir de nouveaux champions pour vibrer un peu durant l’émission et j’ai opté, très bizarrement, pour Maïté et Cynthia, essentiellement pour cette seconde. Cynthia appartient à la catégorie des candidats qui se sont révélés physiquement durant l’aventure (un peu comme Joël d’ailleurs). Au début, j’avais tiqué sur ses seins tombants maintenant je ne vois plus que son joli visage et ses yeux rieurs. Bon, elle est affublée de son horrible belle-mère, qui sourit quand elle se brûle, mais qu’importe. Mais seconds favoris sont également ceux de la prod, le père et le fils, plus touchants et attachants tu meurs…
Mais venons-en à l’essentiel, en préambule, de la première émission de la soirée, tous les binômes ont affiché leurs ambitions de rejoindre le Pérou à tout prix. La réapparition du très critiqué drapeau rouge qui a atterri entre les mains des richissimes (dans l’aventure) sœurs blondes a certainement coûté le Pérou aux Belges. En effet, elles ont choisi assez logiquement de bloquer, d’entrée de jeu le couple, qui ne s’en est jamais vraiment remis. Les insultes de Yasmine et les sarcasmes d’Harold n’ont certainement rien arrangé par la suite. Si le couple avait su se servir, quand il l’avait en main de ce dangereux atout, ils auraient certainement compris la stratégie des filles, qui ont finalement été sympas avec les autres compétiteurs, et surtout Cédric et son géniteur.
A l’arrivée, les petites nanas ont opté pour un drôle de choix en préférant acheter un cadeau au petit gamin de l’une d’entre elles - elles pensaient sans doute être assez attentives pour ne pas laisser passer d'autres candidats mais elles ont raté leur coup - que de se lancer à l’assaut du sommet ce qui leur a finalement coûté la victoire de peu (comme quoi les enfants sont décidément toujours une calamité).
Maïté et Cynthia, malgré l’horrible nuit de la plus jeune d’entre elles rendue malade par un steak haché avarié qui a « vomi, fait pipi et caca » dans une bassine devant sa belle-mère et deux autres concurrents, n’ont pas perdu et les Belges, certainement à cause du drapeau rouge, ont quitté l’aventure.
C’est la fin du spectacle, désormais seuls les concurrents sérieux sont encore en course.

Les quatre équipes restantes sont parties à l’assaut du Pérou, le pays semble beaucoup plus ouvert aux aventuriers que la Bolivie, mais Stéphane avait bien signalé que cet autre pays était le plus pauvre d’Amérique Latine, ce qui explique certains comportements assez logiques.
Mes basques ont manqué de partir, au grand dam de Cédric, mais elles sont finalement restées car cette dernière épreuve n’était pas (ouf) éliminatoire. Nous saurons la semaine prochaine la nature de leur handicap. Ma femme m’a soufflé qu’il pourrait s’agir de Harold, ce qui serait franchement cruel et limite inhumain.


Bilan, j’ai envie de dire que tricherie ou pas, on s’en balance un peu. Ce qui est touchant de plus en plus, ce sont les liens qui se sont tissés entre les candidats.
Ainsi malgré la relative trahison des deux basques, Cédric et son père tiennent énormément aux deux femmes.
Joël et Jean-Pierre qui ne se connaissaient pourtant pas au départ, malgré des frictions, s’affirment comme une équipe franchement soudée.
J’adore entendre Cynthia interpeller sa belle mère avec des très impatients « mais ramez, Maïté » ou des « grouillez-vous, Maïté », le loulou et Morta power est de retour.
Je ne peux pas m’empêcher en visionnant l’émission de me demander si je serais capable de supporter ma mère ou ma belle-mère ainsi pendant des semaines dans des conditions difficiles de vie. Je connais déjà la réponse qui est non dans les deux cas.
Même si Cédric a eu envie de renoncer à maintes reprises, et d’ailleurs peut être parce qu’il a eu envie de laisser tomber souvent, son moral de winner est franchement touchant.
A ce stade du jeu, toutes les équipes, même si je suis moins fan des sœurs venues faire leur psy de comptoir dans l’émission, méritent de gagner, qu’elles aient été aidées ou pas d’ailleurs.

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18 mars 2008

 

Retour aux fondamentaux...

Pour attaquer ce post par un constat complétement déprimant, les vacances sont tellement terminées, mortes et même enterrées qu’il est largement temps de reprendre le cours normal de nos programmes.

Quoi de mieux pour revenir aux fondamentaux qu’un inédit de Super Nanny…
Je suis loin d’être conquise par le nouveau look de la gouvernante de choc de la six, que je trouve désormais limite négligée. Sa mission du jour : remettre dans le droit chemin de la discipline Mohammed et Ryad, assez peu d’écart d’âge, gentiment insupportables. Ce qui m’a en effet frappé hier, c’est que les gamins à redresser n’étaient pas les Antéchrist coutumiers, juste deux boules d’énergies virtuellement incontrôlables et épuisantes pour les parents.
D’ailleurs, évoquons les géniteurs… Madame, femme au foyer, est épuisée par ces deux gamins qui lui font caprice sur caprice quand ils sortent et ravagent son intérieur quand elle les confine entre quatre murs. Monsieur a des horaires de dingue et ne fait que croiser ses garçons quand il rentre, épuisé, après des heures de transport de son boulot.
Deux gosses qui tournent en rond dans un HLM assez minuscule, une mère épuisée par ses gamins qui cherchent à la rendre chèvre pour se distraire, un père absent…le modèle me paraît malheureusement assez courant.
La situation me semblait donc d’autant plus difficile pour Super, qui désormais se lance dans l’ironie - « et si je pleure, vous m’offrez un cadeau » -, rédige ses premières constatations dans un très chic carnet moleskine avant de les remettre « au propre » le soir sur son pc portable dans sa chambre d’hôtel assez miteuse.
Quant à la recette pour calmer ces deux piles électriques, elle m’a paru à la hauteur du problème. Super opte, comme la maman auparavant d’ailleurs, pour le chantage éducatif. Elle passe juste du « si tu arrêtes de me taper sur les nerfs, tu auras un paquet de bonbons » au « si tu es sage, tu obtiendras un bon point », qui plaira certes plus aux dentistes mais n’arrange pas grand-chose sur le fond à mon avis. Quand les bons points ne suscitent par l’intérêt des deux hyper actifs, Super se proposent de leur lancer des défis pour les canaliser : celui qui se lavera le plus vite les dents, celui qui s’habillera en premier, celui qui terminera son yaourt avant l’autre… alors certes les gamins sont occupés et accomplissent leur tâche mais à terme je ne suis pas sûre que ça repose Madame au bord de la dépression nerveuse.
Super a prouvé hier avec son système de récompenses que l’éducation n’était finalement pas très loin du dressage animalier, ce qui n’a fait que conforter ce que je pensais à ce sujet.
Autre écueil, Monsieur n’est jamais là et il faut lui inculquer également les nouveaux principes, ce qui n’est pas une mince affaire, car il a l’autorité d’un bulot.
Bref, heureusement que les gamins n’étaient pas vraiment des monstres, mais juste des boules d’énergie ingérables. Je ne pense pas que la solution tienne véritablement sur le très long terme. Enfin, il faudra aux parents attendre que leurs deux jolies têtes brunes deviennent des ados apathiques et dépressifs ou camés aux substances plus ou moins légales pour avoir le calme. Pas sûre que Madame qui a commencé à pleurer en voyant Super tienne jusque là…


Comme la soirée était bonne, après nous avoir fait l’affront mercredi de programmer quasiment dix épisodes pas du tout inédits de « recherche maison ou appartement » - je râle – la six nous a proposé ensuite un nouvel épisode de « c’est du propre », certainement destiné à dissiper les doutes des téléspectateurs sur la vraisemblance des cas abordés.
Une amie de la victime consentante a ainsi déclaré qu’avant de pénétrer chez le saligaud, elle pensait que l’émission était truquée, doute dissipé en voyant que des gens pouvaient réellement être crados.
Pour une fois l’émission s’est limite étendue sur l’accident de parcours qui a mené ce type à vivre dans une maison en voie de pourrissement infestés de mégots de cigarettes et de plats tout préparés en mutation après six mois à l’extérieur du congélateur.
J’ai été particulièrement frappée, de mon côté, par la table de la cuisine caramélisée par le café renversé pendant des années dessus et le matelas jaune et troué sur lequel le propriétaire des lieux s’assoupit depuis des années sans y mettre de draps.
Malheureusement pour nous, nous avons vu l’état affligeant des lieux sans le découvrir enfin propre car il nous fallait zapper vite, vite sur « Ugly Betty ».


J’espérais dans l’un de mes Télé POC une fin de saison épique et je n’ai pas été déçue. Les scénaristes ont joué à fond la carte soap pour le plus grand plaisir des téléspectateurs.
Pour résumer, Amanda, la standardiste de Mode, est en fait la fille cachée de Faye Summers, l’ancienne rédactrice en chef du journal, assassinée par la femme du patron du groupe, Claire Meade, ce qu’elle a découvert en trouvant la pièce secrète qui hébergeait les amours coupables de sa vraie mère et de Bradford Meade. Dans les premiers épisodes de la troisième saison, où je m’en suis arrêtée avant de me jeter dans les bras de Morphée, Amanda fusillée par le secret ressemble de plus en plus physiquement à Betty et découvre que ses parents sont échangistes en journée. Par ailleurs, elle pourrait être bien être la demi-sœur d’Alexis et de Daniel.
La fourbe Wilhelmina avance dans ses projets de conquête du magazine en se faisant épouser par Bradford, le grand patron, mais Betty pourrait bien l’handicaper avec la découverte de son adultère, si Claire Meade ne lui règle pas son compte avant.
Santos, le finalement gentil papa de Justin et futur mari d’Hilda, s’est fait tirer dessus en allant acheter un cadeau pour la première de son fiston so gay. Malheureusement, contrairement à ce que nous laissait penser le premier épisode, il est bel et bien mort.
Le père des filles, Ignacio, est coincé au Mexique avec un type dangereux qui a juré de se venger de lui à ses trousses.
Daniel et Alexis se sont plantés dans l’auto sabotée par l’homme de mains d’Alexis qui voulait ainsi attenter à la vie de son père. Ultime rebondissement de début de saison, Alexis a oublié qui elle était et c’est Alex qui s’est réveillé dans son nouveau corps de femme.
Pendant ce temps là, Betty doit composer avec l’ensemble et gérer en parallèle son chagrin d’amour, son preux chevalier, Henry, a quitté New-York pour vivre avec la mère de son supposé bébé.


Cette série accomplit le tour de force de rendre chaque personnage, ou presque - Bradford est assez détestable -, sympathique. Ainsi même la pourtant très fourbe Wilhelmina, qui passe son temps à comploter contre les Meade est attachante notamment dans sa relation avec son assistant Mark ou dans la façon où elle reconnaît le talent du petit Justin, l’elfe de la mode. Mark tient, lui, beaucoup à sa « Mandie ». Quelle adorable relation ! Daniel n’a pas un rôle facile mais il s’en sort souvent bien quand il ouvre les yeux sur le quotidien des personnes qui l’entourent…
Je pars donc avec plaisir à l’assaut de cette deuxième saison que j’espère aussi soapesque que la première.

[Parenthèse inutile, pour ceux qui se poseraient la question, Alexis est bien une femme. En vrai, elle s’appelle Rebecca Romijn et elle a épousé Oncle Jessie de « la fête à la maison » d’où son nom Rebecca Romijn-Stamos. De plus, une raison de plus pour moi de l’adorer, elle a joué dans un épisode de « Friends » saison 4, la petite amie fugace car trop souillon de Ross.]


Quant aux dîners, la semaine écoulée a renoué, elle aussi décidément, avec les fondamentaux, avec des candidats sympathiques et beaux joueurs, des menus décalés (mention spéciale à la langue de bœuf) et même le subterfuge de la purée mousseline remis au goût du jour (j’ai acheté mes antipastis et ma sauce au pesto dans le commerce, mes convives n’y voient que du feu), je ne peux donc qu’être déçue par le nouvel opus à venir.

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17 mars 2008

 

Il était une fois (Part II)

ACTE V

Tristes et désemparées

Où nos héroïnes désespérées en oublient de raisonner…

Je sors donc de la gare SNCF, complétement désespérée. Un départ prématuré vers Bordeaux implique que nous ne puissions pas du tout profiter du deuxième jour du séjour et que nos vacances soient déjà gâchées. J’ai maudit sur cinq générations tous les cheminots grévistes et fidèle à moi-même en situation de crise appelé ma petite maman qui, toujours efficace, m’a délivré LA solution à laquelle complétement désemparée, comme ma moitié d’ailleurs, je n’avais pas encore songé. Nous devions, le lendemain, nous rapatrier sur Paris et trouver un train direct allant jusqu’à la ville rose. Aussitôt dit, aussitôt fait, grâce au numéro mis en place par la compagnie de chemin de fer, j’ai appris qu’un TGV idéal circulait à 14h10, mon indic parisienne que je remercie au passage, m’a tracé par sms le trajet à emprunter pour rejoindre Montparnasse au plus vite avec les transports franciliens, et j’ai donc pu m’effondrer, presque soulagée dans mon lit King Size. Au préalable, comme c’était vraiment la soirée de la loose et que je l’avais prophétiquement annoncé, Cristila et Delphine, mes deux favorites de « Pékin Express » ont été éliminées du jeu. De rage, je n’ai même pas regardé la rediff hier.

ACTE VI


Suite et fin du séjour magique...

Où nos héroïnes se conduisent en bonnes françaises et chipent ce que leurs poches peuvent contenir de lotions dans le couloir de leur prestigieux hôtel

Le lendemain matin, reboostées par une nuit très réparatrice de sommeil, nous avons foncé dès 7h30 dans la magnifique salle à manger de l’hôtel pour petit déjeuner merveilleusement au milieu des familles bruyantes à côté d’une fenêtre surplombant le parc. Je me suis retenue de glisser dans mes poches les miniatures de pots de confiture et j’ai profité à fond du buffet.
Au passage, nous avons croisé Dingo, omniprésent dans le parc, Bourriquet (avec qui j’ai posé sans rougir) et Tigrou.


Rassasiées, nous avons profité de l’option offerte durant le quinzième anniversaire et attaqué le grand parc dès 8h15 sous une pluie déjà battante. Malheureusement et j’en informe au passage les futurs visiteurs, seules les petites attractions de Fantasyland et de Discoveryland sont accessibles de bon matin. Qu’à cela ne tienne, nous sommes reparties pour un tour de tasses, nous en avons profité pour faire les boutiques alentours et acheter plein de souvenirs plus ou moins utiles et surtout pour la première fois avec ma femme nous sommes montées dans Dumbo, l’attraction volante pour les tous petits. Ma chérie, pourtant saine d’esprit, a hurlé à chaque fois que je faisais mine de faire décoller un peu trop l’éléphant de peur que le bras articulé ne se détache et que nous terminions dans les annales du parc comme les premières mortes dans une attraction de Fantasyland. Ces émotions passées, nous nous sommes, sur les conseils d’une charmante cast-member, orientées vers la partie futuriste du parc, faisant au passage moult photos de nous sous la flotte. Là bas, nous avons inauguré ensemble l’orbitron. J’ai eu la présence d’esprit d’y monter seule pour pouvoir bien en profiter.
Pour les novices, l’orbitron est un petit manège mettant en scène des vaisseaux spatiaux qu’on peut à loisir faire décoller dans la mesure des possibilités du bras articulé de la machine. C'est l'équivalent futuriste et un rien plus impressionnant de Dumbo.
Ma femme a prouvé ses aptitudes de protectrice de la galaxie dans Buzz l’Eclair. Dans cette attraction très colorée et franchement amusante, les visiteurs doivent shooter l’ennemi du Ranger de l’espace avec un pistolet laser. Les scores de chacun des joueurs apparaissent sur un écran dans la nacelle. Ma moitié, qui a du truquer le compteur du bidule, m'a battu à plates coutures de 1000 points.


Les achats et ces attractions terminées, nous avons foncé vers Adventureland à son ouverture pour se refaire un petit coup de Pirates des Caraïbes, de la maison hantée et du petit train.
Le cœur lourd nous avons commencé à partir à reculons vers la sortie mitraillant au passage les characters en maraude (Gepetto, Pinochio, Frère Tuck, Baloo,…). Ma femme a posé à côté, et non pas franchement avec, Mary Poppins, qui n’a pas daigné lui jeter un regard. Je suis restée prudente avec Frère Tuck qui m’a un jour assommé d’un coup de ventre rebondi.


Avant de quitter notre hôtel, nous avons agi en bonnes françaises et ma femme a (raisonnablement) pillé le (très tentant) chariot des femmes de chambre pendant que je faisais le guet dans le couloir. J’ai honte d’en être fière mais il n’y a pas de petites économies quand on veut ramener des cadeaux du parc.
La dernière attraction de la journée, la ligne A du RER nous a paru plutôt morne. Les cast-members parisiens ont été assez hostiles dans un style moins amusant que les grooms de la tour de la terreur mais finalement nous s’est bien terminé…et nous sommes rentrées légèrement plus tôt que prévu mais totalement satisfaites.


Bilan, si nous n’avons exceptionnellement pas fait Space Mountain pour cause de trop fortes émotions la veille dans la Tour de la terreur, nous y retournerons forcément un jour. De toute façon, il y aura pour moi une huitième fois puisque je n’ai pas testé le roller coaster de Nemo en rade quand nous sommes allées dans le parc des Studios, ni Peter Pan (en réparation durant notre séjour).


Mes petits conseils d’experte ès Parc Disney qui en est seulement à sa septième visite :

- Le site internet de Disneyland Paris propose des promos vraiment intéressantes (-40%) pour une nuit d’hôtel et deux jours d’entrées dans les deux parcs à certaines dates prédéfinies. Parmi les hôtels, deux des plus beaux sont proposés à la location ainsi (Le Bay Club et le New York), évidemment seul petit bémol vous ne choisissez que la période (les dates sont imposées) mais pour 40% (j’insiste) de réduction ça en vaut franchement la peine.

- Si vous tombez dans une période d’affluence, préparez à l’avance à l’aide du plan un petit parcours parmi les « grosses » attractions que vous désirez faire en priorité et allez chercher des fast pass pour gagner du temps. Le système fonctionne vraiment très bien… Mais globalement, par rapport à mes débuts chez Mickey, alors que j’y suis allée en plein été l’avant dernière fois, je peux vous dire qu’on attend quatre fois moins qu’avant aux grosses attractions. En revanche, en pleine saison, Fantasyland et ses manèges amusants sont partiellement inaccessibles. Il faut se lever tôt ou rester tard pour en profiter.

- Globalement, oubliez tous vos complexes et laissez vous aller…
N’hésitez pas à danser dans les toilettes avant de vous demander opportunément si une caméra de sécurité n’y est pas placée et si vos performances ne risquent pas de se retrouver sur youtube.
Chantez dans les poupées en vous assurant que vos voisins de derrière n’ont pas de caméra ! Jetez-vous dans les bras des characters pour la photo au risque de bousculer un enfant au passage !
Ces visites sont l’occasion unique de retrouver son âme d’enfant et je trouverais dommage de bouder son plaisir.


[NDLA : Le blog devrait reprendre le cours normal de ses programmes dès demain...]
[PS : La six programme un inédit des aventures de Super Nanny ce soir]

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16 mars 2008

 

Il était une fois… (part I)

En préambule, pour celles et ceux qui débarqueraient, il ne s’agit pas du tout d’un publireportage, même si je risque d’être très peu critique avec le parc Disney, mais juste du récit d’un séjour merveilleux dans un parc vraiment extraordinaire. Celles et ceux que ça rassure pourront penser que je suis gravement atteinte par un syndrome aigue de Stockholm, comme ma petite maman par exemple.


ACTE I

Le périple


Où nos héroïnes rencontrent le sosie sexuellement indéterminé de Dudley et songent un instant qu’elles n’arriveront jamais à destination

Nous partîmes aux aurores de la ville rose, les yeux encore clos, les paupières chargées de sommeil pour rallier en TGV directement Marne La Vallée. J’oublie vite le passé simple qui me donne déjà des sueurs froides. Installées dans le train, nous nous sommes dit que nous avions fait le plus pénible, nous réveiller à temps, charge maintenant à la compagnie de chemin de fer de nous amener à bon port dans un temps qui nous a un instant fait douter du sens des lettres G et V dans les initiales TGV. Comme d’habitude, car nous sommes de petites veinardes, nous nous sommes retrouvées installées de force dans le carré où personne ne peut déployer ses jambes sous peine d’écraser les pieds de son voisin. En semaine, nous nous sommes rassurées en songeant que nous n’aurions pas de vis-à-vis et bingo dès Agen, soit une heure après le départ, deux des membres de la famille Groseille en villégiature dans le Sud-Ouest et désireux de rejoindre leur Nord natal se sont installés en face de nous. Courageuse, ma femme s’est tirée pour dormir ailleurs tandis que moi je me retrouvais insomniaque à 6 heures du matin obligée de contempler mes compagnons de voyage. L’alcoolisme fait des ravages dans ma région natale… Après avoir tenté de déterminer le sexe du gros être assis en face de moi, j’ai eu envie de lui faire avaler son portable doté d’une sonnerie « rires de bébé » avec option je tonne plus fort si on ne décroche pas très vite qui a réveillé tout le wagon à chaque fois que le jeune homme-femme ne se saisissait pas assez vite de son téléphone. Une fois qu’il l’avait en main, ça donnait très fort avec ton bourru « OUAIS ? » et une conversation à base de grognements. Nous pensions avoir tout vu mais arrivés en région parisienne le couple mère-fils, apparemment, a fait péter la bouteille de Kro pour se désaltérer sous nos regards pourtant stupéfaits. Comme si ça ne suffisait pas à nous stresser, après avoir passé Massy, notre TGV s’est arrêté 15 minutes sans explication au milieu de la pampa pour une « tâche de service » et est, panique chez le couple toulousain, REPARTI DANS LE MAUVAIS SENS.
Nous sommes les seules à avoir stressé en pensant :
1) que le chauffeur avait devancé la grève et pour rigoler rentrait à Toulouse
2) que nous étions tous pris en otage et destinés à nous écraser violemment contre une cible stratégique.
Bizarrement, blêmes et tremblantes, alors que ma moitié venait de dire que nous ne serions pas à Marne la Vallée avant 18 heures, nous sommes arrivées en temps et en heure à destination.
Là mi-épouvantée, mi-lassée par le voyage, j’ai entrepris de bousculer tout le monde, y compris ma femme pour sortir au plus vite et profiter du rêve rapidement !


ACTE II

L'arrivée

Où nos héroïnes réalisent que tous les George ne sont pas aussi gentils que Bambi O'Maley

Arrivées à l’hôtel, évidemment magnifique et tout, et tout, mais j’y reviendrai, nous sommes tombées sur George.
Il faut savoir, si vous n’êtes jamais allé chez Mickey, que tacitement – j’imagine que c’est stipulé dans leur contrat de travail – tous les « cast members », les membres du personnel du parc si vous préférez, sont over-aimables. Nous avons donc été surprises de tomber sur le sarcastique George, qui nous a accueillies en nous parlant d’AZF parce que nous venions de Toulouse, ce qui a légèrement altéré, l’espace d’une seconde, la magie. Nous avons appris que notre chambre n’était pas prête (ohhh) mais que nous pouvions larguer notre sac (ouaiiiiiiiiiiiiis). Si tôt dit, si tôt fait, nous pûmes repartir (retour du passé simple) à l’assaut du parc.




Acte III

A l’assaut du Parc

Où nos héroïnes constatent vite qu’il pleut et que les converse ne sont absolument pas des chaussures résistantes à l’eau de pluie.

Il a fallu très vite s’en rendre compte mardi à Paris et dans ses environs, il pleuvait à vache qui pisse. Qu’importe, nous en avons pris notre parti, après tout c’était notre première fois à toutes les deux sous la pluie.
Deuxième élément, si j’avais programmé nos congés hors vacances scolaires FRANCAISES, j’avais oublié que le parc avait une dimension européenne voire mondiale, et comme l’a souligné ma femme, nous avons du tomber en plein dans la semaine Sainte espagnole vu le nombre d’ibères présents dans le parc.
Mais bon qu’importent les écueils, nous étions décidées à nous amuser.
De toute façon, la magie Disney opère très vite. Elle me gagne personnellement dès que j’aperçois le château de la Belle au Bois Dormant. Là, je déplie le plan et j’avise.
Nous avons attaqué par une attraction encore inédite pour notre couple (comprendre nous l’avons déjà faite chacune de notre côté) « la maison hantée », une valeur sûre, qui correspondait à notre envie de démarrer en douceur. Les alentours de l’attraction sont absolument magnifiques et plongent parfaitement dans l’ambiance. La suite et notamment tout le passage dans des fauteuils mouvants au milieu des automates est étonnante. Nous en avons profité pour avoir notre première minute culturelle. La thématique des lieux, une mariée à qui vraisemblablement on a jeté un sort et qui est restée ainsi que sa maison bloquée pour l’éternité au jour de ses noces assez funèbres, nous a fait songer à la triste aventure de Miss Havisham dans « de Grandes espérances» de Dickens, jusque dans le détail du gâteau couvert de toiles d’araignées. On a des lettres ou on n’en a pas.



Sorties de l’attraction, nous nous sommes précipitées vers l'antre des Pirates des Caraïbes chez qui nous devions déjeuner. J’avais réservé la veille une table pour deux au Blue Lagoon, réputé pour être le meilleur restaurant du parc. Nous avons pour le plus grand plaisir de ma moitié navigué dans les eaux tropicales des Caraïbes avant de manger. Le cast member a proposé comme nous étions deux filles seules de nous vendre aux enchères, ce qui m’a fait rire jaune, je l’avoue. Par hasard, nous avons hérité d’une très bonne table juste à côté de l’eau et nous figurons donc sur de nombreux clichés de vacanciers désireux de prendre en photo le chouette restaurant accolé à l’attraction.Pour la nourriture, rien à dire, nous avons très bien mangé, à des tarifs évidemment prohibitifs mais j’ai envie de dire que c’est le jeu…



Après le repas, bien lestées, nous avons jugé bon de foncer dans « Fantasyland » pour faire un tour de « tasses d’Alice ». Cette attraction est sympathique car colorée et assez interactive, les personnes qui ont l’estomac fragile peuvent tourner gentiment et le plus kamikazes, votre guide pour commencer, ont le choix de bricoler la molette au milieu pour faire tourbillonner leur propre tasse. Je suis ressortie relativement pâle en me demandant si j’avais opté pour la bonne option sur ce coup là. Encore secouée certainement et déphasée par un léger tournis, je me suis précipitée dans « it’s a small word », l’attraction hypnotisante à base de poupées chantantes, que tout le monde fait à un moment ou un autre sans l’assumer ensuite.


Puis nous avons foncé dans l’attraction qui reste à jamais ma favorite « Big Thunder Mountain », le petit train de la mine. Ce n’est évidemment pas la plus impressionnante, mais elle est drôle, remuante et surtout suffisamment longue pour que nous en ayons eu pour notre argent.
Déjà trempée, mes converses faisaient floc floc depuis le premier quart d’heure de la visite, un peu épuisées, nous sommes allées découvrir notre chambre dans le palace rose de l’entrée du parc. Nous sommes retombées sur George au passage et une personne aimable a proposé de monter notre sac à dos et la petite poche contenant notre petit déjeuner dans notre chambre, ce que nous avons accepté volontiers.
La chambre devait être aussi grande que mon tout premier appartement. La décoration, axée sur la thématique Disney, était limite sobre et même pas too much. Nous avons fait le tour des choses à voler / des accessoires proposés. Très vite, le guide sadique qui ne sommeillait plus en moi, a remis notre binôme en marche, au pas de course, direction le Parc des Studios.


ACTE IV


Quelle est cette demeure étrange qui surplombe le parc ?

Où nos héroïnes réalisent que finalement, elles auraient mieux fait d'opter pour les escaliers

Là, j’émettrai peut être une de mes rares réserves. Si le parc historique est vraiment charmant, son annexe manque gravement d’identité. En y pénétrant, on a vraiment l’impression d’être dans une galerie commerciale puis de découvrir une série de hangars qui hébergent les quelques attractions du second parc. Evidemment, la tour de la terreur, très impressionnante, qui se dresse désormais dans le parc, lui donne un certain cachet. Mais si on la voit bien de l’extérieur, notamment lorsqu’on est dans les hauteurs des rocheuses du train de la mine, je trouve qu’on met un peu de temps à la discerner au milieu du reste. J’arrête là cette micro critique.
Aussitôt dans le parc, nous avons foncé vers le Roller coaster d’Aerosmiths et là j’ai senti cruellement que j’avais vieilli car j’ai beaucoup, beaucoup souffert et eu assez peur. C’est sans doute pour ça que nous n’avons pas réattaqué tout de suite, ce que je regrette finalement. Au lieu de ça, j’ai entrepris de convaincre ma moitié de tester avec moi la nouvelle attraction du parc.
Nous avons convenu que j’essayais une fois et que si je sortais en vie et pas trop traumatisée elle me suivrait. Bizarrement, quand je suis revenue 20 minutes plus tard, plus pâle que Gollum, totalement flageolante, elle m’a cru quand je lui ai dit que ce n’était pas franchement très impressionnant.
La Tour de la terreur, tout un poème. Vous me signalerez qu’avec son nom, j’aurais pu songer qu’il s’agissait d’un indice chez moi sur la dureté de l’attraction.
Le talent de Disney, outre ses attractions archi chiadées aux décors chaque fois surprenants, est de savoir créer une ambiance particulière autour de chaque attraction (ou presque). Ainsi chez Aérosmiths, nous sommes accueillis dans la file d’attente par des reliques de rockers souvent parafées et même par le groupe qui dans une salle d’enregistrement prépare les subtilités de l’attraction à venir. Les wagonnets des montagnes russes ressemblent à de puissantes voitures américaines et durant tout le voyage remuant nous sommes accompagnés par la musique à fond la caisse du groupe.
Dans la tour de la terreur, nous sommes projetés à la fin des années 30, l’époque du drame, d’abord grâce au décor. Les Américains sont plus forts que nous en séries, en cinéma mais aussi en création d’atmosphère. Je ne sais pas où ils sont allés chercher tous les objets des lieux. La première fois, votre regard glisse sur l’ensemble mais si on s’y attarde on n’est jamais déçu. Après avoir été accueilli par un groom légèrement crispant, un de ses camarades nous fait pénétrer dans la bibliothèque où le décor achève d’être planté grâce à la présentation de l’attraction. Ca y est, nous sommes les protagonistes d’un épisode de la quatrième dimension. J’adorais cette série, enfant. Nous montons ensuite des marches pour nous rendre bêtement dans un ascenseur de service et là le show continue. Les grooms sont absolument délirants. Ils sont drôles, complétement effrayants, ou totalement loufoques, parfois même les trois. Nous pénétrons ensuite selon le bon vouloir de nos nouveaux amis dans un espace assez confiné, l’ascenseur, où nous sommes placés face à un mur.
Et là….c’est parti pour le show, comme dirait Nâdiya, mon idole.
La thématique de la quatrième dimension est à nouveau mise en valeur. En 1939, des gens moins inconscients que nous car ils ignoraient ce qui allait leur arriver alors que nous en avons une vague idée ont pénétré dans un ascenseur de l'hôtel par une nuit d’orage et sans le savoir ils ont fait un saut….dans la quatrième dimension. A notre tour d’être les victimes, en ce soir d’orage (bon là il faut de l’imagination malgré la pluie battante) du même phénomène. Rien qu’en le racontant, les sensations me parcourent à nouveau le corps. Elles sont extrêmement impressionnantes. Les chutes brutales alternent avec les remontées tout aussi violentes. A la fin, j’étais prête à crier grâce. Petite particularité de l’attraction, une fois en haut, un panneau s’ouvre, vous réalisez à quelle hauteur vous êtes et hop saut dans le vide.
Deux fois, dont une finalement avec ma moitié, et j’ai juré que non, non, plus jamais ça, vraiment… Je suis trop vieille.
A 18 heures, décalquées littéralement de fatigue, nous sommes reparties pour un tour dans l’autre parc, où nous avons bizarrement échoué dans « Pinocchio », une première pour chacune. Au passage, nous avons arpenté les boutiques. Avant la fermeture du parc, nous nous sommes engouffrées dans Disney Village pour obtenir assez vite, nous l’espérions, une place au Rainforest.
Il faut que je signale maintenant qu’être en couple dans un parc infesté de familles est finalement souvent un avantage. Les groupes avec enfants sont souvent basés dans Fantasyland et pour manger les tables de 2 sont rarement occupées. Nous nous sommes donc attablées vite dans un décor totalement kitsch, de forêt amazonienne infestée de bêtes sauvages. Nous avons mangé raisonnablement bien pour un prix complétement abracadabrant.
Prises d’un doute, malgré tout sur nos chances de voyager le lendemain, nous avons décidé de profiter de la proximité de l’hôtel avec la gare pour aller nous renseigner sur notre train. Et là patatra, nous avons appris que notre TGV ne circulait plus.

Pour seule solution de repli, nous avions un départ le lendemain à 9 heures…

(A suivre...)

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15 mars 2008

 

Il n'y a pas de petites économies...

Avant de vous livrer minute par minute le récit de mon voyage au pays fabuleux de Mickey, comme l’actualité prime toujours, j’ai décidé d’évoquer le retour des « Rois du système D », hier soir, sur TF1.
En voyant, Benjamin Castaldi animer avec conviction le premier opus de ce programme, je m’étais dit que jamais plus jamais je n’apprendrai de nouveaux trucs pour économiser mes deniers grâce à une mission quasi de service public délivrée par la première chaîne. Mais la crise des subprimes est passée par là, sur Itélé les spécialistes nous conseillaient déjà hier de stocker du sucre et de la farine parce que le tsunami de la récession ne va pas manquer de déferler prochainement sur la France, et surtout Nicolas Sarkozy, notre super président, n’a pas réussi à endiguer la chute inexorable du pouvoir d’achat de mes compatriotes, il faut donc trouver des solutions….


Comme je suis ficelle, je vais vous livrer des vraies propositions délivrées hier soir pour économiser de menus euros et de fausses idées sorties de mon imagination fiévreuse, à vous de démêler le vrai du faux….


A- Pour économiser en produits cosmétiques, Myriam de la région parisienne vous conseille le gommage au marc de café. Au lieu de jeter bêtement votre filtre plein de café usagé vous l’emmenez avec vous sous la douche, vous vous enduisez le corps de café détrempé et vous frottez, vous avez ainsi un gommage extrêmement économique. Au passage, vous parfumez délicatement votre douche au parfum entêtant de café.
[NDLA : la prod de l’émission a été tellement convaincue par le truc de la dame qu’elle l’a obligée à se doucher devant les caméras – en maillot de bain, je vous rassure – pour qu’elle prouve qu’elle était capable d’appliquer ce conseil dégoûtant. Elle l’a fait, donc euh ça marche, à vous de vous lancer !]

B- Les POC Seniors vous délivrent au passage leur petit truc à eux pour économiser du café. Plutôt que de jeter le filtre usagé, repassez le dans votre cafetière avec à peine un peu de café neuf et hop ni vu, ni connu je t’embrouille, une pleine cafetière de lavasse inf…., de bon café tout frais !

C- Pour éviter de polluer votre intérieur avec des produits nettoyants hautement toxiques et de vous ruiner en désinfectants, optez pour le nettoyage de vos sols avec l’eau de cuisson de vos patates. Efficace certes mais pour l’odeur je ne suis pas sûre d’être séduite !

D- Afin d’économiser un peu en électricité dans votre foyer, adoptez une centaine de rongeurs (rats, hamsters ou souris blanches) et incitez les à tourner nuit et jour dans leurs roues amusantes pour qu’ils produisent un peu d’énergie. Le bruit est certes légèrement horripilant mais votre maison deviendra ainsi plus verte (et beaucoup plus odorante).

E- Pour réaliser une double économie, investissez dans une demeure située dans un couloir aérien ! Vous achèterez certainement la maison pour une bouchée de pain mais en plus les aéroports (et non les « aréoports ») sont tenus de vous subventionner dans l’amélioration de l’isolation phonique de votre baraque. Vous pouvez ainsi réaliser d’énormes économies sur le remplacement de vos fenêtres.

F- Mon conseil favori, je l’avoue, ce qui va vous laisser penser que malgré son incongruité il est réel…
Jeune, pour économiser un loyer horriblement cher dans la capitale, il y a UNE solution, installe-toi avec un vieux ! La canicule est passée par là, les familles culpabilisent et plutôt que de prendre papy ou plus vraisemblablement mamie à la maison, ils préfèrent lui offrir un jeune compagnon. Selon les formules, les services dédiés à la personne âgée varient mais l’idée demeure la même, vous êtes exemptés de loyer si vous acceptez de mater Derrick, de vous coucher avec les poules, de supporter la vue des dents de l’ancêtre dans un verre sur la tablette de la salle de bains… Par la suite, le plan devient encore plus avantageux quand à la mort de l’octo/nonagénaire que vous avez dépanné vous détournez son héritage. Propriétaire à 20 ans, pour quelques mois / années de galère, c’est un excellent plan pour le pouvoir d’achat effectivement. [NDLA : Il se peut que l’ensemble du bon plan n’ait pas été délivré durant l’émission].

G- Un autre bon plan pour faire des économies, voler dans les magasins de préférence sans se faire pincer ou encore plus audacieux cambrioler les demeures, non gardées par des petits vieux (un autre bon plan dédié seulement aux couples de sexagénaires mariés et sans casier judiciaire, ce qui est quand même limitatif, je vous l’accorde), durant les vacances ou les fêtes.

H- Pour les pauvres fashions, l’émission a délivré des tas de petits trucs vraiment topissimes :
- Emprunter son sac à mains…
Vous pouvez louer un sac à main de grande marque pour une soirée. Evidemment si un gros maladroit renverse son bloody mary sur l’objet, la caution est encaissée et vous vivez gratuitement l’intrigue d’un chef d’œuvre de la littérature française (« la parure » de Maupassant). Sensations garanties !
- Coudre ses robes….
Les plus bricoleuses d’entre vous ont la possibilité avec leurs vieilles fringues démodées en un coup d’aiguille de les transformer en vêtements presque à la mode. Succès garanti !

I- Comme TF1 ne nous a rien épargné hier, le super bon plan pour se meubler à pas cher : faire les poubelles. J’exagère à peine. Non, en vrai, il s’agit de faire la, tout de suite bien plus romantique, tournée des encombrants pour collecter les meubles en bon état abandonnés par des nantis. Contrairement au monsieur du reportage, je ne me fierai ni à un matelas, ni à un canapé retrouvés sur le trottoir, mais je suis encore peut être trop snob.

J- Pour faire de notoires économies sur les pansements, si vous avez évidemment encore les moyens de vous offrir des chaussures neuves, vous pouvez éviter d’avoir des ampoules en vous enduisant les pieds de jus de citron. Miam !

K- Afin de ne pas dépenser trop de mouchoirs en papier, car il n’y a pas de petites économies, quand vous épluchez des oignons, insérez des allumettes dans votre bouche pour ne pas pleurer. Franchement méga super utile et pas du tout vain…

L- Pour ne pas sentir des mains, un problème rare mais quand même très handicapant, enduisez les de moutarde ! A éviter si vous avez des petites plaies sur les extrémités cependant….


Je vous épargne les astuces décos monstrueuses : l’étagère en caisses de bouteilles de vins, le lustre en bouteilles plastiques (qui va fondre au bout de x utilisations), le mur en coquillages (pour ceux qui peuvent encore partir au bord de la mer malgré la récession)…



























Solutions :
B (une astuce maison), D, F (partiellement vrai, le détournement d’héritage est prohibé) et G étaient évidemment absolument fausses.

Pour les autres, le doute était plus que permis….

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14 mars 2008

 

Un début d'explication...

(Cliquez ici.... pour vous mettre dans l'ambiance)







Et si finalement POC s'était simplement trompée d'hôtel et avait fait sans le savoir un saut dans la la quatrième dimension....





En tout cas, selon toute vraisemblance, cette peluche géante n'est pour rien dans cette disparition...




Je me méfierai plus du tigre qui errait dans son hôtel, malgré son aspect bonhomme et débonnaire...




....ou du lion qui la pistait dans le parc en toute simplicité avec sa couronne.



A suivre...

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10 mars 2008

 

Deux soirées consécutives littéralement interminables

Pour suivre la première soirée électorale de l’ère Sarkozy, nous avons opté pour France 2.
David Pujadas et Elise Lucet ont tenté assez péniblement de nous tenir en haleine avec la révélation des tendances lourdes qui devait à n’en pas douter tomber à 20 heures. Mais petit souci, beaucoup de bureaux de votes des villes clés présentées précédemment fermant justement à 20 heures, le moment attendu de la divulgation des résultats a finalement été un peu frustrant. Certes, j’étais bien contente de connaître les chiffres pour des cités aussi clés que Reims, Caen ou Alençon, mais encore une fois comme il s’agissait d’estimations ou de sondages sortis des urnes et qu’aucun des résultats réellement attendus (TOULOUSE, Paris, Marseille ou Lyon) n’étaient décidés à pointer son nez, le soufflet est légèrement retombé.
Qu’importe David ne s’est pas laissé aller au désespoir et a tout de suite fait réagir les invités présents, des seconds couteaux, il faut bien l’admettre, et là celle que ma femme insultait depuis son apparition à l’écran, Valérie Pécresse a dérapé en beauté toute seule comme une grande en conseillant aux Français de ne pas voter sur « un mouvement d’humeur » en privant d’excellents maires de leur poste à cause de leurs petits soucis d’ordre domestique un peu absurdes certainement. Le pouvoir d’achat est très surfait, je vous l’accorde, Valérie… Oulalala, la bourde, elle l’a bien sentie la ministre, quand David Pujadas a commencé à se gargariser avec les termes « mouvement d’humeur ». Evidemment, faute de résultats, il fallait bien trouver un truc pour gloser un maximum autour.
David et Elise ont ensuite pris au dépourvu Pierre Moscovici, très beau depuis qu’il est barbu, ce nouvel artifice casse un peu son côté Fabius/Juppé, sur les résultats, alors qu’ils n’avaient délivré donc que des estimations sur quelques cités assez peu intéressantes. De plus, la gauche devait se garder de tout triomphalisme pour ne pas agacer l’électorat tout en titillant ses rivaux UMP assez fort pour les faire déraper, un exercice de style assez complexe…
Ségolène Royal, remontée comme une horloge contre son rival de mai dernier, a été très bonne dans son intervention à charge contre la façon dont nous sommes gouvernés. Elle n’a pas tenté d’être subtile mais nous n’attendions rien de tel de sa part.
François Bayrou, un peu de mauvaise fois quand il n’est franchement pas en tête du scrutin à Pau, a lancé des « Gérard Leclerc c’est vous ? » un peu décalés qui ont beaucoup amusé Elise et David, décidément taquins le soirées de résultats, qui ne lui ont jamais signalé que « non, non c’était David qui parlait », les vilains.
Nous avons de notre côté passé un long moment à attendre Toulouse. Quand les résultats sont tombés, la votante socialiste s’est réjouie que son candidat soit au coude à coude avec celui de l’UMP et la militante LCR a bondi de joie en constatant que sa liste avait obtenu plus de 5% des suffrages. Avec la réserve de voix que le candidat de gauche possède à son extrême, je pense qu’il est en mesure d’écraser la droite au second tour. Je tiens à préciser, ce qui n’a pas été dit hier, que la gauche toulousaine présentait en 2001 une liste bien plus unie et compacte et donc n’avait pas eu une réserve immense pour le second tour lors du précédent scrutin, ce n’est pas du tout le cas cette fois-ci et tous les espoirs sont (plus) que permis.
Ma femme a voulu voir à quoi ressemblait « mon curé chez les nudistes » et a zappé très vite en apercevant les Thaïlandaises très dévêtues du deuxième film de la soirée.
Au final, même en jouant les prolongations sur BFM TV, l’une des chaînes de la TNT favorite de ma femme (ne me demandez surtout pas pourquoi même si je pense que c’est certainement lié à son goût pour les choses interminables où ils ne se passent rien) avec Ruth Elkrief et Olivier Mazerolle pas franchement à ce qu’il faisait, nous n’avons pas bien compris qui avait gagné ce premier tour.
Est-ce ceux qui pensent que cette élection ne compte pas réellement puisqu’il s’agit d’un scrutin local mais qui se félicitent quand même quand un ministre est élu au premier tour parce que malgré tout exceptionnellement dans ce cas précis ça a un sens ou celles et ceux, qui comme moi, sont persuadés, qu’évidemment on élisait un édile pour notre ville mais qu’on en profitait au passage pour pousser un bon gros coup de gueule contre la façon dont on est gouverné depuis quasiment un an ?
Heureusement que samedi soir, c’était plus clair…


En effet, dans le registre des soirées totalement interminables, samedi, « les Victoires » se sont posées là. Nagui blessé à la jambe et partiellement aphone, mais privé de son siamois Michel Drucker, ce qui est dommage au demeurant parce qu’un ventriloque aurait été utile pour fluidifier le discours de l’animateur solitaire, pour une fois à cette occasion, a démontré que s’il était plutôt un bon animateur, il était un comique assez moyen. Ses vannes en ont dérouté plus d’un et n’ont pas déridé la salle ; mention spéciale à ce grand moment de solitude où Nagui a décerné la Victoire de la personne qui est mieux à sa place qu’à la nôtre, déjà je n’ai pas tout saisi, qui voyait s’affronter la ministre actuelle de la culture, le directeur de la banque partenaire de l’événement, le responsable des votants, le président de France Télévision et qui a finalement vu gagner Jack Lang.
J’ai été prise d’un vertige en constatant à 23 heures qu’il restait au moins une heure et demi de show, car oui même en raccourcissant les remerciements à leur portion congrue et en abattant un maximum de récompenses en un laps de temps très réduit, il fallait bien caser toutes les prestations lives….Un sacré boulot…
Ayant vu Zazie, Christophe Willem décidément très classe même quand il danse, Vanessa Paradis et même l’hommage très second degré qu’ont rendu Edouard Baer et Julien Doré à Carlos, je pouvais dormir tranquillement. J’oublie Diams, qui m’a émue énormément et je n’en ai presque pas honte, et Michaël Youn, qui m’a moins amusé pas déguisé.
Au passage, je constate qu’heureusement que la six produit des nouvelles stars talentueuses pour réveiller le téléspectateur et que l’ouverture par le Blue Man Group était franchement audacieuse.
A l’avenir, Nagui évitera de lancer un « à tout à l’heure » complice à des vedettes parce qu’apparemment il est persuadé qu’elles auront une récompense parce que ça leur porte gravement la poisse (cf Zazie).


Pendant mon absence, je vous conseille de ne pas manquer « la philo selon Philippe » tous les jours vers 16 heures sur France 4, les dîners de la six pour savoir si l’équipe de la semaine rattrape toutes celles présentées depuis Lyon, le final d’« Ugly Betty » ce soir, « Pékin Express » demain,…je vérifierai à mon retour que mes recommandations ont été écoutées !
Là, je pars quand même, enfin…

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09 mars 2008

 

« [...] Je crois que les vagues submergent, A la fin barque et nautonier, Et voilà bien ce qu'elle fait, La lorelei quand elle chante...»*

[*Heinrich Heine, La Loreleï]**
[**J'étais persuadée que ce poème était de Goethe, comme quoi...]***
[***Ne fuyez pas, l'introduction n'a strictement aucun rapport avec la suite sinon une curieuse homonymie]

Au risque de mettre en péril mon couple, j’ai décidé aujourd’hui d’évoquer « Gilmore girls » sur mon blog.
Autant que je balance l’info tout de suite puisque ma femme a menacé de le faire si je disais du mal de sa série favorite de tous les temps, j’ai acheté au rayon « garçonnets » de Chaussland des chaussures de skater bleues et rouges de la marque Creeks en taille 39 pour seulement 27,90 euros et je vous assure qu’elles sont magnifiques.
J’en viens à l’essentiel. La TNT a un défaut, elle balance les séries par paquet de deux épisodes quotidiennement ce qui vole aux téléspectateurs assidus en moyenne deux heures de vie par jour. Nous sommes obligées avec ma femme de nous organiser. Elle cuisine avant 18 heures, concocte des plats qui se mangent froid ou je commande la pizza/les hamburgers à la pause de 18h55. Nous mangeons donc tous les soirs de la semaine au lit devant « Gilmore Girls ». Le midi, je suis obligée quand j’y songe et si je n’ai pas trop de travail de me bloquer une heure pour rattraper mon retard de « Buffy » et si je n’ai pas eu le temps je risque fort d’y passer mon week-end. Dire que des gens me demandent encore si je vais au cinéma ou si je fais du sport, je vois mal quand…
Bref, donc grâce à France 4, qui diffuse enfin les saisons inédites pour nous de « Gilmore Girls », que nous ne pouvons pas décemment manquer après les avoir autant attendues, depuis le début du mois de février, nous avons vu l’intégralité de la saison 2 et là nous avons sérieusement entamé la saison 3.
Ma femme, qui adore, je la cite, les intrigues romanesques, filmiques, sériques « où il ne se passe strictement rien », est évidemment une inconditionnelle des Filles Gilmore.

[Pour les non téléphages auxquels je songe parfois, « Gilmore Girls » met en scène la relation fusionnelle de Lorelai (j’ai vérifié contrairement à son homologue allemande, le prénom de l’héroïne de « Gilmore Girls » s’épelle avec un « a ») et de Rory sa fille. Lorelai est issue d’une famille aisée qui l’a rejetée quand elle s’est retrouvée enceinte à 16 ans de sa fille. Le couple mère/fille habite la sympathique petite ville de Stars Hollow où le crime doit être complétement inexistant, ce qui est rare aux Etats-Unis, et où les habitants sont assez farfelus. Rory est une lycéenne surdouée qui fréquente grâce à la fortune de ses grands parents maternels, qu’elle est obligée du coup de fréquenter par contrat une fois par semaine, une institution grand luxe qui lui permettra à n’en pas douter d’intégrer Harvard comme elle le désire. « Gilmore Girls » conte donc les aventures édifiantes de ce couple assez particulier.]

Personnellement, il m’arrive d’émettre des réserves sur cette série, surtout quand je passe quinze minutes à faire la vaisselle (consulter mes mails…) et qu’à mon retour ma femme m’annonce qu’il ne s’est rien passé à l’écran pendant mon absence.
Ainsi depuis que j’ai repris le visionnage, Lorelai a failli épouser le prof de lettres de Rory, mais bon on se doutait bien que ça ne tiendrait pas. En un épisode, elle a fui avec sa fille droit devant jusqu’à l’université d’Harvard qu’elle rêve d’intégrer.
Pendant la saison 2, Lorelai a donc digéré sa rupture soudaine avec son fiancé qu’elle a imputé à son ex, le père de Rory. A la fin de la saison, en un épisode, les choses se sont précipitées d’un coup et elle a failli se remettre avec le géniteur de sa fille, avoir une vie rangée de femme mariée, mais patatra, la fiancée de ce brave garçon lui a annoncé qu’elle était enceinte et là tous ces beaux projets se sont envolés.
Au début de la saison 3, Lorelai se remet de la rupture.
Quant à Rory, elle a appris le soir de ses 3 mois de relation avec Dean, son petit ami, qu’il l’aimait. Elle a paniqué et ils ont rompu. Elle a manqué de sortir avec un camarade de classe, Tristam (Lucas Scott) mais finalement non parce qu’elle s’est remise avec le grand, gentil et très mou Dean, qu’elle aimait finalement. Mais le neveu de Luke, le tenancier du café local, est arrivé en ville (et les gens ont changé de trottoir) et sous ses airs de rebelle à la James Dean, le beau gosse est un tendre cultivé. Les deux jeunes gens ont évidemment craqué l’un pour l’autre. Mais Lorelai préfère Dean à ce mal élevé de Jesse qui a eu en plus le mauvais goût de planter l’auto de sa fille. Paf, Jesse est reparti chez lui. Rory s’est à nouveau consacrée sagement à Dean jusqu’à ce qu’elle revoit Jesse et qu’il revienne à Stars Hollow. Là, la saison 3 est bien entamée, Rory a rompu avec Dean et sort désormais avec Jesse et songent même à faire l’amour…
Bon, au milieu de tout ça évidemment, il y a eu les démêlés de Lorelai avec ses exigeants géniteurs, les aventures lycéennes de Rory notamment confrontée à la psychorigide Paris qui rêve à tout prix d’intégrer Harvard, les querelles de village entre les différents membres farfelus de la communauté…

Je suis injuste car la série se laisse volontiers regarder et que je supporte bien d’arrêter deux heures par jour de vivre pour la visionner. J’adore les échanges piquants de Lorelai et de Rory et leur univers farfelu qui m’évoque parfois très bizarrement la relation que j’entretiens avec ma femme..
Mais bon, personne ne peut être aussi parfait que Rory, qui est belle, intelligente, mesurée, gentille, juste,…qui n’a même pas hérité du nez pourri de sa pourtant fort jolie maman qui a au moins le mérite, elle, d’être normale et donc imparfaite. D’ailleurs, ces deux femmes passent leur temps à se nourrir mal et à boire du café, mais leur ligne n’en souffre pas, ce qui est quand même profondément injuste.

Bref, vous l’aurez compris, j’adore les filles Gilmore mais j’ai hâte qu’il se passe quelque chose dans leur vie. Ma femme s’est indignée hier quand je me suis moquée de leur déficit d’activités en soulignant que toutes les séries ne pouvaient pas être aussi nulles pardon rebondissantes que « les Frères Scott » où un psychopathe tente d’assassiner Peyton. Evidemment, je n’en demande pas tant… peut être juste une aventure un peu renversante pour Lorelai et du sexe dans la vie de Rory juste pour voir.
Oh et ma femme tient à vous souligner qu’il s’est passé un truc l’autre fois dans « Gilmore Girls », Rory a séché les cours…


[A titre informatif, je suis partiellement en vacances cette semaine donc a priori aucun post avant jeudi ou vendredi….]
[A mon retour, vous n’échapperez certainement pas au reportage photographique de mon séjour chez Mickey.]
[Par ailleurs, je sens bien pour l’avenir le grand retour des classements puisque j’ai déjà au moins deux brillantes idées dans ce registre.]

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08 mars 2008

 

(Je réfléchis à un titre et je reviens)

Avant d’attaquer le vif du sujet, je vais commencer par la minute consommation. Mac Do a le don de m’attirer dans ses restaurants (oui, j’ose le terme restaurant sans même mettre de guillemets) grâce à ses pubs complétement alléchantes. Il m’arrive lorsque j’ai enregistré un programme de qualité type le dîner de revenir en arrière alors que j’accélère la publicité pour découvrir le nouveau sandwich de la firme américaine. Quick est loin de me faire le même effet. J’ai donc découvert cette semaine grâce aux spots publicitaires que le « CBO » venait de faire son apparition chez mon ami le clown au physique stressant. Dans « CBO », il faut comprendre : C pour Chicken, B pour Bacon et O pour oignons, c’est un peu comme l’ABCD Nuls mais en moins drôle au final. Je me suis donc précipitée hier avec l’accord de ma Moitié pour goûter ce nouveau sandwich que je croyais déjà fait pour moi.
Force est de constater, que « les cuisiniers », disons plutôt les assembleurs de hamburgers, ne sont pas encore tout à fait au point avec ce nouveau produit, puisque si j’ai bien senti le C de Chicken, je n’ai pas trouvé le B de Bacon et encore moins le O de oignons, par contre le S de salade et le C de ce qui ressemble à du Cheddar était bien présent. J’ai donc mangé un McChicken au final. Quant à la sauce, il faudrait songer à en mettre un peu plus parce que sinon l’ensemble est vraiment trop sec. Je pardonne évidemment à Mac Do parce que quand même ils sont les créateurs et promoteurs du Big Mac, qui est toujours un enchantement. J’espère que la prochaine fois que je donnerai sa chance au CBO, je ne serai pas déçue…
Cette critique a pour objet au passage de faire connaître aux autres malades de la malbouffe qui lisent mes chroniques ce blog qui a fait de la critique du hamburger, sa spécialité. Je trouve personnellement l’idée excellente.


J’aurais adoré dresser le bilan de la semaine des dîners mais faute de conclusion, il me sera difficile de le faire. Je peux tout de même signaler que vraiment, Manuel est le roi des cons imbus de lui-même puisqu’il a été persuadé toute la semaine qu’il était en course pour la victoire après avoir présenté à ses invités un rôti saignant mal emballé de pâte feuilletée du commerce sur le papier d’allu sur lequel l’ensemble avait cramé. La lucidité n’est pas le fort de ce garçon. Je pense que la Dame Bio avait certainement des qualités mais que son menu jusqueboutiste l’a tuée. Quant à la Mama italienne, elle a cru certainement comme la papesse de la qualité alimentaire que la compétition était bon enfant et qu’elle tirerait son épingle du jeu avec un menu alléchant. Mais non, l’émission s’embourbe avec la philosophie de compétiteur de certains. Rodolphe a présenté un menu vraiment très intéressant, son épaule d’agneau confite m’a fait saliver, mais son esprit de winner était fortement antipathique.
Encore une fois, après un mois d’émission, le plus friqué winner à la mentalité la plus pourrie l’emporte. On est très loin des canons de la convivialité censés sous-tendre le programme. La première semaine était de très loin, on le sait maintenant, la meilleure. M6 devrait repenser très vite son concept, à mon avis, si elle ne veut pas voir son audience s’effriter sûrement et régulièrement. Pour preuve, j’ai oublié d’enregistrer l’émission pressée que j’étais d’aller déguster le nouveau sandwich d’un fast-food amerloque…


Sinon, j’ai courageusement regardé les trois quarts des Enfoirés 2008.

L’animation est, selon moi, un réel souci dans la soirée. Je me doute bien que pour enchaîner les tableaux et laisser le temps aux différents protagonistes de changer le costume, il faut absolument occuper l’espace à la bouche mais pourquoi affecter cette tâche à Pierre Palmade, qui n’est franchement pas drôle, ou à Mimie Mathy, qui est certes la vedette préférée des français après Noah (qui était absent hier, non ?) mais est franchement pénible à l’écran à la longue.

Je me demande également qui décide de la répartition des titres. Je pense que l’emploi du temps des stars invitées jouent beaucoup dans la quantité de textes qu’elles auront à chanter mais vraiment la soirée est difficilement encaissable quand on ne supporte pas la tête de Bénabar, ni sa voix. Pourquoi est-il absolument omniprésent sur les tableaux alors que d’autres vachement mieux, et je ne pense pas qu’à Zazie ou JJG, qui avaient certainement bien mieux à faire, ne sont pas plus mis en valeur ? Enfin, ma théorie ne tient guère, sinon Elsa aurait chanté toute la soirée…

Comme chaque année, la soirée des Enfoirés est l’occasion de s’apercevoir que oui Elsa, Catherine Lara, Maurane, Mc Solaar, Jean-Jacques Goldman, Michael Jones,…sont en vie. C’est aussi le moment pour moi de faire une super mauvaise blague sur le fait que si JJG pistonne Michael Jones, il pourrait en faire autant pour Carole Fredericks, non ? Je sors ou je termine mon post ?

C’est aussi le moment de se rendre compte qu’ils ont grandi et qu’ils sont vraiment devenus des stars nos petits de la télé-réalité. Ils représentent chaque année un pourcentage de plus en plus substantiel de la troupe. Ainsi, cette année, nous avions Nolwenn (ohoho) - et là je me suis vraiment rendue compte que même si je m’égare parfois c’est ce que la carac a vraiment produit de mieux -, Jenifer, Christophe Willem (le petit nouveau) et Amel Bent. Chimène n’était pas là en revanche. Julien Doré n’a bizarrement pas été convié ou a décliné l’invitation, peut être l’année prochaine sinon…

Parmi les petits nouveaux, si Raphaël avait eu les honneurs du show l’année dernière, c’est Christophe Maé qui a fait hurler les filles cette année.

Je retiens quand même quelques bons moments.
J’ai beaucoup aimé le tableau « fan » et surtout la prestation remarquable de Jenifer en Meg White. Elle a vraiment repris ses mimiques et ses attitudes et nous avons adoré ce clin d’œil. Plus tard, elle a incarné une autre idole de ma femme, qui était comblée, Marie Poppins. J’ai également apprécié la battle filles/garçons, qui nous a permis de constater que grâce à la magie du son, Alizée et Zazie se sont très bien défendues sur le pourtant inchantable « relax » de Mika. Je termine avec le moment Philippe Katerine, plutôt bien foutu et amusant. POC Quiche qui n’a pas honte de ses goûts douteux tient à signaler qu’elle a adoré la reprise par Laâm, Céline Dion, Tina Arena et un garçon, Patrick Fiori dans son souvenir, de « I want to know what love is », qu’elle a bruyamment accompagnée à la bouche.J’allais oublier de dire un mot de la guest vraiment star de la soirée, la très grande Céline Dion, qui a prouvé encore une fois qu’elle se dopait à un truc absolument génial qui lui permet d’être égale à elle-même pendant plus de deux heures, je veux le même !

Globalement, pour conclure :
- Quelques grosses longueurs avec des titres moins entraînants et plus destinés à la frange âgée du public de l’émission, qu’il faut bien satisfaire également
- Une animation à revoir selon moi mais je n’appartiens pas à la catégorie de la population qui trouve l’angélique ange gardien de la une mimie
- Un casting égal à lui-même, c’est certes gentil de ressortir Elsa ou Karen Mulder du formol pour l’occasion mais à un moment ça en devient presque ridicule
- Une découverte surprenante, Julien Clerc tel Doko de la Balance ne vieillit pas. Je pense qu’il est également titulaire du secret du « misopethamenos » (cf : mon post récent sur « les chevaliers du Zodiaque» pour saisir ce qu'est le « misopethamenos »)
- Des invités surreprésentés Bénébar, Bruel, Cabrel, l’horrible gamin des « Choristes »
- Une débauche de costumes parfois un peu aberrantes. Illustration : question légitime, « mais chérie pourquoi les filles sont-elles déguisées en égyptiennes », réponse amusée de ma Moitié « parce qu’ils chantent ‘Louxor j’adore’ », réaction atterrée de la téléphage « ah ouais, quand même… » Moi je dis ça, je dis rien, si on économisait sur les costumes grotesques qui en servent qu’à amuser les vedettes en goguette, il y aurait peut être plus de sous pour la bonne action

Mais bon, un programme qu’on prend toujours plaisir à regarder, rien que pour dire : « oh lui il/elle est là », « oh il/elle chante ça »…

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07 mars 2008

 

Télé POC

Même si je me suis rendue compte en le dressant que je ne pourrai pas visionner le tiers des magnifiques programmes que je vous conseille cette semaine pour cause de rendez-vous dans un monde merveilleux avec un ami souris aux oreilles disproportionnées, je vous livre mon Télé POC, tout en réfléchissant à la tenue qu’il faudra que je porte pour être belle sur les photos si je croise un de mes « characters » favoris et à la façon dont je pourrai visionner les émissions que je vais manquer (pour « Pékin Express », c’est réglé grâce à W9, la chaîne miroir de la six.)

Samedi
J’exècre la cérémonie des « Victoires de la musique » et son animation sur le service public. Comme Nagui est le spécialiste ès musique du groupe grâce à « Taratata », il se permet d’être horriblement familier avec les artistes, ce que je ne supporte pas. En plus, je ne me reconnaîtrai absolument pas dans ces récompenses.
Enfin je vérifie quand même :
Bon, ça commence mal, parce que j’aime plutôt bien les chansons nominées dans la catégorie « Chanson originale de l’année » surtout évidemment parce que Zazie est à l’honneur à la fois pour « double je » de Christophe Willem et « je suis un homme » d’elle-même.
Je suis moins tentée, en revanche, par les artistes masculins, globalement ringards, sauf peut être Etienne Daho évidemment, que pourtant je n’apprécie pas plus que ça « en dehors de week-end à Rome » (je pourrai le réadapter en « week-end chez Mickey pour le plus grand plaisir de ma Moitié»).
Quant aux filles, entre Zazie et Vanessa Paradis, mon cœur balance et la question est déjà sur toutes les lèvres, si Vanessa Paradis vient, va-t-elle agir aussi mal qu’aux NRJ Music Awards pour signifier au public français que globalement elle l’emmerde même si gentiment il achète ses disques.
Les révélations scène et les musiques électroniques ne font pas partie de mes préoccupations.
Pour l’album de variétés, encore une fois j’oscille entre Zazie et Vanessa, même si à mon avis comme pour l’interprète féminine Catherine Ringer va jouer les arbitres.
Même si j’adhère peu à Michaël Youn, je lui souhaite de gagner dans la catégorie des musiques urbaines.
Les autres catégories m’ennuient déjà profondément.
Point de salut, ce soir, du côté de la TNT, à moins de patienter jusqu’à 23h20 pour découvrir un double épisode des « maçons du cœur », dont j’ignore tout puisque mon magazine télé favori ne précise rien au sujet de la famille méritante du jour (bonjour).

Dimanche
Je persiste à oublier que dimanche je vote bien et surtout utile pour faire basculer à gauche une ville tenue depuis 37 ans par la droite. J’espère exulter devant les résultats pourtant, ce soir. La bonne (je le souhaite) surprise passée, je me replierai certainement devant une bonne série ou sur TMC qui ose quand même programmer « mon curé chez les nudistes », sans doute très culte mais il y a des limites au mauvais goût, et pour achever la soirée en beauté « mon curé chez les Thaïlandaises ».

Lundi
Valérie Damidot tente de me reconquérir ce soir en prouvant grâce à « D&Co, une semaine pour tout changer » que les bulldozers et les mégaphones ne font pas tout dans la vie. De son côté, elle emploie de petits artisans compétents qui ne produisent jamais deux fois la même maison. Véronique Mounier prend le relais avec « un nouveau look, pour une nouvelle vie », toujours de bon aloi.
A 22h30, TF1 termine la saison 1 d’ « Ugly Betty », j’ai hâte de voir si le cliffhanger de fin de saison est à l’image de la série, géniale…
Je jette un œil vers la TNT pour regretter quand même de manquer « sex academy », bien que « American pie 2 » m’ait un peu déçue du peu que j’en ai vu la semaine dernière. La scène de la branlette à la colle forte était un rien téléphonée malheureusement.

Mardi
Emission truquée ou émission pas truquée, les aventuriers de « Pékin Express » vont quand même traverser un désert à pieds et le spectacle vaudra certainement le détour.
A 23h20, si j’ai encore un semblant d’énergie, je me pencherai sur la rééducation du « Grand Frère » et non je ne vais pas m’énerver en constatant qu’on vomit sur une émission de bonne facture pour des raisons fallacieuses alors qu’on laisse cette monstruosité de « Grand Frère » s’imposer sur nos petits écrans semaine après semaine, sans piper mot.

Mercredi
La six nous gâte cette semaine, après « D&Co », nous avons le droit ce soir à deux nouveaux opus de « recherche maison ou appartement ».
Sur TMC, je pense ne pas connaître encore les Dolan et les Johnson qui ont le droit ce soir à un chantier extrême de Ty.

Jeudi
Du lourd dans « la nouvelle star » ce soir puisque l’étape belge expédiée, les premiers candidats seront éliminés au théâtre. Cette épreuve est comme pour beaucoup, celle que j’apprécie vraiment le moins, mais bon il faut en passer par là pour bien connaître les futurs chanteurs de Baltard.
Je profite de mon Télé POC pour féliciter Cauet pour son interview minable de Katherine Heigl hier dans son émission. L’héroïne de « Grey’s anatomy » est en France pour vendre une comédie romantique qui sortira en avril, mais évidemment on attend toutes et tous qu’elle évoque sa série qui fonctionne ici et fait du bien à l’audience de la une durant l’été. Cauet lui a donc demandé en substance si c’était cool «Grey’s anatomy» avant d’enchaîner sur quelques questions indigentes sur son film puis sur une pseudo interview ardissonnesque à base de pourcentages sur les femmes américaines qui nous a permis d’apprendre qu’Izzie n’aimait pas les régimes et qu’elle passait du temps dans la salle de bains. Ces précieuses minutes écoulées, Cauet a enfin pu faire ce qu’il devait attendre depuis déjà bien trop longtemps à son goût, un sketch de merde le mettant, lui, la vedette de l’émission en scène et tant pis si Katherine Heigl est passée à l’as à cette occasion.
Si Cauet avait été réellement un bon animateur bien entouré, il aurait interrogé Katherine Heigl pour les téléspectateurs de TF1 non téléchargeurs fous sur le destin d'Izzie dans la saison 4. Ensuite, il aurait eu l’intelligence de se référer à l’actualité pour lui demander si « Grey’s anatomy » allait reprendre après les grèves des scénaristes et comment elle et l’équipe avaient vécu cette période trouble.
Ben ouais, ce n’est pas comme si la série avait appartenu à une autre chaîne, là il aurait pu profiter un peu de la présence de son invité et de sa double actualité pour donner une certaine valeur ajoutée à son émission, au lieu de ça il est resté égal à lui-même : nul et complétement égocentrique. Pas étonnant que son émission merdique quotidienne ait été éradiquée des programmes de la chaîne, quand on choisit des chroniqueurs minables, quand on n’a pas de concept outre celui de se mettre sous le feu des projecteurs, on se mange une baffe.
J’ai hâte que les téléspectateurs en aient marre de bouffer au propre comme au figuré du gras Cauet à toutes les sauces…
Oula, j’ai été plus haineuse que prévu…oui parce que j’ai oublié de signaler que le subtil Picard a commencé son émission en parlant de Catherine E’Gueule et en expliquant aux téléspectateurs qu’il pouvait bien faire la blague parce que la star n’entravait pas un mot de français.
Magnifique respect pour son invitée…

Vendredi
Benjamin Castaldi a été dispensé de l’animation des pourtant merveilleux « Rois du système D ». Je vous signale que cette émission mérite vraiment qu’on s’y attarde tellement c’est minable.
M6 programme une nouvelle série en remplacement de « sex and the city », que je ne manque pas, « Californication » avec Mulder, qui promet déjà d’être savoureuse.

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06 mars 2008

 

La famille Léomiti pourra toujours cogner à la porter du paradis, à mon humble avis, elle sera recalée !

Hier soir, il ne fallait pas chercher l’Evénement de la soirée du côté de la six, après deux semaines de casting la mécanique est bien huilée et j’ai confiance en mon nouveau jury, mais sur TMC dans « les maçons du cœur ». Il était en effet temps de découvrir les pires monstres de la Création, les fameux Léomiti, capables d’adopter non pas deux comme nous le pensions mais au moins cinq enfants de couleur, avant de les chasser du palais construit par Ty pour eux en plus. Mais pour conserver le suspense intact, je vais d’abord évoquer le télé-crochet de la six.


De cette soirée, je retiens encore quelques jolies surprises et essentiellement deux guitaristes gauchères : Alizée et Amandine. Je soupçonne la première très intense, qui a appris le chant aux Etats-Unis, d’appartenir à mon équipe mais je peux me planter comme souvent dans le domaine. La seconde, Amandine est toulousaine et à vrai dire comme ça ne payait pas de mine. Elle a d’abord chanté « Andy » et tout le monde sait qu’interpréter les Rita Mitsouko revient souvent à se tirer à la mitraillette dans le pied mais là nous sommes restées scotchées, ma femme et moi. Quelle voix ! Quelle présence ! Ensuite, comme pour prolonger la magie car elle sentait le jury et les téléspectatrices déjà conquis mais pas encore subjugués, elle a saisi sa guitare et interprété «knocking on heavens door» de Bob Dylan. Ma femme a levé un sourcil et sous-entendu qu’il s’agissait d’une tarte à la crème. De mon côté, j’étais de plus en plus frétillante.
J’adore cette chanson et j’ai été soulagée qu’elle ne commette pas de faute de goût en signalant qu’il s’agissait d’un titre de Guns and Roses. Ma génération l’a connue comme ça après tout et la jeune fille était loin de l’être tant que ça avec ses 28 ans. Pour achever la digression, je me sens obligée de vous signaler, petit plus de téléphage, que j’ai connu cette chanson dans sa version originale grâce à l’épisode de Beverly Hills où David, qui est animateur radio dans son lycée, la joue après la mort stupide de son copain blond qui lui crée des tas de remords.
Bref, elle prend sa guitare et Lio se met à pleurer, mais pour une fois je ne suis pas agacée, quand Lio faire ainsi, elle toujours avoir de bonnes raisons, pas comme Marianne James. La nana est simplement sublime et moi je dis déjà ça sent Baltard sauf si évidemment on déterre un single qu’elle a enregistré à 14 ans, auquel cas je serai furax.

Pour la parité, j’ai également beaucoup apprécié l’apprenti boulanger tout timide, jusque là frère de, qui s’est imposé face au jury avec sa compo rigolote.

Dans le registre des tocards, le fan de Johnny qui souffre, pas de bol, d’avoir exactement la même voix que son idole, m’a un peu accablée, tout comme le type archi-suffisant qui vient expliquer au jury que de toute façon il s’en sortira sans lui, tant mieux alors autant pas de te déplacer. Je suis un peu comme les jurés toujours tuée quand un mec qui se croit bon débarque en chantant des daubes qui n’auront forcément pas ses faveurs. Les candidats ne regardent-ils pas l’émission ou sont-ils juste fondamentalement abrutis parfois ?
Lio m’a beaucoup fait rire en signalant à l’interprète inspiré «du temps des cathédrales» que si elle avait eu la foi à l’entendre elle l’aurait perdue. Le type n’a pas apprécié et a manqué de retourner dans la salle du jury pour tout casser, sans doute parce qu’André Manoukian lui a conseillé d’arrêter la chanson.
Dans le même registre, l’aide-soignante qui adore chanter et qui justement prend des cours avec une professionnelle qui a l’air limite gêné d’être filmée avec son élève, pure casserole même en cours, m’a fait pitié en signalant qu’elle avait loupé son audition à cause du stress. Elle était déjà mauvaise face à son professeur qui s’est sentie obligée de lui dire qu’à défaut de justesse, elle pouvait y mettre du sentiment.
Je termine avec le gentil et massif toulousain de 18 ans, qui habite seul avec maman, dans un très neuf appartement toulousain, et qui pour se créer une identité se fait percer le visage à tour de bras rue Saint Rome. Il ressemble à un fan de hard-rock et face au jury un peu égaré par ce candidat, il se lance sur du Rihanna. Les jurés ont été incroyablement indulgents avec lui et leur démarche était limite humanitaire.

Je ne l’ai pas dit la semaine dernière mais changement majeur par rapport aux années écoulées, les candidats ont le droit à leur instrument dès le premier passage. Est-ce une nouvelle loi inspirée par la jurisprudence Julien Doré - le jury a quand même failli le manquer sous prétexte qu’il refusait de le voir chanter avec son ukulélé – ou simplement une nécessité absolue vu le profil de gagnant recherché ?
Nous le saurons probablement dès la semaine prochaine avec le début prématuré de l’épreuve du théâtre !


J’en viens aux pires monstres de la Création, les Léomiti.
J’avoue que pendant toute l’émission j’ai eu du mal à croire qu’ils avaient mis les gosses dehors à terme. A chaque fois que Ty ou qu’un maçon signalait à quel point cette famille était « super » ou « vraiment méritante », mon cœur se brisait un peu. Comment croire encore à l’Etre humain après cet horrible exemple ?
Je vous le présente, comme je l’ai vu hier, une sympathique fratrie se retrouve du jour au lendemain dans le désarroi le plus total après la mort consécutive de ses deux parents. L’aîné explique que son père est littéralement mort de chagrin après le décès de sa mère suite à un cancer. De sympathique voisins, des Samoas, proposent alors aux gosses de les recueillir tous afin qu’ils ne soient pas séparés.
Phil Léomiti ne cesse de répéter dans le reportage que ces gamins sont désormais les siens et met énormément en valeur sa culture d’origine Samoa qui loue l’hospitalité et la générosité. Comment ne pas craquer devant un exemple pareil ?
Ty se précipite donc avec son bus et ses assistants vers le Sud de la Californie pour aider cette famille au combien méritante.
Au premier abord, ce qui frappe dans ce cas, c’est que les conditions de vie de la famille sont vraiment loin d’être misérables en comparaison des cas déjà aperçus dans l’émission. Ils possèdent même une piscine super correcte pour vous dire. Le seul petit bémol vient de la place, accueillir cinq grands gaillards dans une maison conçue pour une famille certes nombreuse mais pas à ce point nécessite plus de volume évidemment.
Si je commence à spéculer sur les relations entre les protagonistes à ce moment là, mon regard sera forcément biaisé par ce que je sais de la suite. Je n’ai pas trouvé qu’il se dégageait de l’ensemble une grande chaleur humaine. Mais après tout, vraiment j’ai l’impression que nous ne connaissons pas à ce moment les dessous de l’arrangement et que pour la magie de la télé on essaie de nous faire croire que Phil, le père de famille, souhaite qu’il forme une grande et belle tribu.
Ty aurait du sentir que Dieu était contre cette réfection extrême puisque durant la construction alors qu’il ne pleut que rarement en cette saison dans le Sud de la Californie, le chantier a été ralenti par des averses incessantes et s’est transformé en véritable bourbier. Je ne vous parle même pas du nuage de sauterelles et des six autres plaies qui auraient vraiment du alerter l’équipe.
Au final, les maçons offrent non seulement une chambre ou presque à chaque protagoniste de la famille recomposée, mais également une voiture par enfant en âge de conduire et un emprunt remboursé à Phil le papa. De plus, ce cas est l’un des premiers où les maçons entament une démarche écologique en construisant une maison « verte », comme les produits ménagers.

Au final, ce que j’ai lu et ici m’a franchement déprimée. Alors que le coup de pouce était destiné aux pauvres gamins Higgins complétement orphelins, je vous rappelle, les Léomiti en ont non seulement profité mais les ont également amenés à se barrer en faisant pression moralement sur eux. Comme je le signalais plus haut, rien ne justifiait en dehors de cette adoption qui nécessitait un aggrandissement de la baraque, la réfection de la maison des Léomiti, jusque là très correcte.
J’espère que leur voisinage et leur communauté leur pourrissent désormais la vie car non vraiment je ne leur vois pas d’excuse à leur comportement avec tous les cadeaux qui leur ont été faits au passage. Je suggère à Ty de revenir avec un bulldozer et une boule de démolition pour rétablir un peu d’équilibre dans ce bas monde.
C’est dommage parce qu’en gardant les enfants et en étant juste humains, les Léomiti auraient eu une place enviable dans mon top de la méritude.

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05 mars 2008

 

Quand lama fâché lui toujours faire ainsi...

Alors que le discrédit est jeté sur l’impartialité de « Pékin Express », je me suis encore régalée devant l’épisode d’hier soir.

Première épreuve des trois jours de compétitions, les équipes doivent rejoindre au plus vite les mines de Potosi équipées d’un sac de feuilles de coca, de cigarettes artisanales et d’un peu d’alcool fort, tous ces gadgets étant destinés à satisfaire la très vicieuse divinité des lieux, « El Tio », que ma femme qui est forte en espagnol a traduit pour moi en française par « le Dude ». Figurez-vous que je connaissais déjà « El Tio » pour être tombé un jour par hasard sur un numéro de « des racines et des ailes » consacré au tourisme équitable. La brave dame chargée d’élaborer des circuits roots se rendait justement dans cette montagne pour découvrir les traditions des mineurs et donc le fameux « Tio », qui dans mon souvenir, était franchement obscène en plus d’être accro à la clope, à l’alcool et à la coca. Nous avions beaucoup ri en découvrant ce nain priapique et supposé à l’époque que les ouvriers avaient bizuté le tour-opérateur bio. Comme la statue présentée par Stéphane n’avait aucune érection visible, nous avons été confortées dans cette idée.

[Passionnée par les nains priapiques, depuis la prestation d’Albert dans « un dîner presque parfait », j’ai mené l’enquête et la statue est effectivement partois très obscène la preuve ou plus soft, selon le public visé certainement.]

Mais avant de se lancer dans la course, Olivia et Terence ont été affublés d’un cocasse handicap pour les punir d'avoir été la lanterne rouge de la précédente étape, une massive bolivienne, connue là bas pour ses performances de catcheuse. Super Martha, tel est son nom, ne sourit jamais mais mange énormément et a besoin d’un certain confort pour se reposer ou voyager. Comme la poule d’Harold et Yasmine, Super Martha doit arriver en vie sur la ligne d’arrivée.

Les Belges et mes favorites, les infirmières, ont emporté la première course de l’étape du jour et donc été qualifiés pour l’épreuve d’immunité. Alors que Harold pouvait se réjouir d’obtenir le confort sans user de sa carte médicale magique, il a été réveillé en pleine nuit par des douleurs horribles au ventre. Comme le brave homme n’est que médecin, il a été notoirement incapable de trouver l’origine du mal et a donc appelé la doctoresse de la prod qui lui a rapidement diagnostiqué un trouble lié au fameux mal des montagnes.
L’épreuve d’immunité a été assez insoutenable pour la supportrice des infirmières que je suis mais comme elles l’ont finalement emportée, j’ai pu exulter.

Pendant ce temps là, chez les autres candidats, la fatigue aidant, les premières grosses tensions se font ressentir dans les équipes. Le petit Cédric, 20 ans, qui n’a pas fait la guerre comme ses grands parents, a très envie d’abandonner parce qu’il est fort triste d’être loin des siens. Joël commence à être lassé de JP qui se « met toujours en avant».
Bref, la routine à ce stade du jeu…

Le plus intéressant dans l’épisode demeure les fabuleuses aventures d’Harold, le petit malin, qui tout fier de lui alpague un bus rempli de néerlandais. Evidemment le médecin belge domine la langue et pense immédiatement que la proximité géographique entre son pays d’origine et celui des voyageurs va lui permettre en une journée de rallier la ligne d’arrivée. Mais sache lecteur que le néerlandais est fourbe et qu’il n’aime pas son voisin belge. Le guide a refusé de faire avancer le couple de wallons qui a craché abondamment son venin sur le peuple hollandais dans sa globalité et comme dirait Yasmine inspirée, « elle est belle l’Europe ! »
J’ai encore frémi en voyant Harold monter dans une benne avec son gros ventre à peine remis du mal des montagnes.
J’ai également tremblé en le voyant s’approcher des lamas mais alors que lama toujours faire ainsi quand il est embêté, il n’a pas cru bon de doucher l’antipathique candidat.
J’ai manqué d’éclater de rire en l’entendant magnifier la beauté du paysage « une véritable plaque tectonique » selon lui.
Au final, Harold et Yasmine, tels Julie Zenatti, s’en sortent toujours, certes pas parmi les tous premiers mais assez bien pour ne pas craindre l’élimination.

Les Basques sont également toujours redoutables. Elles ont réussi à faire cracher 130 euros à une locale pour qu’elles soient promenées toute une journée en automobile, ce qui leur a certainement valu la victoire du jour. Bon, grâce à elle, j’ai également appris que l’émission était suivie par « 10 millions de personnes » en France, je n’imaginais pas un tel succès pour ce programme, certes passionnant.

Christila et Delphine ont profité de leur immunité pour acheter de jolis bonnets.

Le père et le fils ont beau être désespérés, ils avancent et se classent à nouveau très bien, à la deuxième place.

A un moment, lors du sprint final, j’aurais peut être du connecter mon neurone encore viable (je le préserve) et constater que l’on apercevait plus Super Martha depuis un moment, ce qui m’aurait permis de réaliser que Terence et Olivia étaient en rade pour une raison ou une autre.
D’après la rumeur que je citais en préambule, l’équipe aurait été désavantagée par la prod, ce qui pourrait expliquer leur volonté d’arrêter la semaine dernière et non comme je le pensais après la soirée d’hier un mauvais pressentiment sur ce qui pouvait se passer en France.

Bilan, les jeunes aux dents longues abandonnent pour des raisons familiales. Les blondes lilloises sauvent donc ainsi leur peau, rien ne dit de toute façon que Terence et Olivia auraient refait leur retard.
Harold et Yasmine sont décidément redoutables et suffisamment retors – ils ne font jamais de cadeaux à leurs adversaires – pour vraiment aller très loin.

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04 mars 2008

 

Devine qui vient dîner ce soir ? Pas un cheminot, j'espère !

Oula, heureusement que les légendes urbaines prétendent encore que les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qui ne brille pas dans leurs cieux, parce que sinon ceux qui ont visionné le dîner d’hier auraient comme un doute sur le côté chaleureux de mes anciens compatriotes.

Un monsieur a tête de garçon boucher a eu le triste privilège d’ouvrir le bal, pardon d’ouvrir le bôl, cette semaine. Nous sommes à Lille et nous le savons car d’un coup la plupart des « a » sont devenus des « ô ». Le menu de Manuel a participé d’une logique à mon avis assez chti. Il s’agissait d’un repas très généreux avec accrochez vos estomacs :

En apéritif : quelque chose d’alléchant sur le papier des sardines poêlées accompagnées de tomates séchées en canapé. A l’arrivée, le caviste s’est légèrement égaré en posant une sardine, je pense vraiment à l’huile et non fraîche, sur un morceau de pain de mie rond industriel avec une tomate séchée sortie du bocal.
En entrée : du rouget avec du fenouil, ce qui aurait pu allégrement passer pour le plat de résistance.
En plat de résistance : un gros morceau de viande de bœuf bien saignant enveloppé dans une pâte feuilletée du commerce bien grasse avec une sauce et fort heureusement une farandole de légumes.
En dessert : plof des bananes flambées accompagnées de fruits pour alléger le tout.

Le repas s’est terminé à 0h30, d’après la voix off, à cause d’un léger retard dans la cuisson du morceau de barbaque.

Manuel cuisine comme il aime très certainement et ce garçon n’est pas chiche quand il s’agit de nourriture, malheureusement là il a frôlé le gavage de ses convives, qui sont en plus réellement glaçants.
Luigina, la mama italienne de la bande, semble assez sympathique. Pas de bol, elle ne peut pas blairer les rougets qui composaient une partie du menu de Manuel.
Rodolphe, « le dirigeant d’entreprise », voudrait nous la jouer beau gosse mais son énorme nez, qu’il ne cesse de remuer tel Samantha ou Tabatha dans « ma sorcière bien aimée », accapare toute l’attention.
Corinne a déjà flashé sur Rodolphe, à mon humble avis. Ils ont le même âge et ils sont battants tous les deux. Mais je crains que ce ne soit pas l’objet de l’émission…
Véronique, « la journaliste bio », s’impose déjà comme mon convive préféré de la semaine. J’ai adoré qu’elle débarque chez Manu en lui signalant qu’elle avait vu « des poils de chats », le brave caviste en possède au moins deux, et qu’elle était méga allergique. Attention, je n’ai rien contre les personnes allergiques aux chats (quoique…), mais ça ne se fait absolument pas de signaler aux gens que c’est sale chez eux. Bon, après, elle a rechigné sur tous les plats et elle est notoirement incapable de sourire, ce qui est une source d’exaspération constante chez moi.

Bref, la semaine s’annonce encore mouvementée. Comme à chaque opus, celui qui a ouvert le bal sera certainement le plus mal noté. Dommage que Manuel soit convaincu que les invités lui ont tous donné un 8/10 en cuisine, car il est franchement loin du compte.


Par ailleurs, je voudrais signaler à M6 que Valérie Damidot a besoin de vacances. Son inspiration est quasiment tarie. Après la méga crise d’angoisse devant sa réfection du loft, nous avions envie de l’encourager, dimanche, en constatant que sa victime était à peu près aussi charmée que nous par son nouvel appartement. Il faut dire que Val’ sur ce coup là ne s’est absolument pas foulée. La chambre du bébé à venir était passablement sinistre alors que quand même s’il y a bien un endroit où une décoratrice peut se lâcher, c’est dans une pièce dédiée à un enfant. Elle devrait s’inspirer un peu plus de Connie et Tracy, les vedettes féminines overdentées des « maçons du cœur » qui peuvent rivaliser avec les designers des parcs Disney dans le registre de la sobriété en décoration. Quant au salon/salle à manger, elle a à peine passé un coup de pinceau et repris la plupart des meubles existants.
L’ambiance était en plus glaciale entre elle et sa victime consentante.
Non, vraiment, Valérie, ça ne va pas du tout…
Ressaisis-toi !
Pars en vacances comme moi la semaine prochaine….
Mais que vois-je ?
Un préavis de grève…
Pour le jour précis de notre retour, alors que je dois impérativement être à Toulouse le lendemain ?
*sanglot étouffé*
Deux petits jours minuscules de vacances et une grève qui compromet tout au milieu, je félicite les cheminots pour la justesse de leur choix qui pile poile m’emmerde à mort.
J’ai beau savoir que je paie pour toutes les fois où j’ai ricané devant les journaux télévisés quand la famille méritante qui part en vacances bloquée à l’aéroport à cause de la vilaine grève surprise témoigne de son désarroi, ben je l’ai franchement mauvaise.
Quant à la cause du mouvement, je ne m’étendrai pas sur le mal que j’en pense, quand moi j’ignore jusqu’au sens du mot « congé payé » ou « retraite » (m’en fous, je serai morte avant d’un ulcère au train où vont les choses).
De toute façon, j’ai un très mauvais pressentiment sur mon séjour. J’ai l’intention d’aller dans un hôtel où l’ascenseur semble fonctionner régulièrement assez mal, partir pour un voyage en canon vers la lune qui a déjà fait des siennes, ou laisser un sosie de C3PO me guider en vaisseau spatiale jusqu’à une autre planète.

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03 mars 2008

 

Les mots clés de février*

Je cesse de me pencher sur mes mots clés durant presque un mois et à mon retour dans l’arène, je m’aperçois que les vices de mes lecteurs ont changé.

J’attaque fort avec des questions peut être légèrement trop précises sur Sophie Davant, qui vont déclencher de graves crises d’angoisse chez nombre de mes lecteurs.

sophie davant echangisme
sophie davant a t'elle le sexe épilé

Je me plaignais, un jour en passant que la nudité d’Isabelle Martinet qui est quand même fort vilaine n’intéresse personne, bingo depuis elle se place régulièrement en tête de mes requêtes journalières avec un sobre mais efficace : « isabelle martinet nue ».

Quant aux nostalgiques de la télé d’antan, nous en comptons aussi parmi les pervers, l’équipe de « tournez manège » a ainsi beaucoup de succès (« evelyne leclerc nue » / «fabienne egal sans culotte»). D’autres ont une approche particulière de Beverly Hills (« photo gabrielle carteris nue »), personnellement j’aurais opté pour Shannen Doherty. Certains sont franchement nécrophiles (« elizabeth montgomery nue »).
Enfin, je tiens à signaler à cette personne visiblement zoophile, « animal crossing sur ds le mariage avec un personnage animal de sa ville », que même dans les jeux vidéos les humains n’épousent pas des animaux. Quelle horreur… J’aime d’amour le petit Cube et le gentil George, respectivement un pingouin et un chien tout mignon, mais je ne rêve pas de les épouser, être leur amie me suffit.


J'enchaîne avec d'autres requêtes gratinées ne portant pas forcément sur les vices cachés de mes contemporains téléphiles.


POC a un avis sur tout, c’est bien connu, alors demandons lui n’importe quoi…
renover un tableau blanc velleda
On va pas se mentir, autant en racheter un, ça ne coûte presque rien en plus.

droit d'élever des poules en zone pavillonaire
J’imagine qu’il faut se renseigner auprès de votre municipalité à ce sujet. Vous risquez d’avoir beaucoup de succès avec vos voisins cependant.

geraldine la mie caline toulouse
Malheureusement, s’il m’est arrivé de fréquenter la Brioche Dorée proche de la station de métro Capitole, je vais rarement à la mie câline et je ne connais pas Géraldine (ça rime !). Mais contre une somme dérisoire, je peux évidemment mener l'enquête.


POC est une téléphage, sondons la sur son domaine de compétences…
sosie bruno madinier
Etre le sosie d’un type qui est déjà le sosie de Francis Huster n’est pas franchement passionnant, si ?

combien pese catherine laborde
A vue de nez, un petit 50/55 kilos !

les sirènes de kd2a sont-elles française ?
Non, les héroïnes de la série « H2O» sont australiennes et ça se voit quand même, non ? Nous n’avons pas d’îlots aussi paradisiaques près de nos côtes, même si l’île de Ré a énormément de charme.

super nanny dans quels palais orientaux?
Je sens bien que vous mettez en doute les compétences de Super, je me contenterai donc de signaler qu’il s’agit forcément des « meilleurs ».

shannen et pete doherty ont ils un lien de parenté
Ma requête favorite du mois et presque même de tous les temps (du coup, je la mets en doré)…. En fait, Shannen est la mère de Pete, mais chut c’est un secret, elle ment sur son âge depuis un moment. Le pauvre garçon en souffre tellement qu’il est tombé dans la drogue.


tape dans ses mains "arrete le temps" "serie"
« Loin de ce monde » avec la formidable Evie

film, des copine lui rentre un oeuf dans la bouche pour sa fête, mais la blague tourne au drame quand elle meurt, morte
Elle décède à la fin, alors ?

dans quelle saison de the l word la tenniswoman meurt
Dana meurt dans la saison 3 de « The L Word ».

que sont devenus le canard et le poussin dans friends
Ils sont partis dans une ferme géniale où ils sont mégas heureux. En vrai, ils sont morts.

le pieu de buffy où le trouver dans quel boutique
La chasse aux vampires n'étant pas une activité franchement réglementée, je vous conseille de le construire vous-même avec vos petites menottes. Pour se faire, cassez une branche, enlevez les brindilles et les feuilles qui dépassent, taillez le ensuite avec un couteau de qualité de manière à ce qu'il soit très acéré au bout et vous aurez votre « Monsieur Pointu » rien qu'à vous fait main en plus.
[Les enfants ne faites pas ça chez vous ou alors demandez au préalable l'autorisation à vos irresponsables parents ! De toute façon, les enfants ne doivent pas jouer avec des couteaux ou des pieux au risque de se blesser. D'ailleurs, si les adultes pouvaient éviter de suivre ce conseil, je préfèrerais.]

L’aurtograf com ki diré ses pah trau mons truque, las preve :
ou peutons trouver des deguisement de ncis
emission tourisme dentale m6
pourquoi personne ne porte le caiman pour la maitre à leau
(peut être parce qu’il a une mâchoire gigantesque, non ?)
les moman chaud cher cauet


Pourquoi tant de haine ?
zack morris cycliste
A chaque fois que je tombe sur les rediffusions de « sauvez par le gong » sur Gulli, je manque de me pâmer à cause de leurs tenues années 90.

je hais annie camden
Pourtant, je suis sûre qu’elle vous aime, elle, car Annie est amour.

romejko a la lèpre
J’en reste sans voix. Le pauvre…

la vie amoureuse de pascal brunner
Peut être le truc le plus franchement inintéressant de la création…

ma femme gouine la nounou
Se gouiner ou gouiner est donc devenu officiellement un verbe.

emmanuel moire en perte de vitesse
Alalalala, Le Roi Soleil qui a quand même eu les honneurs de « cher journal » durant tout un été a été complétement éclipsé par Christophe Maé à qui il doit en vouloir plus qu’à mort.

céline dion ennuie maitre moya
Je crois qu’on est encore légèrement en dessous de la vérité, on pourrait même parler de harcèlement. Le pauvre huissier doit désormais entendre parler tous les jours de cette sordide affaire et maudire la vedette québécoise.


(*Pour les nouveaux venus, les mots en gras sont les authentiques requêtes qui ont mené des lecteurs plus ou moins sains d'esprit et plus ou moins inspirés sur mon blog. J'ai gardé leur forme authentique sans agir sur l'orthographe ou la syntaxe.)

[Edit de 14h01 : Si vous souhaitez apporter votre soutien à Maboo qui ose, elle, se confronter aux jugements du public dans des concours, rendez vous sur son blog où elle vous expliquera tout bien.]

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02 mars 2008

 

Devine qui vient dîner ce soir... Ty Pennington !

Il est plus que temps de dresser un bilan de cette nouvelle semaine dînatoire mouvementée.
Florence a donc présenté mercredi un dîner plutôt sympathique qui aurait eu mes faveurs et a déchaîné la jalousie de Gwen, qui aurait pu, selon elle, faire pareil voire mieux. Le téléspectateur s’est donc demandé légitimement pourquoi elle s’était fourvoyée le premier soir dans cette histoire de fusion conceptuelle.
Le lendemain, Albert, qualifié de nain priapique par l’auteure de ces lignes a prouvé qu’il était réellement un hôte d’exception. Personnellement, malgré mes nombreux a priori contre lui, j’ai littéralement flashé sur son menu car ce personnage, comme moi, cuisine comme il aime. Il n’est donc pas, telle Gwen, un maniaque de la précision. Il est même allé crime de lèse-dîner jusqu’à transformer sa tarte aux pommes en une tarte aux figues car ce fruit l’inspirait plus. Il a eu la très grande classe d’acheter de la viande kasher pour Yoanna, qui n’était pas du tout végétarienne, je remercie au passage M6 d’avoir déchaîné sur ce blog les foudres des spécialistes de cette alimentation pour rien finalement, mais juste très pratiquante. Gwen signalerait là que si elle avait su, elle aurait agi en conséquence, certes c’est le notoire inconvénient d’ouvrir le bal. De plus, Albert, même si ça n’a certainement pas pesé dans la balance, a invité ses convives à participer à une croisière qui s’est amusée sur la Seine, qui est quand même trop la classe.
Le lendemain, Laurent, qui avait pourtant l’air d’un garçon raisonnable quoique un peu psychorigide, a décidé de faire tourner l’intégralité de son menu autour de son fruit préféré et le seule qu’il puisse manger : la pomme.
Je suis certainement de parti pris, puisque pourtant amie de tous les fruits, je déteste la pomme…
En entrée, il a donc proposé quelques morceaux de pommes avec des lamelles atrocement fines de truite fumée. Son rôti était accompagné de pommes et son dessert qui rattrapait légèrement l’ensemble était un tiramisu aux…pommes. A la pause, l’infirmier a remis au goût du jour le concept du « dîner de con » en réalisant une performance d’art martial assez risible.

Bref, bilan, Albert l’a emporté et a du savoir que lors d’une insomnie je me disais que 1000 euros ne lui apporterait rien, il a donc partagé, très grand seigneur, la somme entre ses 4 convives après avoir souligné, malicieux, qu’il aurait mérité une meilleure note.
Gwen a du avalé de travers son dernier quartier de pomme en apprenant qu’elle était dernière ex aequo avec Yoanna.

Cette semaine, mon classement est le suivant :

5) Gwen, évidemment, autant pour son exécrable personnalité que pour sa cuisine… Je ne supporte pas les gens qui sont persuadés d’être des spécialistes de cuisine parce qu’ils ont appris par cœur le dictionnaire culinaire et qu’ils savent confectionner une ou deux recettes élaborées. De plus, sa mauvaise foi et ses questions incessantes sur les mets ont gâché passablement l’ambiance de la semaine.
4) Laurent, je vais porter un jugement, ce qui est mal, je sais, mais je ne comprends pas qu’on puisse détester TOUS les fruits dans leur globalité. Il en existe tant et ils sont si délicieux (à part la pomme et la rhubarbe). De plus, son menu psychorigide centré autour de la pomme n’avait guère l’air appétissant.
3) Yoanna, la candeur et la bonne humeur remplacent parfois la maîtrise, Yoanna l’a prouvé avec son menu certes simple mais apparemment bon. J’ai adoré par ailleurs le personnage qui aime manger et ne s’en cache pas.
2) Florence, qui a conjugué un côté sympathique et une cuisine sophistiquée mais pas trop et donc supportable
1) Albert, à n’en pas douter, qui devient même grâce à ses talents d’hôte (le petit cadeau m’a conquise) et sa cuisine de bon vivant, le numéro 1 de tous les dîners confondus.

J’attends beaucoup des chtis de la semaine à venir, en espérant qu’ils cuisinent quelques trucs traditionnels avec du maroilles et région oblige des spécialités polonaises. Si on tombe dans la fusion et le fooding, j’en perdrai mon patois.


Quant aux maçons du cœur, la famille Harvey est celle qui a hérité d’une immense maison de 500 m2 alors que son seul mérite est de posséder un chef de famille épileptique.
Les Harris sont les heureux parents des seuls sextuplés afro-américains en vie, qui ont préféré « laisser Dieu faire son œuvre » que de faire sauter quelques petits locataires au risque que toute la fratrie périsse à cause de leur foi ou arrivent sur terre légèrement contrefaite. Les américains sont décidément formidables. Cette famille, que je trouve à peu près aussi méritante que les Harvey - les deux cas appartiennent dans mon fichier excel imaginaire recensant tous les cas des « maçons du cœur » à la catégorie «méritants par coup du sort» – ont eu le droit également à la construction d’une maison type Tudor dans leur banlieue résidentielle un peu craignos. J’ai tout de même apprécié cet épisode car il mettait enfin en scène des guests que je connais, et non comme d’habitude des sportifs purement américains ou des astronautes inintéressants, en effet Kermit et ses copains du Muppet Show sont venus prêter main fort à Ty pour l’aménagement de la maison.
Kermit avait même un tout petit mégaphone pour imiter le séduisant chef de chantier.
Ces deux familles en H ne bouleversent pas mon classement de la méritude.

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01 mars 2008

 

Télé POC

(Je dédie ce Télé POC à Libellule qui me l’a réclamé car je suis une inconditionnelle de l’interactivité et de la démocratie participative.)

Samedi
Pour rivaliser avec le très anxiogène « Médium » de la six, je vous conseille « famille d’accueil » avec la formidable Virginie Lemoine, comique en perte de vitesse depuis que Laurent Gerra fait carrière en solo.
Évidemment, je plaisante, à moins que vous ne goûtiez aux charmes des « 100 plus grands » de la une, qui m’amène à me poser une unique et récurrente question : comment continuer à trouver des thématiques pour cette émission navrante, je vous conseille de mettre un dvd ou d’ouvrir un bon bouquin.
A 22h20, fort heureusement, TMC nous propose deux épisodes des « maçons du cœur » consacrés aux familles Harvey et Harris, qui m’amènent à me demander si les Harvey sont ceux avec la maison pourrie par la fausse septique ou les parents de la petite cancéreuse. A ce propos, retenez la moralité de l’épisode sur la petite fille si courageuse qui voulait rénover l’hôpital où elle a subi ses soins, prononcée à la bouche par Ed le chauve gringalet dont le titre est menuiserie/rideaux, « les ampoules sont douloureuses mais moins qu’un cancer de l’estomac ».

Dimanche
Difficile de garder une quelconque crédibilité, en n’incitant pas mes lecteurs à regarder « le Pianiste » sur la deux, en même temps, je ne pense pas être là pour ça. « Le capital » consacré aux fraudes en tout genre ne m’inspire guère non plus.
TMC fidèle à sa ligne éditoriale exigeante propose après « les bidasses en folie », « à nous les petites anglaises » et « la septième compagnie se marie », « comment se faire réformer » - un film sorti durant mon année de naissance, ce qui n’est finalement pas un gage de qualité - suivi de « les réformés se portent bien ». Heureusement ma chaîne favorite de la TNT, W9, programme « qui veut la peau de Roger Rabbit », un des films cultes de mon enfance, qui pourrait emporter mes faveurs…
Il se peut aussi que je rattrape devant la moue de ma femme sur mon projet télévisuel de la soirée mon retard de « Lost » saison 4 ou de « Docteur House » saison 4.

Lundi
Pour ceux qui l’ignorent encore, même si Jean-Luc Reichmann trouve ses origines dans la ville rose, je le vomis comme animateur depuis qu’il a échoué sur TF1. Pourtant, je l’adorais en voix off de la « brosse à dents » - oh mon dieu, qui se souvient encore de cette émission culte/navrante (rayez la mention inutile) qui faisait la joie de POC adolescente le samedi soir et qui par conséquence navrait sa petite maman. Bref, ce soir, je zappe « le monde est petit », le téléfilm qui a pour héros l’animateur de « attention à la marche », même si Nikos lui a certainement consacré un sujet de fond un rien hagiographique dans « 50 minutes inside ».
Si je n’ai vu que partiellement « Jurassic Park » 1 et 2, j’ai vu en intégralité le 3, que pour les lecteurs néophytes de ce blog, j’ai magnifiquement résumé ici, le 3 novembre 2004. Je ne vous parle même pas de « la mort aux trousses » que nous visionnions au moins une fois par an quand je vivais chez mes parents.
Tout ça ne vous dit pas ce qu’il faut regarder ce soir selon POC…
Je vous conseille d’attendre 22h30 pour visionner « Ugly Betty » sur la une. Betty va se faire passer pour la petite amie de Marc auprès de sa mère qui ignore tout de son homosexualité, tout un programme fort réjouissant.
C’est dommage que je ne puisse pas enregistrer la TNT parce que « génération mannequin » à 22h25 sur NRJ12 s’annonce assez formidable.

Mardi
Ado, comme beaucoup de mes congénères, j’ai dévoré les contes et nouvelles de Maupassant. De plus, j’aime beaucoup le format des adaptations de la deux en 55 minutes. Je songerai, et j’oublierai, je me connais, à les enregistrer.
Mais mardi évidemment, c’est « Pékin Express ». Je vais passer l’émission à trembler pour les candidats qui ne sont pas Harold et Yasmine, en espérant que ce soit vraiment les belges qui abandonnent sur blessure. Ce qui m’amène à m’interroger sur un point du règlement, s’ils laissent tomber même pour cause de mort imminente, sont-ils considérés comme les derniers de l’étape ou les candidats arrivés en queue de peloton sont-ils éliminés et la dernière équipe éliminée avant eux rejoint-elle l’émission ?

Mercredi
« La nouvelle star » est avancée d’un jour et j’ai déjà abordé abondamment hier mon culte pour le nouveau jury. En plus, ce soir, le casting se déroule entre autre à Toulouse.
Du côté des « maçons » à 22h25 que des inédits ou presque, on commence par LES (au pluriel) familleS Léomiti et Higgins. Légitimement, le téléspectateur fidèle s’interroge sur ce pluriel intriguant. Ces deux cas traités en une émission unique sont suivis par la famille Leslie que je ne connais pas encore et par les célébrissimes Cadigan-Scott.

Jeudi
Je vais tenter de convaincre ma moitié de regarder, faute de mieux ailleurs, un rediff de « Fear Factor », que je n’ai pas vu du tout à l’époque de sa diffusion sur TF1. Je me demande si la présence de Denis « Koh Lanta » Brogniart suffira à la convaincre, j’ai comme un doute affreux…

Vendredi
Comme chaque année, à peu près à la même date, on regarde le spectacle des restos du cœur un peu par habitude et par envie aussi quand même pour voir qui sera là et pas, pour savoir qui sera mis en avant, parce que Céline Dion est là et qu’on espère qu’elle refera le coup des boules à la carac, pour se souvenir d’Elsa (RIP), pour hurler que Zazie est belle,…
Je soupçonne mes parents d’hésiter entre « Thalassa » et « Louis Page » sur direct 8, ce qui fait peur quand même.
Je pense que POC, si on la laissait libre, opterait pour le déjà culte « catch me ! si tu peux », suivi de « Next made in France, qui est finalement un peu nul parce que ce sont toujours les mêmes candidats que l’on voit.

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