31 janvier 2006

 
Pour me remettre de mes amnésiques tout tristes, j’ai enchaîné sur « confessions intimes ».
Nous avions d’abord Roger qui préfère sa chienne à sa dulcinée. Roger est absolument extraordinaire parce que malgré tout l’amour qu’il voue à son toutou, il ne le sort jamais et laisse sa fiancée (la pauvre) descendre (si seulement) la bête. Dans les figures imposées du genre, il dort avec elle, la câline plus que sa maîtresse, et lui consacre même un magnifique site web que tous les gens qui ont vu l’émission hier vont rechercher avidemment sur le net. [Je l’ai retrouvé grâce à la mémoire d’éléphante de ma dulcinée, je le mets en lien ou pas ?] Mais si Roger agit ainsi, c’est parce qu’il a trop souffert avec les femmes, si, si, je ne plaisante pas, c’est le psy qui lui fait dire. Alors il ne faut pas lui en vouloir quand il explique qu’entre bobonne et chiechienne il choisirait l’animal et qu’en plus après il arrêterait complétement les dames, ça nous apprendra à être compliquées, fourbes, tout ça, tout ça, nous les femelles humaines… Lui au moins, il ne va pas chercher une copine derrière l’ex rideau de fer. Ah ouais, j’ai pas précisé mais il l’appelle « sa fille », ne veut pas de vrais enfants (je ne vais pas l’en blâmer) pour qu’ils ne volent pas la place de sa fille, et souhaite partir en voyage de noce avec sa meute.
« Confessions intimes » a ensuite tenté de plagier « Super Nanny » en plus trash évidemment. Monica a deux filles de 2 et 3 ans sur lesquelles elle n’exerce aucune autorité, ça c’est une chose, mais plus grave Monica a autant d’instinct maternel que moi. A un moment, nous nous sommes même demandé si c’était vraiment ses enfants. La psy désabusée a signalé à la jeune mère qu’elle ne parlait pas plus à ses gosses qu’au clébard ce qui n’était pas exactement génial pour les stimuler intellectuellement. Je ne vais pas jouer les lesbiennes aigries et m’amuser que Monica ait le droit de se reproduire à l’infini tandis que nous on nous l’interdit farouchement surtout après avoir signalé que mon instinct maternel était proche de celui de Monica, soit le néant.
Pour finir, un classique de l’émission : je suis jalouse, laide, aigrie…et je fais vivre l’enfer à mon conjoint. Là, le pauvre gars se traîne le boulet du siècle qui perd quand même vingt minutes de sa vie à gribouiller son beau magazine de tuning pour qu’il ne voit pas les filles nues. Bonne chance mon gars, tu peux peut être t’entendre avec Roger et vivre avec une meute.



30 janvier 2006

 

Rions un peu avant de pleurer ou pleurons un peu avant de rire (j'hésite...)

Il me restait un petit peu d’espoir et de joie de vivre ce soir jusqu’à ce que je regarde « le jour après jour » consacré aux pertes de mémoire. Pourtant, j’avais mis un filtre entre moi et mon téléviseur, ma nouvelle petite console à deux écrans et le jeu qui me scotche complétement qui met en scène les deux plombiers cultes et leurs doubles bébés, j’ai envie de dire heureusement sinon je serais déjà en train de m’ouvrir les veines avec mon stylo, mon rasoir rose, un cure-dents ou même l’arrête de mon bureau. Je vous résume ça très vite pour ne pas vous communiquer mon blues extrêmement contagieux.
Nous avions donc la working-girl super dynamique qui suite à un coma a perdu la mémoire de son passé et tous ses souvenirs immédiats. Comme projet vachement sympa pour redresser son moral et le nôtre avec, son orthophoniste l’oblige à réaliser une plaquette pour une association d’aphasiques, des gens qui vont donc encore plus mal qu’elle puisque eux ils ne peuvent même plus s’exprimer correctement – à coup sûr un prochain super sujet d’émission vachement rigolote pour mon ami Delarue. A la fin, elle y arrive et on est censé se sentir vachement mieux. C’est là que ma femme m’a arraché le rasoir jetable des mains.
Plus angoissant encore, nous avons la plus jeune victime française de la maladie d’Alzheimer, à qui je vais ravir prochainement son titre puisque je n’arrivais pas à retrouver le terme « orthophoniste ». Lui, il a pour objectif de s’adonner, une dernière fois non je déconne peut être pas, enfin sûrement si, à sa passion la musique en donnant un ultime concert. Entre deux, on le voit faire ses courses, oublier qu’il a la liste sur lui, oublier qu’il a son pote au téléphone, oublier son panier et essayer d’en piquer un à un client éberlué. A la fin, il donne son concert. Oh, je me sens mieux du coup. En vrai pas du tout…
Je conclus par le cas le pire qui aurait arraché des larmes au crocodile endurci et cynique que je suis. Le pauvre petit papy qui ne veut pas mettre sa femme adorée en maison bien qu’elle soit trop atteinte par Alzheimer pour continuer à vivre à ses côtés. Son épouse hurle à l’abandon dès qu’il quitte le domicile conjugal mais de guerre lasse il finit par la confier une journée à une institution pour souffler. Je vous narre, parce que je suis cruelle et que je ne veux pas être la seule à souffrir autant que Bijou en y songeant, cet épisode. On met donc la vieille dame digne malgré la maladie au milieu de vieux baveurs qui essaient tant bien que mal de jouer au loto bien qu’ils aient oublié qui ils sont, ce qu’ils foutent là et à quoi ils jouent. La grand-mère explique au personnel qu’elle ne veut pas rester et les pauvres encadrantes drôlement courageuses lui disent « oh bah si restez quand même jusqu’au goûter » et puis des choses super gentilles sur le fait qu’ils sont tous vachement contents qu’elle soit là parce qu’ils ne la connaissaient pas, mais elle veut s’en aller quand même la vieille dame… Alors son mari, il écrase un gros sanglot et puis finalement elle se met à brailler d’anciennes ritournelles avec les autres vieillards. Je vous avais prévenu, je ne voulais pas tomber toute seule.
Nous nous sommes quand même épargné les témoignages sur le plateau.
Là, j’attends bravement « confessions intimes » avec quand même une mère dépassée par ses enfants et un homme qui préfère son chien à son épouse pour me sentir mieux.



28 janvier 2006

 

Télé POC

Cette semaine, c’est promis, je me remets à la télé.

Samedi
Pendant que sur la une les chanteurs verront des gens qui sont morts et duoteront même avec ces personnes (ça fait quand même un peu peur, non ?), Daniela réunit la crème de la chanson française féminine sur son plateau. Quand on sait que le haut du panier de la variét’ nationale femelle, c’est Chimène (Badi), Tina (Arena), Lââm (et son look d’enfer mais sans nom de famille), Amel (Bent), Nâdiya (et son nom impossible à épeler) et Nolwenn (Ohohohohohohoho pardon Leroy) ben on ne me manque pas ça. Dans mon cas, on va même jusqu’à se le magnetoscoper parce qu’on est pas à la maison ce soir.

Dimanche
Hmm, je sens que je vais enfin finir de visionner « Desperate housewives » parce que le programme de la soirée ne m’inspire guère.
Me demandez pas à quoi je sers, Mylène le fait si bien, à rien…je le sais déjà…bouhouhouhouhouhouhou

Lundi
Rhooo, heureusement que ma soirée de lundi soir est bien gratinée pour attaquer la semaine en beauté. JLD parle des pertes de mémoire dans « jour après jour » et après des mâles à la playeuh sont fustigés dans « confessions intimes ».
Quelqu’un m’a dit récemment que les sommaires étaient répétitifs mais comment peut-on se lasser des enfants hyperactifs qui torturent leurs parents, des adolescents qui font la loi à la maison, des femmes hyper jalouses qui font vivre l’enfer à leurs conjoints, des mecs qui tripotent leur pénis additionnel ou console de jeux au lieu de leurs femmes, hein ? Comment ?

Mardi
« Les bronzés font du ski » évidemment…
Mais comme je l’ai regardé le 24 décembre, je consacre ma soirée à « c’est du propre » et je prends des notes cette fois-ci.
Je renonce en revanche à « vis ma vie ». C’est devenu tout nul depuis que c’est réservé ou presque aux « stars » de la chaîne. Je hais Arthur si vous l’ignoriez encore.

Mercredi
Euh, euh, euh, entre toutes les fictions françaises de la soirée, je ne sais que choisir…
En deuxième partie de soirée, j’enregistre « les experts : Manhattan » et je m’étrangle de fureur devant ça se discute qui a pour thématique cette semaine « quel homme faut-il être pour plaire aux femmes », pour moi un homme à seins et à washasha (©Maboo) certainement.

Jeudi
Je ne commettrai pas deux semaines de suite la même erreur. Je ne loupe donc pas « en voilà des manières ! » essentiellement pour m’indigner ici.
En deuxième partie de soirée, je ne regarde évidemment pas « la méthode Cauet » comme toutes les semaines. Non, non, non…

Vendredi
J’espère avoir remis le compteur à zéro et pouvoir regarder les « 4400 » et non les « 17600 », je ne me lasse pas de ma blague, désolée…
Entre deux, je pourrai peut être aussi vous dire si « Medium » en vaut la peine.



 

Pfffffff

Bon, je sais, je ne poste presque pas en ce moment et pire que ça je ne regarde quasiment plus la télé.
J’ai donc 3 épisodes des « 4400 » de retard, ce qui donne quand même (je dois prendre un calculatrice pour faire une blague, c’est dire si mes capacités sont amoindries) « 13 200 » soit un total énorme et décourageant.
J’ai manqué l’émission probablement révoltante et sexiste de la six sur les bonnes manières en toute bonne foi car je ne savais même pas qu’elle commençait cette semaine.
Par contre, comme si j’étais pas assez déprimée comme ça, j’ai du subir (les lesbiennes peuvent consulter leur dictionnaire dès maintenant pour saisir le sens de ce mot, merci d’avance. NDLA : ceci est une super private joke quasiment qu'avec moi-même, c'est dire...) la nouvelle couleur de cheveux de Maïtena, sa tête de six pieds de long vendredi durant la dernière émission avant la nouvelle formule et celles des chroniqueurs bientôt chômeurs. Bien fait !
J’ai aussi du me taper le lamentable épisode 3 de la saison 3 de « the L word » auquel je l’avoue, en l’absence de sous-titres, je n’ai pas compris grand-chose sauf que Tina est une pute, que ça va mal à Bette d’être soumise, que Carmen n’est pas si gentille que ça finalement et qu’Alice (ahhhhh Alice, je suis toujours à ta disposition pour parler et tout ça) et surtout Shane étaient les seules vraies gentilles de la série.
Sinon, après un an d’efforts et de nombreuses pauses, j’arrive enfin à la fin de la première saison de « Desperate housewives » qui est vraiment une excellente série.
Je remercie LA personne qui a répondu à mon appel à témoins et j’encourage les autres à faire de même.
A bonne entendeuse, tout ça…



25 janvier 2006

 

On a échangé nos...lesbiennes

Bien que mes lectrices refusent effrontément par timidité sans doute de me parler de leurs animaux de compagnie, je me décide à poster.
J’ai vu le plus gros du premier échange de mamans d’hier qui était particulièrement gratiné. Une génitrice traditionaliste qui gère dix enfants à la campagne est jumelée avec une maman gâteau battante qui ne possède qu’une unique fille.
C’était atroce. La famille traditionnelle de la campagne est administrée de main de fer par un atroce patriarche à la mèche grasse qui refuse le progrès, réduit sa marmaille en esclavage et pense, à raison, que la place de la femme est dans la cuisine. La rate des champs propulsée au XXIème siècle chez sa rivale le vit plutôt mal et découvre avec stupeur que dans les « Sims 2 » les messieurs sortent ensemble et se marient, ce qu’elle considère, la brave dame, comme suprêmement « immoral ». Pendant ce temps là à Veracruz, enfin dans le trou du cul du monde, on prie avant de dîner. La femme des années 2000 impose aux bouseux de mater la télé en mangeant ce que le maître des lieux considère comme l’arrivée du diable dans sa maisonnée. Elle tente ensuite de les habiller à la mode de chez nous et le vieux les traite de « loubards » et de « blousons noirs ». Il sort un truc magnifique sur « le nivellement par la cuvette des chiottes ».
Ce sujet conjugué à la course arc en ciel de mon mario kart DS m’a collé une nausée record qui ne m’a toujours pas quittée.
Lâchez vos comms pour me signaler que l’image que la télévision reflète de la religion catholique est toujours atrocement caricaturale et insupportable. Je suis bien d’accord avec vous. Je ne défendrai pas plus la môman qui laisse sa môme de dix ans bouffer ses pâtes toute seule devant n’importe quel écran de la maison.

Pour marquer des points, ou les perdre tous définitivement, avec les filles qui ne veulent pas témoigner, je vais causer ici de la saison 3 de « the L word ».
Si vous ne voulez rien savoir, vous pouvez vous crever les yeux avec les doigts (n’importe quel objet pointu qui traîne près de vous fera l’affaire) ou passez votre chemin et revenir demain.
Vous êtes prévenues...












Si vous lisez, c'est que vous le voulez bien.
Il faut savoir que Bette est enceinte jusqu’au menton et qu’apparemment les scénaristes n’ont pas décidé d’incorporer ce savoureux détail à l’intrigue. Dans
« la nounou d’enfer », on assumait à mort le gros bide ridicule de C.C. En revanche dans « the l word », on le dissimule trop bien. Toutes les ruses sont bonnes. D’abord dans le premier épisode, on greffe à la magnifique Bette un bubon énorme sur le front pour détourner les regards de son ventre. Comme si ça ne suffisait pas, on l’affuble d’un manteau vert que même ma mère qui est pourtant délire vestimentairement refuserait de porter. Comble du ridicule, enfin, on lui colle Angelica sur le bide sur à peu près tous les plans. Résultat, ça tue la vie sexuelle de Bette et Tina, qui n’en avaient déjà plus beaucoup depuis la saison une. Ces deux là font de moins en moins rêver et le coup de théâtre aperçu à la fin de l’épisode deux ne va rien arranger. Je vous dis rien parce que je tiens à conserver un minimum de suspense mais ça fait super, super peur quand même. J’ai failli pleurer en écoutant Bette parler de la perte de contrôle sur son existence dans l’épisode 2, ça a bercé cette salope de Tina, que je conspue.
Parmi les personnages sympathiques qu’on a super envie d’aimer dans cette nouvelle saison, il y a d’abord Alice. Alice déprime parce que Dana l’a quittée pour la Soup Chef. Dana peut crever pour que je parle d’elle dans ce résumé. Elle est trop méchante et jusque là trop inintéressante pour que je m’use les doigts sur son cas. Alice prend trop de cachetons (moi j’ai refusé bravement mais je ne sais pas pour combien de temps) qui lui font complètement péter les plombs. Elle dit de belles choses sur l’amour, elle se lance dans des courses poursuites mémorables, elle fait du yoga à sa manière, elle rentre dans l’auto d’handicapée agressive, elle dresse un autel pour son ex… Bref, Alice, si tu as besoin de bras pour te consoler traverse tout un continent et un océan, je suis là et je te comprends. J’allais oublier de dire qu’Helena qui s’est achetée une conduite depuis la saison 2 a décidé de coacher Alice. Elle est devenue carrément mignonne par ailleurs.
Shane et Carmen, propulsées nouveau couple super glamour et sexy après la chute brutale de Bette et Tina, comptent également parmi les héroïnes adorables qu’on voudrait bien avoir pour amies et plus si aff’ si elles sont échangistes. Les fans de Shane vont avoir quelques surprises rigolotes avec notamment deux séquences mémorables mettant en scène Shane en robe de fille et Shane avec les cheveux longs.
Jenny, chose surprenante, s’améliore carrément physiquement même si ce n’est pas encore ça dans sa tête. Elle taille désormais la route avec Moira, une butch de base qu’on trouve totalement immonde ou pas si mal que ça selon l’humeur du moment.
Sinon, Kit est ménopausée.



23 janvier 2006

 

Les NRJ Bidules Awards de sa mère de mon cul

Samedi soir, j’ai regardé…enfin subi la remise ultime de récompenses de l’année : les NRJ Bidules Awards de sa mère de mon cul.
Ce que j’aime dans cette cérémonie, c’est que ce n’est pas faux-cul du tout, on remercie bien la radio qui martèle la daube qu’on a « créé » et sa maison de disque.
J’ai pouffé en voyant que Johnny avait réuni la crème du rap français, Passy, Stomy et Doc Gynéco quand même, pour son dernier tube. Ca le fait trop… Il est décidemment trop audacieux notre super rockeur national qui sera bientôt belge.
J’ai hurlé de rire en découvrant la pléiade de « divas » réunies autour de la casserole officielle et brailleuse en français de cuisine Tina Arena. Pour mémoire, Angun, Amel Bent, Laam (elle a le look Laam…), et j’en oublie des aussi bien...Je me rappelle plus si la grosse Chimène était de la partie.
J’ai découvert les Black Eyed Peas, mais j’aurais pu vivre sans les connaître, qui supplante quand même U2 et d’autres vrais groupes de gens connus dans le cœur des internautes français.
Mais le vrai choc de la soirée, ça a été Mylène Farmer « album francophone de l’année » avec « avant que l’ombre », même elle y croyait à peine en remerciant ses électeurs dans un direct terriblement différé en provenance de Bercy. Pour récompenser les fans tarés qui ont effacé 30 000 fois les cookies de leur pc pour pouvoir voter à l’infini pour leur idole, on a balancé quelques images du concert. Ce n’est pas pour me la jouer aigrie de base mais j’ai l’impression de ne pas avoir manqué grand-chose.
Le second coup de théâtre, de tonnerre, de semonce, de foudre, enfin le second truc super choquant, c’est que, accrochez-vous, Mylène n’a pas été reconnue artiste féminine francophone de l’année et que ce titre lui a été ravi par Jenifer. Un ami à moi qui s’y connaît m’a dit gravement « et oui les fans de Jenifer ont le net maintenant ». Ils aiment eux aussi enlever les muffins (mouhahahahahaha) de leur pc apparemment. La fin d’un règne, la fin d’une époque, la fin des (z)haricots…très certainement oui… Bon ça aurait pu être pire, Laam aurait pu emporter le titre convoité et là Mylène en aurait avalé le grand chapeau qu’elle porte pour interpréter « c’est une belle journée ».

Y’avait quand même des trucs bien dans cette soirée un peu ennuyeuse, j’ai découvert tardivement, je le reconnais, Coldplay, et puis le grand Robbie a encore prouvé qu’il était le plus beau, le plus sexy, le plus tout quoi….

Bientôt, je remettrai les PiOCi Awards de sa mère de mon cul…

(Par ailleurs, les filles lesbiennes qui aiment les bêtes n’oubliez pas mon appel à témoins juste en dessous)



 

WANTED

Pour un article à paraître dans un magazine gay lesbien et tout ça, je cherche des filles (désolée les garçons) lesbiennes (navrée pour les autres) qui possèdent / ont eu / ont subi un animal de compagnie et qui ont des anecdotes passionnantes à raconter sur leur ami à deux, trois (si c’est un canard), quatre, huit, douze… pattes.
Quel place prend-il dans votre vie, celle de votre conjointe ?
La créature à poils, à plumes ou à écailles est-elle l’enfant que vous n’avez pas encore ou celui que vous n’aurez jamais ?
Quelles sont les pires histoires liées à la bête qui partageait l’existence de votre dulcinée ?
….
Bref, parlez moi ici de vous et de vos animaux les filles, merci d’avance…



22 janvier 2006

 

Je suis de retour

Je peux aisément disparaître sans que personne ne s’inquiète de mon absence, c’est décidemment très flatteur.
Avant de partir en villégiature, j’ai eu le temps d’apercevoir le dernier opus pathétique de « la famille formidable » qui voit se réunir après moult rebondissement inintéressants Catherine et Jacques et qui prouve pour ceux qui en doutaient encore que les lesbiennes sont méchantes et vindicatives puisqu’elle cherche à priver le gentil Nicolas de ses droits de paternité sur son « fils, sa bataille ». J’oublie de dire que tous ces braves gens se réconcilient autour d’un projet de restaurant super traditionnel car les véritables valeurs de la vie, la famille et le travail, voilà ce qui rassemblent les vrais gens gentils.
Ah ouais, en deuxième partie de soirée, il y avait aussi Delarue qui posait des questions brillantes sur l’intelligence des animaux face à des gens supers lucides qui font passer leurs bêtes avant leurs conjoints. J’ai particulièrement aimé Junior le perroquet, fils de deux sexagénaires gâteux, qui selon leur fille n’ont plus rien dans leur vie alors c’est quand bien que Junior soit là quand même.
En parlant d’animaux, lors de mon séjour loin de chez moi, j’ai découvert une triste facette de la vie de mes géniteurs : ils adorent la série « Rex ». Pour les bienheureux enfants du placard, elle met en scène des policiers allemands assistés d’un berger de la même nationalité. Je savais que mon père s’endormait régulièrement devant les fictions teutonnes programmées par France 2 en début d’après midi mais je ne connaissais pas la gravité des symptômes. Jeudi, alors que nous étions à table avec ma mère-grand, ma mère somme mon père d’enregistrer « Rex » parce que tu comprends, se justifie-t-elle, l’inspecteur va être tué et elle tient à savoir comment le clébard va réagir. Ma mémé qui suit ça en boucle depuis cinq ans a précisé que son successeur était fort séduisant. Le lendemain, rebelote, mais cette fois-ci après le décès du héros, mes parents voulaient en savoir plus sur le remplaçant, « bel homme » ça se confirme, et sur les réactions du gentil chienchien. Comme c’était mon intronisation de Rex, ils m’ont expliqué que le « petit pain au saucisson » était un running gag. En voyant le nouveau, j’ai expliqué à mes parents qu’il avait du perdre un chien qu’il aimait en mission et qu’il allait du coup tout de suite s’entendre avec le berger allemand. Bingo ! Mes géniteurs n’ont pas du tout été admiratifs et m’ont soupçonnée d’avoir déjà vu la série ou d’avoir lu un résumé dans un magazine télé bien informé. Ces braves gens se moquent de ma beaufette de tante super informée qui leur a brisé le cœur en leur annonçant qu’il y avait plusieurs toutous pour incarner Rex mais sont super fiers de leur second degré délire quand ils matent la série. N’empêche que de là à l’enregistrer quand même…
Sinon, j’ai découvert la TNT, enfin le peu de chaînes que mes parents captent normalement. J’ai ainsi sur grâce à Europe 2 TV que les Tatu étaient back. Grâce à leur chanson et surtout à leur clip super explicatif, j’ai appris qu’une des deux avait des tendances bis alors que l’autre l’aimait exclusivement. Mais en fait, à la fin tout était bien qui se terminait trop bien puisque la pseudo bi se défilait devant le mâle et appelait sa copine pour l’aider à se sortir de ce mauvais pas. Qui osera encore prétendre que tout ceci n’est qu’un coup marketing. Désormais, c’est officiel, je veux la TNT !



16 janvier 2006

 

Home sweet home

Hier, « zone interdite » nous plongeait dans les affres de l’accès à la propriété. Un sujet qui me tient particulièrement à cœur puisque ma femme et moi sommes en train de faire construire un pavillon en banlieue pour héberger Sultan, notre berger allemand, et Junior, notre chat psychopathe.
Mais non, je déconne, j’aime juste me moquer et hier j’ai eu de quoi.
Alors nous avons la famille parfaite, deux enfants, un garçon et une fille en plus, madame au foyer, monsieur pilote de chasse (il aurait pu poser pour une pub pour les rasoirs tant il était beau, viril et en même temps bon père de famille), qui a décidé de construire sa maison en bois de ses mains. Bon, ils sont hyper top super motivés et musclés, du coup les bouts de bois qu’ils auraient du assembler en deux semaines, ils les ont réunis en une seulement. On applaudit. Les deux mauvaises langues qui faisaient de la graisse devant la télé en digérant leurs pizzas ont souligné que la baraque aurait pu cramer avec le barbecue organisé à proximité ou les travaux être ralentis par la pluie mais rien y a fait, ils ont gagné l’émission. Heureusement, nous avons retrouvé hier soir le couple agaçant de bobos parisiens fauchés qui cherchent à rénover un loft. Alors eux, ils sont super top délires. Ils ne branlent rien dans leur taudis. La voix off explique qu’ils sont motivés à fond mais à l’écran, ça se voit mal. J’imagine la réunion de crise dans la boîte qui produit le reportage « les deux mollasses, là, ils ne foutent rien. La rénovation n’avance pas, on n’a pas d’images. Putain mettez leur un pétard dans le cul ». Résultat, sept mois après le début du tournage, on les voit passer l’aspi, on apprend qu’ils ont vachement avancé et limite choisi un entrepreneur pour le gros œuvre. Ouais, ouais, on y croit à mort. La journaliste chargée du reportage a du être obligée de mettre trois coups de peinture sur les murs pour faire illusion. Honnêtement, je compatis avec elle parce que leur humour à eux deux est franchement lassant. Bon, après on a eu les super losers qui rêvent du même pavillon que ma moitié et moi mais qui ont misé sur le mauvais constructeur. Rookie mistake ! Dans la première partie du reportage, on croit que le mur porteur va rien porter du tout parce qu’il a été mal édifié et le chantier est déjà interrompu depuis plusieurs semaines. Quand il reprend enfin le super promoteur essaie de les arnaquer sur la charpente. Notre brave propriétaire voit en plus ses voisins immédiats qui ont commencé à faire construire leur taudis à eux après le leur, avoir les clés alors qu’elle ne possède pour maison qu’un tas de parpaings. Merci de compatir… Je vous passe les beaufs moins fauchés qui font construire une villa à l’image de leur modestie en Provence. Nous avons failli mourir de rire en découvrant leur promenade sur le marché typique du bled destiné à nous prouver qu’ils étaient très intégrés à la population locale, ouais intégrés dans un piège à touristes ça le fait à mort…J’allais oublier mon préféré, le concierge qui a acheté sa petite maison à trois heures de Paris pour partir lui aussi en week-end. Je n’ai limite pas le courage de me moquer tant c’est pathétique, pardon mignon.



 

En ces temps troublés, un post un rien engagé…

D’abord, je tiens à remercier Didier Barbelivien, grande star aux textes extrêment engagés s’il en est, et Jean-Marie Bigard, archétype du beauf tête à claques, de soutenir ainsi Nicolas Sarkozy et de rappeler que les artistes n’ont pas le monopole de l’(é)cœur(ement) pour notre futur président. D’un côté de la balance, Jamel (que je n’adore pas) et JP Bacri, entre autres évidemment, contre l’auteur d’« à toutes les filles » et du sketch sur « le lâcher de salopes » mon cœur vacille…
Sinon, j’ai adoré le sujet sur les femmes en politique dans l’émission de Maïtena et je réclame ici officiellement la tête de Xavier de Moulins, le chroniqueur le plus agaçant que la terre ait jamais porté. Il dresse donc le portait de Clémentine Autain et souligne que « c’est un joli fruit de saison », jeu de mots subtil sur son prénom pour ceux qui n’ont pas suivi. L’adjointe à la jeunesse de Bertrand D., mon autre idole, absolument impériale, enchaîne en expliquant, que, comme c’est amusant, on parle toujours du physique des femmes politiques. Pan dans tes dents de gros macho !



14 janvier 2006

 

Télé POC

Samedi
J’ai un faible pour les divertissements animés par Daniela, chacun ses vices. Ce soir, elle s’attaque, la fourbe, une fois n’est pas coutume à la chanson française. Dans cette émission, on mêlera vieux chanteurs pourraves (Hugues Auffray, Julien Clerc…) et nouvelle scène française trop bien (Chimène Badi, Julie Zenatti, mouhahahahahahaha). J’ai vachement hâte d’y être. Euh, en vrai, je suis occupée ce soir alors ça sera sans moi mais sinon je vous assure que ça doit être top. J’attends les gaffes de l’inénarrable D. au zapping.
J’ai manqué les premiers épisodes du remake de « l’hôpital et ses fantômes » par S. King, je me laisserai peut être tenter si j’y pense.

Dimanche
Savez-vous que PiOCi Senior que vous respectez tous et toutes parce qu’elle est l’auteure de mes jours est une inconditionnelle de « pretty woman » et qu’elle ne loupe pas une rediff ?
Ce soir, communiez toutes et tous avec elle devant la une !
Hmm en même temps, il y a un « zone interdite » sur des gens qui achètent des maisons toutes pourries et qui les refont de leurs petites mains. C’est tentant quand même…
En deuxième partie de soirée, comme je tomberai de sommeil après avoir vu des gens s’activer, j’enregistre « traffic ».

Lundi
Rhooo, là je passe mon tour. Entre la fiction récurrente au nom abrégé énervante de la une, le téléfilm un peu roots de la deux, le reportage soporifique de la trois, et les films des autres chaînes, choisissez vous-même ce que vous préférez !
J’en profite pour fustiger ma moitié et une des mes connaissances qui ont prétendu que je ne recensais que la daube dans mon Télé Moi, je m’insurge. C’est un point de vue certes subjectif sur les programmes de la semaine mais personne n’a le droit de dire que « confessions intimes », « jour après jour » ou « Super Nanny » est de « la daube ».
Je suis peinée mais le spectacle doit continuer…
En deuxième partie de soirée, je vous conseille le chef d’œuvre « Urban Legend », excellent film au demeurant, tellement bon d’ailleurs qu’il y a eu une suite « Urban Legend 2 ». C’est dire quand même.

Mardi
Fred Courtadon revient avec son « affaires de famille » remodelé en « quelle famille ». C’est trashy à mort, j’adore ! Pour vous dire, Bidule 16 ans trouve ses seins trop gros mais sa mère refuse qu’elle subisse une réduction mammaire. Je brûle de voir ça.

Mercredi
Ce soir, c’est le dernier épisode de la pathétique suite de « la famille formidable ». J’écraserai malgré tout une petite larme en voyant le générique arriver.
En deuxième partie de soirée, JLD décidemment follement original nous parle des animaux de compagnie. M’en fous, moi j’enregistre Melina Kanakaredes dans « les Experts Manhattan ».

Jeudi
J’ai manqué « RIS police scientifique » la semaine dernière, je vais essayer de combler mes lacunes en deuxième semaine.
En revanche, je n’ai pas loupé Cauet, jeudi dernier, et je vais continuer sur cette mauvaise pente.

Vendredi
Je boude « les enfants de la télé » pour me consacrer aux inédits des « 4400 ». Révélation de cette saison, ils sont 4412. Pardon, cette vanne ne fait rire que moi.
En vrai, hihihihihi, j’enregistre les « 4400 » et je savoure « les enfants de la télé » avec les vieux bronzés venus faire leur promo.



 

Je tiens à rendre hommage

- A Lennie, l’enquêteur de « New York police judiciaire » qui a pris se retraite vendredi après des siècles de lutte contre le crime..

- Au méconnu 4401ème dont personne ne parle jamais et pour cause, il a manqué son enlèvement par les gens du futur. En fait, j’en sais rien, c’est juste pour annoncer avant la rédaction de mon Télé POC les inédits des « 4400 ».

- A mon meilleur ami de 25 ans, qui a pensé hier à me faire partager un morceau de l’Evénement. Je sais donc qu’Elle a chanté « c’est une belle journée ». Ce Moment est conservé dans les archives de mon répondeur.

- Au type qui m’a demandé hier si j’avais un short. Oui, le 13 janvier, en plein frimas, je me munis généralement d’un bermuda que j’arbore fièrement en cas d’urgence shortesque.

- Au gros blaireau qui m’a demandé hier dans la rue si j’habitais là et pourquoi je ne lui avais pas répondu quand il m’avait klaxonnée.

- A mon tee shirt soldé 25 euros, c’est énooooooooooorme, je sais mais il en coûtait 35 à la base. Il est très beau avec un daim en relief dessus...

- A ma télé que je ne regarde pas assez en ce moment et que ça peine beaucoup.



13 janvier 2006

 
Je vais me la péter un peu aujourd’hui.
En regardant « les Experts Manhattan », en différé hier et aujourd’hui, j’ai capté les deux intrigues en cinq minutes. Ce n’est évidemment pas la faute des scénaristes géniaux mais bien grâce à mon flair légendaire de téléphage à qui on ne la fait plus. Dans le premier épisode, la complicité entre le jeune flic promu inspecteur et le vieux policier en tenue ancien instructeur du jeune loup m’a fait dire dans la seconde à ma moitié alors que rien ne le laissait supposer à cet instant que le maître Jedi allait être mêlé à l’affaire. Bingo, on a appris par la suite qu’il avait dissimulé des preuves pour faire innocenter son fils illégitime. Dans le second volet, j’ai diagnostiqué chez le trader disparu dès l’avant-générique tous les symptômes de la schizophrénie.
J’attends désormais un coup de fil du FBI pour m’engager, je suis dispo de suite et sans vraies exigences salariales. Il me faudra juste un chauffeur de fonction parce que je ne conduis pas et plein de fringues siglées FBI parce que j’en rêve.

« La méthode Cauet » d’hier ne m’a pas surprise non plus. Sur le plateau, Salma Hayek et Penelope Cruz, présentées comme deux « bombes latinos » sont venues faire la promo de la dernière production de Besson. Le professionnalisme à l’américaine m’éblouira toujours. Les deux stars ont joué le jeu pendant toute l’interview. L’animateur leur a posé des questions essentiellement sur leur sex appeal, en même temps la bande annonce suffisait pour situer le niveau d’intérêt du film. Pour en rajouter dans le graveleux, l’humoriste Franck Dubosc est venu prêter main forte toute en finesse au gros Picard. Bon, j’ai ri mais j’étais fatiguée. On a enchaîné avec Kad et Olivier qu’on voit absolument partout et qui s’ils l’ont été un jour ne sont plus drôles du tout. Isabelle Mergault a répondu à une question sur son film et à des milliers sur son défaut de prononciation. J’ai craqué avant que Roméo Sarfati ne vienne parler de « la famille formidable ».
Ce qui me tue toujours, c’est le vide insondable de cette émission et le fait que chaque semaine mon cerveau évacue apparemment l’information puisque je m’affale fidèlement à 22h30 tous les jeudis devant mon téléviseur.



12 janvier 2006

 

Une famille formidablement sexiste

Ahhhhhhhh, j’avais prévu la pizza et les sodas pour ce deuxième opus des inédits d’« une famille formidable » et je n’ai pas été déçue du voyage. Les scénaristes ont bien assumé ce coup-là le grand n’importe quoi amorcé dans le premier épisode et poussé leur logique jusqu’au bout. Les comédiens ont partiellement renoncé à jouer pour cabotiner à mort, mention spéciale à Jacques et son ami Richard, respectivement Bernard Le Coq et Philippe Khorsand, que j’adore pourtant. Annie Duperey s’en sort royalement et survole la mêlée comme à chaque fois mais je manque d’objectivité car sa sositude avec ma môman me fascine.

Vous le réclamez déjà à corps et à cris, le voilà, le résumé…

Jacques et Catherine ont décidé à la fin de l’épisode précédent de s’envoler pour les îles afin de fêter leur x années de mariage. Pour surprendre son épouse, l’ancien restaurateur convie les piliers de la formidable tribu sous les cocotiers. Les jumeaux et Roméo, parti prendre des cours de comédie et d’orthophonie, sont absents de cette intrigue. Reine pour gâter ses meilleurs amis affrète un petit avion qui doit les mener au bord d’un lagon où ils feront une gigantesque teuf. Le petit zinc est pris dans un orage et se crashe sur un îlot désert. Là, passée cette énoooooooooooorme catastrophe, les ennuis s’amoncellent, bourré comme une otarie, Sébastien achève de déglinguer la radio, Jacques assomme Richard avec une noix de coco, et le mari falot d’Audrey fait tomber le pistolet de détresse dans la flotte et ne peut donc alerter l’avion qui survole leur asile…bref la famille formidable s’apprête à s’éterniser sur son îlot. Tout le monde se déchire mais grâce à la poigne de fer du chef de famille, la survie s’organise, comme on dirait à Koh Lanta. Tout va bien ou presque sauf que Frédérique, la fille Beaumont, s’aperçoit que Nouredine son époux l’a trompée avec Kelly, l’ancienne maîtresse de son père et que Christine, la femme de Sébastien l’ex grand amour de Frédérique, réalise qu’elle est enceinte ce qu’elle attendait depuis des siècles. Je vous passe Richard qui dans ses délires post traumatisme crânien dénonce ou presque à son insu l’infidélité de son meilleur pote, qui heureusement intervient à temps. Frédérique et la famille formidable boudent donc Nouredine qui souffre presque autant que Bijou et arrête de pêcher les poissons qui nourrissent la tribu. Audrey, pour des raisons relativement inexplicables, pète complètement les plombs et s’accroche à son odieux mari. Elle gaffe mortellement à son tour en éteignant le feu salvateur par accident. Ne me dites pas que mon résumé est incohérent, il est à l’image de l’épisode qui alterne drames et moments « drôles ». Oui, quand même, je vais vous citer deux scènes où on a ri, parce que ma femme et surtout moi sommes indulgentes. Le feu est donc étouffé et la joyeuse petite bande est contrainte de remanger du poisson cru, Richard s’exclame alors « que de sushis, que de sushis » au lieu de que de soucis, vous voyez quoi. Quand Jacques allume finalement le feu grâce à ses souvenirs de scout, on nous balance la musique de « 2001 l’odyssée de l’espace » quand le singe fait je sais plus quoi, je suis une cinéphile de merde. C’est donc super rigolo.
Je conclus ça vite. Faute de nourriture, Christine perd le bébé. Fred pardonne à Nouredine parce que c’est dans la nature des hommes d’être infidèle. Catherine apprend que Jacques l’a trompée avec Kelly et pète les plombs. Reine sort avec le pilote du petit avion. Le cas d’Audrey ne s’arrange pas.
Ils sont finalement sauvés et ça promet pour la prochaine fois.

Hmmm, mon avis sur le sujet est contenu dans la sentence « Fred pardonne à Nouredine parce que c’est dans la nature des hommes d’être infidèle ». Le mari d’Audrey ne reviendra pas, lui, en revanche parce que ce n’est pas dans la nature des femmes de l’être apparemment. Sauf peut être, si elle porte la culotte, je m’interroge. C’est du vaudeville à l’ancienne avec coucheries dans le clan à gogo et quiproquos énormissimes, la sympathique série du début a pris du plomb dans l’aile malgré la présence d'Annie Duperey, qui donne pourtant de sa personne.



10 janvier 2006

 

trash TV

Hier soir, j’ai regardé « confessions intimes », enfin pas que apparemment, mais comme l’émission de JLD s’était déguisé en émission de deuxième partie de soirée sur la une, j’ai eu l’impression d’avoir une longue soirée proposée par Isabelle Brès.

« Jour après jour », c’était par le passé, un générique sobre et des sujets racoleurs mais pas trop. Le générique est désormais calqué sur celui de « confessions intimes » avec les morceaux le plus chocs de l’émission et une voix off qui fait monter la pression. Le sommaire nous a, quant à lui, fait croire un instant qu’une faille spatiotemporelle nous avait propulsé plus tard dans la soirée sur une autre chaîne.
Le thème fort sympathique ma foi était « peut-on avoir une deuxième chance en amour ? » pour l’illustrer un couple au bord de la rupture, une jeune femme que son petit ami vient de quitter pour…un homme, un type légèrement tordu qui recherche depuis cinq ans l’amour de ses 19 ans perdu de vue depuis vingt ans et un pauvre gars écoeuré par les femmes françaises qui s’en va chercher le grand amour à Minsk.
Comme d’habitude, je vais élaborer mon petit podium du trash en commençant par le moins pire et en terminant par le summum. Sauf qu’aujourd’hui, je me sens presque à l’école des fans puisque tout le monde mérite dix sur dix ou presque.
Commençons par le couple en crise ! Je misais beaucoup sur ce sujet que mon émission favorite du lundi de la une aurait rendu bien nauséabond mais voilà chez JLD on n’assume pas encore à fond alors c’était juste sans intérêt. Mauricette se tape toutes les corvées à la maison et gère les gosses. Jean-Georges rentre crevé du boulot et n’en fout pas une. Mauricette songe donc à le quitter mais en fait non parce que Jean-Georges va faire des efforts. Comme ça, sans intervention de psy ni rien, le problème est réglé.
Après, je vais avoir du mal à choisir le moins alarmant des trois cas, bon je me résous quand même à parler de la fille plaquée pour un gay. Là, je vais me permettre de signaler qu’il s’agit quand même limite d’homophobie primaire puisque le sujet commence par l’analyse de sang de la jeune femme puisque son compagnon ne lui a pas été fidèle. Si ce garçon l’avait trompé avec une créature du sexe opposé, jamais au grand jamais je suis prête à en mettre ma main au feu, on aurait traité le cas ainsi. Mais là pédé oblige, le test HIV et son résultat sont les seuls éléments un peu intéressants de l’affaire. Heureusement la témouine est moins conne qu’il n’y parait et a renvoyé Delarue assez vite dans ses buts quand il lui a demandé si c’était plus difficile d’être quittée pour un homme que pour une femme, elle a argué qu’il s’agissait surtout de confiance abusée. Bien joué, mademoiselle !
L’homophobie latente m’avait déjà passablement exaspérée mais le féminisme exacerbé m’a quasiment achevé. Robert est un bel homme, pardon c’est méchant de se moquer, de 35 ans qui pense que les pantalons en cuir trop courts sont un must de virilité. Il trouve que les femmes françaises sont des grosses salopes hyper compliquées qui ne veulent pas s’engager mais adorent parler. Les femme françaises seraient donc en majorité des gouines puisque rappelez-vous selon Samantha de « sex and the city », les lesbiennes passent leur temps à prendre des bains ensemble et à causer de leur relation. Lui, Robert ce qu’il désire est simple : se marier et avoir un enfant. A 35 ans, il ne trouve pas ça abusif du tout et la dame qui vend des russes non plus. Il prend donc un avion vers Minsk pour rencontrer dix femmes soumises, pardon dix fiancées potentielles. Chaleureux comme une porte de prison, il reçoit les postulantes dans une chambre d’hôtel miteuse…au terme d’un marathon de la rencontre il tombe éperdument amoureux de Tatiana, la fiancée venue du froid. C’est magnifique.
Bon le dernier reportage mettait en scène un grand malade qui a plaqué sa vie depuis cinq ans pour rechercher une femme avec qui il est sorti cinq jours, il y a vingt ans. Il erre avec une vieille photo dans les rues de Bourges, dernière résidence connue de son amour envolé, en espérant qu’un voisin, un proche, un ami, une connaissance, son dentiste, sa boulangère,…la reconnaîtra et les mettra en contact. Fuis madame si tu habites encore cette cité, ce type n’est décidemment pas net.Je cherche encore le rapport avec l’amour et la deuxième chance dans tout ça.

Heureusement après, nous avons eu le droit au vrai « confessions intimes » et non à ce canada dry miteux.
Je tiens à rendre tout particulièrement hommage à Rodrigue, un jeune homme comme on en voit peu, qui rendrait féministe la plus acharnée des bimbos enfin en fait non puisque son épouse le supporte encore. Rodrigue ne se ment pas à lui-même, ni à la caméra d’ailleurs, quand on lui demande ce qu’il cherche chez une femme, c’est objectivement une ménagère qui se la ferme et élève ses enfants qu’il désire. Rodrigue a du cœur. Mouhahahahahahaha…
Il a donc obligé tout à sa logique, sa dulcinée, Chimène, à faire ainsi mais comme cette créature est un peu pénible, elle exige de la reconnaissance et du temps. Je ne vous l’ai pas encore dit mais Rodrigue est chanteur professionnel, il anime les maisons de retraite, les karaokés, les bars tabac, il se donne donc beaucoup à ses fans féminines et pas trop à sa chérie qui le gave. Le psy un peu chiant quand même oblige le brave homme à s’occuper un peu de sa famille. Quel rabat-joie !
Le sujet suivant nous a propulsé en plein « Podium ». Jean-Jacques a cinquante ans et est sosie de Cloclo sauf que Jean-Jacques ressemble à Claude François comme moi à Mylène Farmer, enfin pour être précise comme moi si je m’étais teinte en rousse à Mylène Farmer, parce que JJ a laissé pousser ses cheveux et les a colorés pour ressembler à son idole. Il n’y a pas à dire, le « sosie » se donne à fond dans son art. Il danse aussi bien que lui, il a réuni une troupe de Jean-Jacquettes, qui compte Maryse sa fille au physique pas évident, pour l’accompagner sur scène, et sa femme qui pourtant en a ras la touffe de Cloclo fait même un duo avec lui lors de ses galas. Je crois que si, lecteur, tu n’as pas vu le bidule, tu auras du mal à visualiser le comique de la situation. Cloclo chantait avec sa merveilleuse femme de l’époque aussi blonde et séduisante (enfin tous les goûts sont dans la nature) que lui. Jean-Jacques qui n’est déjà pas bien jojo se fait accompagner de Bernadette qui pèse son poids, accuse son âge et surtout ressemble à pas grand-chose. C’est quasiment n’importe quoi. Enfin, c’est quand même bon de rire parfois…



09 janvier 2006

 

« parce que le silence »

Événement de l’année, Mylène Farmer, la star adulée par des millions de milliards de fans de par le monde essentiellement en Russie et en France, a accordé (c’est le mot) une interview à l’équipe de « sept à huit ». Comme Mylène est une petite chose fragile, on ne lui pose aucune question qui fâche et comme le signalait quelqu’un de pas bête aucune question sur sa musique. Ne soyons pas triviaux, obliger Mylène Farmer à parler de sa production musicale assez lamentable depuis quelque temps, ça serait limite obscène. Comme elle commence un concert pharaonique, vendredi là, on pourrait peut être l’interroger sur le sujet mais pas de bol c’est tip top secret.
Alors de quoi on lui cause à cette star mystérieuse et libérée, de son silence, parler de silence, quel chouette paradoxe...
Elle nous ressort les mêmes lieux communs sur sa timidité légendaire, sa modestie proverbiale et tout le reste. On apprend qu’elle a assouvi tous ses fantasmes sexuels, ça c’est pour le côté sulfureux. A mon avis, au fur et à mesure de l’entretien, elle biffait les points abordés sur sa « to do list » personnelle. Elle parle bien, bien qu’elle ait un peu tendance à coller des « que » partout. Son « parce que le silence » m’a marquée. Les fans ont du s’étouffer de rire quand la star a signalé qu’elle ne dormait pas dans un cercueil et qu’elle mangeait des fraises tagada et non des araignées. Mylène sait aussi être délire. Sinon, elle s’emmêle les pinceaux dans sa légende en expliquant qu’elle n’a aucun souvenir avant l’âge de douze ans et en narrant une formidable anecdote survenue durant sa onzième année d’existence. Je chipote, me direz-vous, elle est peut être amnésique avant ses onze ans.
Le seul truc qui m’a marqué dans tout ça, c’est que dans « une belle journée », elle aurait pu chanter « c’est une belle journée, je vais me tuer » et que j’adore l’idée. Dommage…encore un rendez-vous manqué.
Ouais, ouais, ben moi avec tout ça, je ne regrette pas d’avoir revendu mes places trop chères. Le mythe a pris du plomb dans l’aile et même cette annonce qui aurait du bouleverser mon existence d’ancienne fan – ça serait la dernière interview de la rousse libertine – me laisse de glace.

La six avait, elle, décidé d’écorner un autre mythe, celui du grand, pas par la taille mais par la carrière, Tom Cruise. Grâce à « secrets d’actualité », j’ai su comment les scientologues utilisaient le nabot pour faire leur promotion à travers le monde. Petit – énorme en fait – bémol, outre la dramatisation à outrance « vous allez savoir comment » tadadada, « vous allez savoir pourquoi » tadada, je n’ai rien appris sur la secte. C’est très intéressant de dire qu’il est dangereux pour les esprits un peu fragiles que l’acteur fasse du prosélytisme mais comme je ne sais toujours pas quel fléau le mouvement représente vraiment, me voilà bien avancée…



08 janvier 2006

 

Télé POC

Dimanche
Je suppose que faute d’envie de mater le film d’Ozon et ne supportant pas Pierce Brosnan en James Bond, je vais me rabattre sur « capital » quel que soit le sommaire. En revanche, en deuxième partie de soirée, le reportage sur Tom Cruise et la scientologie de la six m’intéresse d’avantage.
Si j’étais américaine, je sais ce que je regarderai mais malheureusement je ne suis pas américaine, ça me gêne, ça me gêne, lalalalala…
Pour un petit aperçu, c’est .

Lundi
Ahhhhhhh, ooooooooooooooooh la belle soirée télé que voilà avec en première partie de soirée « jour après jour » sur l’amouuuuuuuuuuuuur et ensuite sur la une « confessions intimes » sur le reste.
J’enregistre si j’y pense « ni pour, ni contre (bien au contraire) » sur la six parce que j’adore le titre de ce film et que j’aime bien Cédric Klapisch.

Mardi
Je suis fan du principe de « nouveau look pour une nouvelle vie », vous êtes laids et mal habillés, du coup on vous humilie dans la rue en obligeant les passants à se moquer de vous, après on vous refond votre garde-robe, on vous replâtre au maquillage la tête et on vous coupe les cheveux, et vous devenez magnifique aux yeux des badauds. Le bonheur ce n’est pas si compliqué que ça en fait.

Mercredi
Malgré tout le mal que j’ai dit de « la famille formidable », j’ai hâte de retrouver ma série culte. La une aurait peut être en effet pu avoir la bonne idée de tout repasser pour que mes lecteurs saisissent ma fanitude absolue qui n’est pas évidente à comprendre après visionnage de l’inédit de la semaine dernière.
Ensuite, j’enregistre « les Experts Manhattan » pour Melina Kanakaredes aussi et je regarde Jean-Luc « toujours original » Delarue qui revient ce soir sur les maladies à la con qu’on ne discerne pas au premier coup d’œil mais qui pourrissent la vie des gens. Moi, je n’y peux absolument rien s’il a fait le même sujet, il y a un an, il devrait peut être revenir sur les lesbiennes pour que je m’égosille un peu devant mon petit écran.

Jeudi
Je suis curieuse de voir ce que vont donner « les experts » à la française. Je me penche donc sur « RIS, police scientifique » de la une.
Je n’arrive jamais à me rappeler de la chute, ahahahahaha c’est le cas de le dire (les cinéphiles cultivés me comprendront), de « sueurs froides » diffusé ce soir sur la trois.
Sinon, si j’ai une once de courage, je jetterai un œil sur « les femmes précaires » de la deux ou plus vraisemblablement je rirai grassement devant « la méthode Cauet ».

Vendredi
Savais-tu lecteur fan de moi que j’étais née un vendredi 13 ?
En ce jour magique, je pense préférer les rediffusions des « 4400 » à l’horrible émission de la une sur les blagues d’enfants.
En revanche, je risque d’hésiter terriblement entre « c’est quoi l’amour » avec comment baiser quand on est gros, anormal, malade ou SM et « sex and the city »…



06 janvier 2006

 

Beurkkkkk (même pas inspirée pour le titre...)

Je profite de mon manque d’inspiration pour vous narrer quelques grands moments de classe à la télé.

Dans un épisode du JAG de cette semaine, un vilain interpelle ainsi le lieutenant femelle Bidule venue l’interpeller car il a tué une femme, « virez moi cette pute de la piste » et cette officier de lui répondre « moi c’est lieutenant Bidule, pas pute ». J’en suis restée muette de stupéfaction.

Je vous ai déjà causé du médicament nommé « erekton » dans « une famille formidable », désolée je ne m’en remets pas. Ils auraient pu jouer sur le mot viagra à la place, non ?

Mais hier, le pompon du sommet de la cerise sur le gâteau de la classe a été atteint dans l’émission de Cauet quand l’animateur a demandé à Richard Virenque comment les coureurs faisaient pour uriner depuis leur vélo. Le grand champion au palmarès aussi impressionnant que son QI est minuscule ne s’est pas gêné pour disserter un long moment sur le sujet et a enchaîné pour la bonne bouche par une anecdote de son cru sur Ulrich qui avait la chiasse (pardon mais je préfère à colique ou diarrhée) pendant une étape et qui a déféqué dans sa casquette. Amis du bon goût…



05 janvier 2006

 

Une famille vraiment formidable

Je l’attendais depuis la dernière fois -était-ce déjà au XXIème siècle ? je ne me souviens pas - le grand retour d’une « famille formidable ».
Alors je me refuse d’emblée à faire un résumé de toutes les saisons passées pour les enfants du placard.
Je vais juste dépeindre grossièrement la vie des personnages existants.

La famille formidable
Il y a d’abord le couple Beaumont Catherine et Jacques, les piliers de la famille formidable puisque ils en sont les géniteurs.
Catherine est pédiatre. C’est le sosie de PiOCi Senior. Elle est aussi géniale que les siens. Tout le monde l’adore et la respecte sauf son connard de mari, Jacques. Elle lui a été plein de fois infidèle mais c’est lui qui avait commencé aussi. Ils ont d’ailleurs divorcé mais se sont remariés. Ouf !
Jacques est restaurateur. Il est plutôt pénible comme garçon mais bien qu’on ne sache pas vraiment pourquoi Catherine l’aime et comme on aime Catherine, on a confiance en elle.
Audrey, l’aînée, n’est pas la fille de Jacques mais d’un magnifique avocat qui est mort avant le début de l’avant dernière saison. Dommage, c’était un de mes personnages favoris de la série. Elle est médecin comme sa maman et super pénible contrairement à elle. Elle est mariée à un type tout mou et agaçant avec qui elle a une fille. Elle le trompe à tire la rigot. (Où ça ?)
Nicolas, Roméo Sarfati pour les fans comme moi, est le fils chéri. Beau gosse, il a couché avec Reine que vous découvrirez plus tard dans la section « proches de la famille ». Mais dans la saison dernière ou la précédente, il est devenu gay. Dingue !
Frédérique était la petite dernière avant la naissance des jumeaux, sur lesquels je ne m’étendrai pas, leur personnalité n’a jamais eu beaucoup d’intérêt. Elle a commencé comme championne de tennis dans la série puis elle a eu une histoire passionnelle avec Sébastien, le fils de Reine (se reporter à « proches de la famille ») avant d’épouser Nouredine, le cuisinier de son père.

Les proches de la famille
Richard est L’Ami de la famille formidable depuis le début. C’est le meilleur copain de Jacques. Il a épousé Paule, la sœur de Catherine, avec qui il a rompu récemment.
Reine débarque dans la série grâce à son aventure avec Nicolas, le fils de la famille formidable. Elle aura ensuite une liaison durable avec le vrai père d’Audrey jusqu’à sa mort. Elle est devenue depuis la confidente dépressive de Catherine.
Sébastien est donc le fils de Reine. Il a eu une histoire avec Frédérique, la fille Beaumont.

Hier, on reprenait tout ce petit monde en se souvenant plus ou moins bien des intrigues passées. Les téléspectateurs ont du s’accrocher pour adhérer au propos vraiment très peu vraisemblable.
Alors attention, je commence.
Jacques perd d’abord une étoile dans un guide coté puis son restaurant à cause d’une sombre intrigante avec qui il a couché. Il plonge dans une profonde dépression et se noie dans les affres de la culpabilité car il n’ose avouer à Catherine qu’il l’a à nouveau trompée. Du coup, il ne bande plus, pour dire les choses crûment. Il faut dire que ce nouvel opus de « la famille formidable » m’a paru bien plus trivial que les précédents. Pour soigner son mal, Jacques prend de « l’erekton », force la dose et échoue à l’hôpital frappé d’une crise de priapisme.La noble Catherine supporte son gros connard d’époux et gère les errances de ses sales gosses. Elle renonce à une magnifique expédition en Afrique qui lui tient pourtant vachement à cœur et à une liaison passionnée avec le père d’un petit malade pour Jacques, qui ne le mérite vraiment pas. Espérons qu’elle sera vengée dès la semaine prochaine !
Nicolas, mon petit chouchou interprété par Roméo Sarfati le plus mauvais comédien de sa génération désormais affublé d’un phrasée « racaille » pas du tout agaçant, est devenu galeriste et assume à fond son homosexualité. Pour nous le prouver, il revêt des lunettes de pédé. Désolée pour ce terme…mais les scénaristes ont nié toute subtilité sur ce coup là. Comme « la famille formidable » vit avec son temps, Nico a engrossé une gouine voisine et va devenir un homo-parent. Catherine et Jacques, qu’on croyait pourtant super bobo, vivent carrément mal cette paternité alternative. Moi, personnellement, ce qui m’a un peu gonflé dans tout ça, c’est que le gay dort avec la gouine et qu’on laisse penser au téléspectateur moyen de la une qu’ils sont peut être rentrés ensemble dans le droit chemin de l’hétérosexualité grâce à l’arrivée prochaine du divin enfant.
Frédérique et son mari ont, eux, quitté le restaurant du père pour fonder leur propre boui-boui qui fonctionne mal.
Audrey trompe son falôt mari avec un noir. L’homoparentalité et le couple mixte, on ratisse large sur la une.
Du côté des pièces rapportées, Richard essaie de se relancer sur le petit écran avec une intrigante, une de plus, homophobe et pas bien féministe la série culte finit par cumuler les tares, qui le plante quand son projet échoue. Il entraîne dans cette galère le très tête à claques Jacques qui est en mal de notoriété.
La sémillante Reine souffre beaucoup. Elle pourrait casser des assiettes avec Bijou pour la peine. Son fils lui parle mal. Sébastien est devenu un accro de la mondialisation qui en fait voir de toutes les couleurs à sa génitrice. Vous comptez sur vos doigts tous les problèmes actuels dont parle la série et vous êtes fascinés, mieux que « l’Instit », « le tuteur » et « Julie Lescaut » réunis.
Pour donner un peu de peps à l’ensemble déjà bardé de quiproquos, le mari d’Audrey organise son anniversaire de mariage dans le resto de la petite sœur de sa femme où justement son infidèle épouse dîne avec son amant noir. Le rendez-vous tourne au règlement de compte et le téléspectateur se réveille à peine.
Pourtant, PiOCi qui aime les paradoxes en redemande et rêve déjà à l’épisode de la semaine prochaine où tout ce beau monde échoue sur une île déserte.



04 janvier 2006

 
Après l’émission de dimanche sur les châtelains où j’ai découvert les joies de la chasse à courre avec la femme qui parle le plus vite au monde et que les gens de la noblesse n’étaient pas plus féministes que ça – c’est Hubert-Lancelot qui héritera du patrimoine et non pas sa gueuse de sœur Marie-Caroline -, hier j’ai regardé « il faut que ça change » parce que si « ça continue, il faudra que ça cesse » pour reprendre le slogan de la très culte Daphné B. que cette personne aime autant que moi.
Je n’ai vu qu’en partie le premier sujet sur le brave toulousain de base qui est un gros faignant et que le psy oblige à bosser dans un des fleurons de la restauration de la ville rose. Ce brave crétin entreprend quand même de tutoyer les clients, con. Renverse les lasagnes des pauvres dîneurs qu’il sert ! Le courageux praticien voyageur essaie malgré tout de lui trouver des qualités parce que ses parents ne lui en connaissent aucune. Vous imaginez l’horreur, on demande à vos géniteurs de dire ce qu’ils aiment chez vous et ils restent muets. Le psy, qui refoule mal son homosexualité, se creuse longuement la cervelle et finit par trouver notre Tanguy « beau ». Tout est bien qui se termine bien, les parents sont impressionnés de voir que leur fils peut travailler et reconnaissent qu’effectivement il plaît aux filles.
Le deuxième sujet que j’ai vu m’a paru absolument révolutionnaire. Une pauvre gamine de quinze ans se tape toutes les corvées ménagères dans sa demeure car sa mère entend faire d’elle une parfaite ménagère pour son futur époux. Du coup, j’ai remarqué au passage que la brave génitrice n’en foutait pas une chez elle et se déchargeait énormément sur sa fille. Elle ne consent même pas à torcher l’autre chiarde qu’elle a sortie de ses entrailles. Le psy a un plan. Il ramène sous son bras, un jeune garçon et prouve à la dame, c’est là que ça devient dingue, que les hommes peuvent aussi faire le ménage. Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve qu’au XXIème siècle cette idée a quelque chose de révolutionnaire. La génitrice de Cendrillon totalement retournée par cette information tuante change donc de point de vue en un quart de seconde et libère devant les caméras sa gamine de toutes ses corvées. Après, elles vont faire des photos ensemble et pour illustrer la levée du joug qui pesait sur elle, l’adolescente revêt une robe de princesse et une tiare.
J’ouvre une parenthèse sur le coaching télé. Depuis « starting over », je suis absolument fascinée par les thérapies très concrètes et imagées sorties de l’imagination fertile des coachs médiatiques. Je me demande si casser une assiette avec « je souffre » écrit dessus suffit vraiment à arrêter d’avoir mal et si mettre une couronne permet vraiment de se sentir « femme, une femme avec toiiiiiiiiiiii ». Rhoooooo, me dites pas que je suis bête, qu’il s’agit de raccourcis comme quand on saute les préliminaires dans les scènes de baise hétéros sur le petit écran, mais je vous jure qu’on essaie de nous faire croire que les problèmes se résolvent ainsi.
Bref, le dernier reportage a noué les tripes de PiOCi de seize ans qui ne repose pas en paix en moi. Nous découvrons Melody, j’adore ce prénom très années 90, qui à cause de sa timidité maladive a perdu toutes ses amies et surtout sa meilleure copine. Melody passe son temps libre avec sa mère ou s’isole dans sa chambre sur les murs de laquelle ses deux passions, Lorie et les dauphins, s’étalent. Je vous dis pas son bonheur quand Lorie nage, parle, chante…avec des cétacés. Melody a des boutons, un appareil dentaire et un look…particulier, Melody est l’archétype de l’adolescente mal dans sa peau. Au quotidien, la pauvre gosse ne peut pas entrer dans une boulangerie seule et quand sa mère la met au défi de le faire, elle se tape une véritable crise d’angoisse. Il faut sauver Melody. Heureusement le psy prend un TGV et déclame depuis son siège de première classe des choses profondes sur le malaise de Melody. Merci le psy… Il arrive et lui lance des défis terrifiants : passer une journée sans sa mère, acheter un pain au chocolat ou faire le magasins avec une gamine de son âge. Il lui présente à cet effet une comédienne de quinze ans qui se fait passer pendant quelques heures pour sa meilleure amie mais moi en vrai je sais qu’elle a été méchante avec la pauvre boutonneuse dès que la caméra s’éloignait. Cette thérapie de choc libère Melody qui porte désormais un chapeau et des tee-shirts colorés pour le prouver. Là, ça devient trop émouvant parce que le psy va chercher son ex meilleure amie qui lui manque trop – elle pleure quand elle pense à elle ou la voit sur les photos. Les retrouvailles sont, hihihihi, super, hihihihi, émouvantes. On filme, hihihihihi, les deux pauvres ados, hihihihihi, trop mal à l’aise, hihihihihi, en train de ricaner, hihihihihi, toutes les vingt secondes, hihihihihihihi. J’espère sincèrement que toi meilleure amie de Melody, tu ne lui briseras pas à nouveau le cœur. J’ai du jurer à PiOCi de seize ans que ça ne serait pas le cas, hihihihihihi, pour qu’elle se rendorme.



01 janvier 2006

 

Moi, j'aime pas le Nouvel An comme disait encore tout à l'heure mon ami le schtroumpf grognon

Nous sommes donc le premier janvier 2006 et je me cognais la tête à mon bureau en me demandant de quoi j’allais bien pouvoir vous parler en cette date mémorable et inaugurale. Je songeais à revenir sur les séries cultes aux personnages hideux qui nous manquent avec pour étayer ma démonstration deux exemples : « huit ça suffit » (souvenez-vous le gros porc qui a huit gosses insupportables et plus laids les uns que les autres) ou « le petite merveille » (Vicky l’enfant robot habillée en poupée qui a un frère aussi moche qu’il est gros). Mais rebondissement inattendu en parcourant les blogs et en maudissant mon mal de tête du à un mélange vodka champagne particulièrement traître, je tombe sur l’appel du pied de ma sauveuse qui m’amène un post sur un plateau d’argent. Ca parle pas beaucoup de télé mais un peu quand même parce que j’ai ajouté des questions.

7 choses que j'aimerais faire avant de mourir
Hmmm ça me fait penser à une chanson que je braille dès que j’en ai l’occasion, ça.

- L’amour évidemment surtout « si on devait mourir demain » lalalalalalalala
- Réussir si je dois mourir après demain
- Laisser une trace, écrite de préférence et pas une liste de course si c’est possible
- Ecrire de magnifiques chroniques télé dans un format digne de ce nom
- Manger beaucoup de bonnes choses toujours dans l’optique « où on devait mourir » demain lalalalalala
- Annoncer à la face du monde que la fin du monde est pour tout de suite maintenant car le soleil va exploser comme Dylan dans le téléfilm de mercredi sur la six. Quel scoop, quand même…
- Rencontrer Maïtena Biraben (il me manquait un septième percutant)

7 choses que je ne peux / sais pas faire
- Chanter juste même en me forçant, point de carac ou de « nouvelle star » pour moi, je n’ai pas le charme mutin de Maud
- Danser en rythme, point de carac pour moi, quoique je pourrai pousser Kamel O. en dépression nerveuse. Ca serait rigolo quand même.
- Me passer de ma télé pour ma carac défunte, mon starting over disparu, ma Buffy effacée…
- Me passer de mon pc comment vous narrer le plaisir que je prends devant « confessions intimes » sinon
- Me passer de toi (ça ne mange pas de pain)
- Boire moins
- Ne pas être névrosée

7 choses que je fais bien
- L’amouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur évidemment
- Les câlins comme la personne qui m’a transmis ceci
- Regarder la télé, ce n’est pas aussi évident qu’il y paraît, je tiens à le dire
- Ecrire (j’espère au moins)
- Les petits choux au fromage
- Le gratin dauphinois
- Les cocktails alcoolisés qui font bien mal à la tête le lendemain matin

7 choses qui m'attirent chez le sexe opposé
Pour en venir à un terrain un peu personnel pour une fois, j’ai décidé de me muer en 2006 en horrible gouine intégriste. Je dis donc de plus en plus souvent des choses comme « les hétéros ne prennent jamais leur pied avec les hommes » ou « les hétéros sont toutes des pintades », lachez vos comms les filles ! ;) Plus sérieusement, j’apprécie les garçons gentils mais sinon :

- Rien
- Rien
- Rien
- Rien
- Rien
- Rien
- La gentillesse donc

7 choses qui m'attirent chez le même sexe
(Dans le désordre évidemment)
- Sa douceur (tarte à la crème suprême)
- Ses seins (même si je regarde ce qui suis avant)
- Se yeux
- Sa washasha (©)
- Ses mains
- Son humour
- Sa bouche

7 choses que je dis souvent
- Putain
- Quoi
- Je l’ignorais
- Je suis désolée
- Merddddddddddddddde
- Je t’aime
- Allo
Ca donne donc : « allo, putain je l’ignorais, quoi. Merddddddddddddddde ! Je suis désolée. Je t’aime »
PiOCi c’est aussi cent mots de vocabulaire.

7 béguins pour des célébrités
Une série que je vais remplir avec la carac presque uniquement
- Rachel (de Friends, dans toutes les saisons)
- Nolwenn (de la carac 2 depuis la carac 2)
- Maud (bientôt dans sous le soleil, je craque !)
- SMG AKA Buffy (rendez la moi M6 siouplait pour 2006)
- Bette (ahhhhhhh on me la rend bientôt dans des épisodes inédits)
- Shane (ahhhhhhhh de même)
- Vicky Stubbing (tous les matins dans son costume marin sur la trois)
(Cherchez l’intruse)

J’ajoute à cette liste mes

7 séries préférées de tous les temps
- Friends
- Buffy
- The L word
- Ab Fab
- Queer as folk (version anglaise)
- FBI Portés disparus
- Face Caméra (mouhahahahahahaha)

7 héros de série tous sexes confondus que j’adore
- Rachel
- Buffy
- Bette
- Shane
- Vicky Stubbing
- Joey
- Patsy Stone
(Cherchez l’intruse)

7 meilleurs candidats de la carac de la vie que j’aime (de façon totalement subjective)
- Nolweennnnnnnnn
- Sofiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiia
- Maud
- Magali
- Emmmmmmmmmmmmmmmmma
- Michal
- Hoda
(Cherchez l’énoooooooooooooooooooooooorme intruse)

Je transmets ce charmant questionnaire aux quatorze blogs (deux fois sept si ça ne tombe pas bien) linkés dans ma colonne de gauche tout en en dispensant ceux qui l’ont déjà fait, ceux qui ne bloguent plus, ceux que ça ennuie profondemment, et par la force des choses ceux qui ne me lisent pas.

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