31 janvier 2005

 

Conseils du chef

Pas chienne, je vais vous dresser votre programme pour la semaine.
Sachant que je parle des soirées bien sûr, la journée, vous devez juste mater Malcolm de 12h00 à 12h30 et les séries sur la une de 16h30 à 18 heures.

Oui j’ai conscience que certaines personnes travaillent, que d’autres n’ont pas de télé et que ceci est totalement subjectif.

Ceci étant dit, bonne lecture et j’espère que vous prendrez des notes.

Lundi
Le film de la six éventuellement.
Pour la deuxième partie de soirée, perso, je boycotte le rideau mais si ça vous dit c’est à 22h40 sur la une.

Mardi
Ne manquez pas la première de « Super Nanny » sur la six. Avec un peu de chance, ça sera super sexiste. J’ai hâte !
Enchaînez sur « vis ma vie » bien entendu.

Mercredi
Que ceux qui désirent suivre la nouvelle émission d’Evelyne Thomas sur la une quittent ce blog immédiatement !
M6 diffuse les deux premiers épisodes des « 4400 » en première partie de soirée.
Si ça vous chante, zappez sur Delarue ensuite mais je vous préviens le thème de l’émission n’est pas très gai, « j’ai un mort sur la conscience ».

Jeudi
Evidemment, je vais regarder « Oui chef » sachant qu’en plus c’est la dernière mais il est de mon devoir de vous parler de l’excellent Hitchcock d’Arte et des quinze ans d’Envoyé Spécial sur la deux.
Mon côté délire vous inciterait à enchaîner sur les rats de la six.

Vendredi
Une soirée facile, vous vous calez sur la six et vous ne bougez plus.
Au menu, trois épisodes de NCIS (NDLA : apparemment des rediffs mais quand on aime, on ne fait pas la fine bouche) et surtout « Nip/tuck ».

Merci qui ?



29 janvier 2005

 

Vendredisco

Une fois n’est pas coutume, je vais vous narrer ma soirée télé. J’ai tout fait pour échapper au classement des tubes disco de la six. J’avais pris la précaution d’enregistrer Malcolm le midi puisque j’ai été occupée à feindre de l’être. Je me suis donc mis ma cassette. Mais bon même en décalant ma soirée télé, j’ai quand même du me farcir un bout de cette lamentable célébration.

Je voudrais donc rendre hommage aux L5.

(Là l’écran se floute comme dans une série quand le personnage rêve ou fantasme)

Je les imagine dans l’appartement qu’elles partagent forcément, assises sur leur canapé chatoyant en train d’attendre un coup de fil de la six.
Lydie se fait les ongles.
Coralie compulse une revue.
Alexandra fait la gueule.
Claire caresse son chat.
Marjorie réfléchit.

Leur téléphone sonne.
C’est Laurent Boyer. « Salut les filles ! »
« Salut Laurent ! »
« Les filles, j’ai une mission pour vous. J’anime une émission navrante sur les années disco et j’aurais besoin que vous me fassiez une reprise totalement délirante d’un tube de l’époque. En contrepartie, vous pourrez chanter votre nouveau single et vous habillez comme vous le désirez. »
(*Pas de réponse*, le salon est vide. Les filles sont parties choisir une chanson dans leur disco disco et des tenues dans leur dressing room de l’horreur)

(L’écran reprend son aspect normal)

Tout ça pour dire que j’adore les L5…après tout, elles ont survécu à pop stars alors que les « What for » et les « Link up » ont fait sécession. En plus, comme la scénette sortie de mon imagination l’illustre parfaitement, je pense que les L5 ne font jamais les fières et acceptent tout pour passer à la télé avec leur nouveau tube. Résultat, elles durent, les cocottes !
Mais bon, vous me connaissez, je suis moqueuse. Je ne peux pas m’empêcher de me remémorer leur période over-lookée avec les mèches, les piercings et des tenues mirobolantes. Là, pour la sortie de leur nouvel opus, elles ont retrouvé une certaine sobriété. Elles s’affublent simplement de couvre-chefs pas toujours terribles. La casquette blanche de Claire est loin de l’arranger.
Bref, hier, sur « It’s raining men », elles ont été ébouriffantes. A un moment, Alexandra ou Coralie – je les confonds – était couchée par terre tandis qu’un autre membre du groupe essayait de la relever en tirant sur son haut. Je pense qu’image par image, on peut voir des nibards. Dans une autre partie de la chorégraphie, les jeunes filles ont mimé un baiser lesbien. Bref c’était super chaud.

J’ai été atterrée de découvrir juste avant « nip/tuck » que les artistes disco préférés des téléspectateurs de la six était les Boney M.

Bon, enfin, ce truc s’est fini et j’ai pu déguster deux épisodes inédits de ma nouvelle série culte. Au passage, j’ai vu une bande annonce pour les « 4400 » - ça promet !
Je ne vais pas vous infliger un nouveau résumé détaillé. Promis !
Juste, évidemment, j’ai beaucoup aimé que le fils du châtain (Sean) se soit abîmé la queue pour une fille qui au final préfère flirter avec sa camarade pompom girl. Comme l’a dit ma nouvelle idole Christian, toutes les filles ne sont pas « végétariennes ». Dommage cependant !

Pour répondre à mon auto-interrogation de la semaine dernière, je suis définitivement fan de « nip/tuck ».



28 janvier 2005

 

Tout et surtout n’importe quoi !

Encore beaucoup de menues contrariétés…
Il fait tellement froid dans mon appart’ que je pourrais couper – si je le désirais vraiment – du verre avec mes tétons. Si vous souhaitez assister à ce spectacle qui promet d’être fabuleux,…passez votre chemin !
J’ai aussi un énorme problème avec mes petits petons qui surchauffent quand je les couvre à l’excès mais congèle quand je les laisse nus. Résultat, je ne suis jamais bien dans mes pompes.
J’ai regretté de ne pas transmettre mon travail – fruit d’un long et pénible labeur – hier soir à la personne concernée parce que la dernière fois que je l’avais envoyé le jeudi soir, il avait plu. Ne me dites pas que ça n’a rien à voir, j’espère en avoir conscience…

Mais aussi quelques satisfactions…
Grâce à mon grand ami, restaurateur à la capitale, Cyril Lignac, j’ai atomisé mon record de visites. Alors bon, je dois l’admettre, je ne sais pas où lui écrire, je n’ai pas mis de photos de lui en ligne, je n’ai pas ses coordonnées, je ne connais pas l’adresse de son nouveau restaurant, j’ignore s’il a une copine ou un copain mais continuez à me le demander, ça fait du bien à mon ego !
D’ailleurs, j’ai regardé « oui chef ! » hier soir et je suis fan de Bérénice. C’est l’intelligente de la bande (NDLA : figurez-vous qu’elle a une maîtrise de psycho !) mais aussi la plus douée de la brigade – hier elle est arrivée première à l’examen malgré un projet jugé « trop ambitieux » par son professeur. Je l’adore. Elle est gentille et jolie en plus.
Leur examen en poche, les braves cuisiniers sont partis en stage. Les plus chanceux, dont Bérénice évidemment, se retrouvent dans un super restaurant et les moins veinardes ont été envoyées chez Maïté. Ce qui a donné lieu hier à une scène culte, on voit la brave cuisinière médiatique goûtait dans sa cuisine une de ses gamelles et remettre la cuillère dans le plat…qui sera servi par la suite aux clients. Je sais déjà où je n’irai pas manger dans les Landes. En effet, imaginez, comme je l’expliquais tout à l’heure à mon chat, que Maïté revienne d’Orient avec une petite toux, croyant avoir une simple grippe, la courageuse matrone se met aux fourneaux et voilà nous assistons au début d’une pandémie de grippe aviaire. Merci qui ?

Ah oups, j’allais oublier d’encourager deux amis à moi qui se sont lancés à leur tour dans la merveilleuse aventure du blog. Comment ce sont des garçons (NDLA : personne n’est parfait), ils ont décidé de se lancer dans une compétition fratricide appelée « blog academy ». Telle une Armande Altaï ou une Raphaëlle Ricci de la grande époque, je fais partie du jury de professionnels. Pour l’instant, il tient la corde, il faut donc soutenir son rival.



27 janvier 2005

 

Bientôt sur vos petits écrans...

Le mercredi, c’est le jour de sortie du nouveau Télérama. Je le feuillette dans un ordre particulier. Je commence par les programmes de la semaine puis j’enchaîne sur les pages télés, la chronique de fin de magazine, les critiques ciné, les pages littéraires, le dossier hebdomadaire s’il m’intéresse et je conclus en général par le courrier des lecteurs.

Hier, j’ai bloqué sur le résumé d’une nouvelle série nommée « les 4400 ». Les connaisseurs apprécieront. Le concept génial de ce nouveau feuilleton déjà culte est la réapparition sur terre, à un moment donné, de 4400 personnes disparues au cours des cinquante dernières années dans l’état où elles étaient avant de se volatiliser. A l’image d’X-Files, les enquêtes sur les 4400 seront menées par deux agents du FBI. Apparemment, en dehors du pilote qui nous expliquera ce qui précède, les autres épisodes raconteront l’histoire d’un revenant en particulier. Si vous me suivez bien, comme le note mon magazine préféré, le titre et le propos laisse penser qu’il pourrait y avoir pas moins de 4400 épisodes. D’après la fabuleuse publication, la première saison est hyper courte (six épisodes seulement) afin d’appâter le téléspectateur.
Perso, je n’ai encore rien vu et je suis déjà fan.
Ah oui, j’oublie l’excellente nouvelle : ça commence sur M6 mercredi prochain !!!!

Pour paraphraser la POC, « M6 nous gâte en ce moment ! »

La semaine prochaine commence aussi sur la même chaîne Super Nanny. Cette nouvelle émission de télé-réalité mettra en scène une nounou expérimentée face à des enfants extrêmement mal élevés qu’elle remettra dans le droit chemin. Elle apportera aussi plein de conseils aux malheureux parents pour brimer, pardon recadrer leur marmaille…
Ca promet !



26 janvier 2005

 

Avis de grand froid !

Apparemment, la journée d’aujourd’hui sera la plus froide de l’hiver. Je m’indignais l’autre fois d’avoir choisi la matinée des séries pour caler un rendez vous professionnel. Ce courroux est doublé aujourd’hui par la température extérieure. Ce matin, j’ai donc suivi une personne compétente sur une piste de moto – je n’en fais pas pourtant – alors que le vent froid congelait mes extrémités. Je loue ma grande clairvoyance sur ce coup là.

C’est pas tout ça mais hier j’ai regardé… « Affaires de famille ». Cette émission présentée par l’admirable Fred Courtadon – celle là même qui a démontré avec les colocataires que n’était pas Benjamin Castaldi qui voulait – ressemble, pour les non initiés à un mix de « ça se discute » pour les sujets de société et de « confessions intimes » pour leur traitement trash. Hier, le thème de l’émission était, accrochez-vous, « mon enfant me fait vivre un enfer ».
Dans le désordre, les reportages parlaient d’un jeune homme qui a essayé d’étrangler sa mère et de planter sa sœur avec un tournevis (NDLA : le pire c’est qu’il s’agissait du sujet le plus émouvant), d’un fils de flic qui est en prison (NDLA : Vraiment, il ne fait aucun effort. En même temps, au fil du sujet on apprenait que son papa policier avait tapé ses collègues un soir et s’était lui aussi retrouvé en prison. Ca serait selon sa mère la cause du mal de son fils), d’un pauvre type obèse qui a 26 ans vit encore chez ses parents et se cuite tous les week-ends à la bière (NDLA : Fred Courtadon lui a suggéré d’arrêter de boire et de quitter sa môman), d’un fils prodigue qui a force de fumer des pétards a de graves hallucinations…
Nous allons nous focaliser sur le cas de la gamine de huit ans qui traumatise ses parents. Cette pauvre enfant est un rien capricieuse. Du coup, sa famille réunie dans le salon rococo de sa mamie obèse décide de lui faire un mini procès. Sa tante lui assène ainsi que si elle continue comme ça elle risque de faire rompre ses parents parce que son père ne la supporte plus. Sa mère, loin de la défendre, éclate en sanglots et finit par dire à son époux qu’effectivement il va la plaquer et lui laisser sur les bras les deux gosses. J’espère que la gosse met ses économies sur un compte épargne pour financer sa future longue et douloureuse thérapie.
Petite pause détente avec un sujet « plus léger » sur deux filles qui veulent empêcher leur maman de vivre à fond son bonheur avec son nouveau compagnon…ce n’est pas tellement le reportage qui m’a fait rire mais la voix de la dame. Ce n’est pas pour me moquer, loin de là, mais cette dame a une voix d’homme. Hyper rauque, très grave…des heures de déconne sur ses intonations, je sais, je suis jeune d’esprit…
Je ne commente même pas les aventures de la dame qui ne vient pas à bout de son petit « caïd » de 10 ans (dixit le commentaire) et qui pour rigoler en a fait trois autres…



24 janvier 2005

 

Je suis la reine des courgettes…

Je viens de me rendre compte que je n’avais pas indiqué la bonne adresse mail sur mon blog.

Alors fan de tous poils, si vous m’avez écrit pour me parler de Maïtena, de mes posts, de moi, de télé, de votre sexualité, de la mienne,... Bref de tout ce que vous voulez, je ne risquais pas de vous répondre donc recommencez !

D’ailleurs, écrivez-moi, juste pour que je me sente adulée…



 

Maman téléphone maison !

La date d’hier restera dans les annales familiales comme le jour où ma mère a appris à se servir, en complète autonomie, d’un téléphone portable. Je vous avais déjà dit que mes parents n’étaient jamais à la pointe de l’innovation. Leur télé va avoir vingt ans en 2005 et reste le premier modèle couleurs qu’ils n’aient jamais possédé. Bref, comme ils ont entrepris un long voyage ce week-end, ma grand-mère (NDLA : ce n’est pas une blague malheureusement) leur a prêté son portable à elle. Je vous rassure, ils ne privent pas mon ancêtre de son unique moyen de communication. Elle a également un téléphone fixe.
Ce matin, un numéro inconnu de ma carte sim fait sonner ma machine à moi...courageusement je décroche et j’entends ma mère me hurler ce qui précède (le coup de mamie, etc…) Je la rappelle pour lui donner son nouveau numéro – moi-même je n’ai pas encore bien compris l’intérêt de la démarche – après lui avoir indiqué que « téléphone vert » c’était pour appeler et « téléphone rouge » pour raccrocher. J’en reste là de cette folle aventure. Quand à 16 heures, je reçois un nouveau coup de fil du numéro qui s’appelle désormais « portable parents », tant pis pour la mère grand. Je prends l’appel et j’entends ma mère dire à mon père « je crois que j’ai fait une fausse manipulation » et hop elle me raccroche au nez. Je la rappelle aussitôt pour me moquer, euh je veux dire pour l’aider. Je lui indique à cette occasion qu’elle peut aussi appeler mon frère en composant son numéro et en appuyant sur « téléphone vert » ensuite elle n’aura qu’à choisir en tapant « téléphone vert » et en utilisant les touches flèches qui elle voudra contacter. Là, ma mère frôlait l’overdose technologique. Je lui ai donc conseillé de s’en remettre à quelqu’un de compétent pour trouver les fameuses flèches.

Pour me remettre de mes émotions, j’ai regardé avec la femme qui partage mon existence « vidéo gags », sans le son, par hasard, parce que j’avais commencé à lire et que plutôt que d’éteindre le poste je lui coupe le sifflet. Nous sommes restées scotchées par une séance de gags avec des chats absolument édifiante. Après, nous avons vu des mariées tomber, des gars choir dans la boue, des gens se cogner, des bébés rigoler…un grand moment de télévision. Je me demande juste et ce n’est pas pour mettre d’honnêtes travailleurs au chômage à quoi servent les animateurs ?



23 janvier 2005

 

Nip/tuck (épisode II)

Avant d’attaquer au scalpel le vif du sujet, un mot quand même sur la formidable soirée de récompenses organisée par une grande radio musicale française, j’ai vu dix minutes en tout de l’émission. J’ai pris un plaisir certain à voir la jolie Jenifer sincèrement émue envoyer chier les Queer. J’ai été saisie d’une nausée soudaine en apprenant que « femme like U » de K-Maro avait été élue chanson francophone de l’année par les téléspectateurs de la chaîne. Je me suis demandée qui était Usher. Qui est ce d’ailleurs ?
Entre les cent ans de la chanson française et ça, je m’interroge sur ce qui m’écoeure le moins. Au moins, France 2 a essayé de parler de la nouvelle nouvelle nouvelle chanson française. La une semble ignorer son existence. Je vais continuer à tenir mes oreilles loin de NRJ même si je risque d’avoir du mal à entendre le nouveau single de Mylène sur le Mouv’.

(Fin de l’interlude musical)

J’ai donc regardé le deuxième épisode de « Nip/tuck » que j’avais magnétoscopé. Avant de le mater, j’ai pris soin de lire, dans le nouveau Télérama, le petit texte qui annonce la diffusion des épisodes 3 et 4 de vendredi. J’ai ainsi appris que, si j’avais survécu au pédophile, à la séance de torture au botox dont j’ai omis de vous parler et à la noyade de la gerbille que je vais évoquer aujourd’hui, je devrais apprécier la suite. En revanche, les dialogues vont rester très crus et les scènes de cul et d’opération aussi nombreuses.
Bref, j’étais donc bien disposée pour apprécier le second épisode de la soirée de vendredi dernier.
Je peux maintenant dire que le brun sexy s’appelle Christian. Je n’apprécie vraiment pas la personnalité du châtain donc je n’ai pas retenu son patronyme.
Bon, parmi les intrigues majeures du nouvel épisode, nous avons le fiston du châtain qui a un gros problème avec son sexe. Sans entrer dans les détails, il n’est pas circoncis alors que la norme chez ses camarades de classe semble être de l’être et ça le perturbe vis-à-vis de sa petite amie. Ses parents absolument aveugles pensent qu’il est touché par leur séparation. (NDLA : oui parce qu’à l’issue du premier épisode ils se sont séparés) C’est plutôt bien vu ce décalage entre les préoccupations totalement égoïstes de l’ado et ses géniteurs totalement largués. Le beau jeune homme essaie de convaincre l’associé de son père de lui opérer la bite mais visiblement c’est compliqué. Pour faire court à la fin de l’épisode, après s’être pris un râteau avec sa superbe copine, il décide de procéder à la manipulation tout seul et il s’évanouit à la vue des dégâts qu’il a causé sur son appareil génital. Ca promet pour la suite…
Pendant ce temps là, Christian ne bande plus. Si vous êtes attentifs, vous vous souvenez que c’est un coureur donc c’est ennuyeux… Il n’arrive plus à rien parce qu’il est obsédé par la femme du châtain qu’il a aimé dans une autre vie.
Le châtain, quant à lui, est grotesque évidemment. Il essaie de draguer une séduisante psy qui l’envoie vertement sur les roses.
Quoi dire d’autres !
Ah oui, leur anesthésiste est lesbienne. J’espère qu’on la verra très vite s’amuser avec une femme.
J’allais oublier de revenir sur l’épisode amusant de la gerbille. La jolie blonde, femme du châtain, exaspérée par les crottes que cette saloperie semait partout a balourdé dans les toilettes le rongeur de sa gamine. Le plombier scrupuleux qui procède au débouchage de ses chiottes bloquées par la bestiole la somme de s’expliquer sur ce qui est arrivé au petit mammifère. Elle lui avoue sans détour qu’elle est responsable de sa noyade. Moi, ça m’a fait rire…

J’ai vraiment apprécié ce second épisode « plus léger ». Je ne peux pas m’empêcher de faire ma fière et de dire que les scènes de cul et le langage un peu brut ne me choquent pas du tout. En bonne fan de « queer as folk » (NDLA : version anglaise, merci), je me gausse un peu en voyant des scènes de baise relativement soft. Par curiosité, jetez un œil sur le sort que Stuart réserve à Nathan dès le pilote de QAF et vous comprendrez mieux mon propos ! Quant au langage, idem… Pour pousser la comparaison entre ces deux séries plus loin, il y a du Stuart dans Christian. Ils sont tous les deux arrogants, faussement méchants et totalement irrésistibles. Le châtain faire-valoir a un petit côté Vince. Je m’excuse d’insulter ainsi Vince….

J’ai hâte de voir la suite pour savoir si je suis officiellement fan.



22 janvier 2005

 

Nip/Tuck (premières impressions)

J’ai donc regardé hier le premier épisode de « Nip/tuck ». Pour les non-initiés, la série narre en substance les aventures de deux chirurgiens esthétiques exerçant en Floride. Je n’ai pas retenu leurs prénoms. Il y a un brun magnifiquement beau qui a joué un personnage dans Charmed et un autre type châtain. Nous les appellerons donc le brun et le châtain. Le brun est un coureur de première. Il semble sans foi, ni loi, prêt à tout pour réussir et s’enrichir. Le châtain est marié et père de deux enfants. Il apparaît plus scrupuleux que son associé. Le premier épisode met en scène les doutes du châtain sur la façon dont il mène sa vie. Le brun résume ça en une formule lapidaire, il serait en train de vivre « sa crise de la quarantaine ». Une scène relativement crue illustre parfaitement les modes de vie opposés du brun et du châtain. Le brun saute comme un malade un mannequin rencontré dans un bar tandis que son confrère peine sur sa femme. Le brun indique ensuite à la superbe jeune femme qu’il vient de prendre par tous les bouts toutes les opérations qu’elle aurait à subir pour être parfaite (NDLA : mon ego en a pris un sacré coup. Je ne me pensais pas proche de la perfection loin de là, mais à ce point…) et la jolie femme blonde du châtain essaie de demander à son mari si ses seins ne pourraient pas être refaits attendant bien sûr une réponse négative, celui-ci lui indique qu’ils sont à leur place vu son âge.
Autre intrigue majeure de cet épisode, un type, apparemment Colombien, que l’on prend à la base pour un baron de la drogue ou au moins un de ses adjoints, veut se faire remodeler le visage. Il dit vouloir fuir son patron parce qu’il a couché avec sa fille. Je vous passe les détails mais après moult arrangements financiers et une opération délicate, le brun comprend que le latino est en fait un horrible pédophile. Je ne vous dis pas le courant d’eau glacée que la téléspectatrice se prend entre les omoplates.
Voilà, tout est à l’image de ce que je viens de vous raconter, violent et cru… Aucun des deux héros n’est vraiment positif. Un peu comme dans la vraie vie, ce n’est ni tout blanc, ni tout noir. La dispute entre le châtain et se femme, qui s’envoient les pires horreurs au visage sur leur vie de couple, est d’un réalisme effarant. On ne peut qu’espérer ne pas être là dans dix ans. Je suppose que j’aurais du au moins sourire quand la graisse du ventre de l’immonde pédophile inonde les deux praticiens en train de le liposucer mais j’étais tellement scotchée à mon oreiller que j’étais incapable d’une telle réaction.

Alors oui la série est sans doute géniallle car hyper novatrice sur plein de points mais j’attends vraiment le second épisode de la soirée d’hier pour me prononcer…si j’y survis…



21 janvier 2005

 

Contrariétés en tous genres

Parmi mes projets récents, j’avais envie de me réconcilier avec mon frère sur le plateau du rideau de Bataille et Fontaine. Un fait divers récent, sur lequel je n’ai pas envie de m’étendre tant il est abject, m’a fait revoir cette ambition à la baisse.

J’ai pris un rendez-vous de travail pour mercredi. Je n’avais pas calculé que c’était LE jour des séries. Il faudrait vraiment que je barre dans mon agenda le mercredi matin et les après midi de 16 à 18 heures. Du coup, je vais manquer « Edgemont ». Pour les non-initiés, cette série ressemble un peu « aux années collège » de notre adolescence mais en moins trash. Parmi les protagonistes boutonneux, il y a Kristin Kreuk. Pour les incultes crasses, Kristin Kreuk, c’est Lana de Smallville. Je n’aime pas cette série uniquement parce que l’ex fiancée de Clark Kent teenager y joue. Je l’apprécie surtout parce que parmi les intrigues abordées, il y a l’histoire d’une jeune asiat’ qui découvre son homosexualité. La semaine dernière, elle était sur le point de mettre sa langue dans la bouche d’une fille qui feignait de lui être indifférente jusque là. Mercredi, ça va donc être top mais moi je ne serai pas là.

Je n’ai pas autant explosé mon audience que la semaine dernière. La diffusion de « Oui chef ! » entraîne normalement tout un tas de requêtes google du genre Cyril Lignac photos, écrire à Cyril Lignac, coordonnées de Cyril Lignac… Cyril Lignac, pour les incultes crasses du paragraphe précédent, est le fameux chef du titre. Il est beau, jeune, dynamique et gentil sauf quand on l’ennuie. Bref, tout ça ne me dit pas, si Cyril Lignac, pour ne pas le nommer, ouvrira son restaurant en temps et en heure. Vous pensez qu’il l’appellera le Cyril Lignac, son restaurant à Cyril Lignac ?
(Si avec ça, je n’explose pas mes records…je me Cyril Lignac)

Du coup, je me console en enregistrant le premier épisode de « Nip/Tuck » ce soir. Il parait que c’est géniallllll !!!



20 janvier 2005

 

Les feux de la POC

(La preuve que je regarde tout et surtout n’importe quoi à la télé
)
Pour rajeunir son audience, vraisemblablement, les scénaristes des « feux de l’amour » ont doté depuis peu la série de jeunes avec des problèmes de leur âge. Depuis lundi, les protagonistes teenager se préparent à aller à une « rave » dans un entrepôt désaffecté. Cet îlot de folle modernité dans ce feuilleton d’habitude si calme m’effraie un peu. Du coup, je n’ose pas imaginer les réactions des retraités qui ont du zapper en masse vers Derrick pour fuir ce délire. Aujourd’hui, nos jeunes amis ont pris de l’exta à la rave. Délire ! La moralité est sauve quand même. Ils ont certes pris de l’exta à la rave mais ils ont été bien malades et ils vont même en mourir.
Je me souviens aussi de l’époque où Victor (NDLA : Newman, le riche homme d’affaire de Genoa City…mais si celui qui porte une grosse moustache) sortait avec Hope, une femme de la campagne. Il lui reprochait régulièrement de porter des « jeanS ». Il a fini, telle une Evelyne Thomas à la grande époque de « c’est mon choix » ou un Queer, par la relooker.
Pour les scènes de sexe, le soap reste très soft. Les protagonistes commencent à s’embrasser langoureusement le menton puis font des allusions sur le fait qu’ils vont aller dans leur chambre. Nous les retrouvons souvent dix minutes après dans des draps de satin au comble de la félicité. Je ne crois pas que les Newman et les Abbot (NDLA : les deux familles héroïnes du programme) aient eu des rejetons homos, ni des camarades à la sexualité alternative. Ils ont des amis noirs par contre, quotas obligent. Les goudous et les gays seront sans doute la prochaine étape ! Je ne sais pas, moi. La charmante Victoria pourrait se découvrir des tendances lesbiennes refoulées en flirtant avec la délicieuse Sharon. (NDLA : la femme de son frère)

Les connaisseurs se souviennent de Steven de Dynastie, fils de Blake et premier personnage homo majeur dans une série.
PS : N’oubliez pas que ce soir c’est « oui chef » !



19 janvier 2005

 

Mon chat, la justice américaine, la nutrition et moi

A l’instar de mon papa, qui a la cote depuis sa fameuse carte postale, je parle beaucoup à mon chat. Je suis persuadée que si je dialogue régulièrement avec lui, à terme, il deviendra beaucoup plus intelligent. (NDLA : Je vous tiens au courant dès qu’il y a des résultats probants.) Tout à l’heure, je lui expliquais ainsi que ce n’était pas bien vis-à-vis de ses ancêtres, les tigres à dents de sabre, qu’il mange de la soupe. J’ai essayé en vain de lui conseiller de m’attaquer tous crocs à l’air. Sur ce coup là, heureusement qu’il ne m’a pas écouté. En revanche, quand il miaule à l’autre bout de la pièce pour que je vienne, je lui dis bien qu’il me manque de respect !
Hier, j’ai réalisé que je me conduisais avec lui comme un véritable père de docu-soap de la télé. Après avoir joué avec mon chat dix minutes, je suis allée m’en vanter auprès de ma femme et j’ai été saisie d’un doute affreux : est-ce que je m’occupe assez « du petit » ?

Sinon, hier dans « law and order », deux chasseurs de prime tuaient un faux suspect, le vrai coupable, la femme et la baby-sitter de la première erreur judiciaire et s’en sortaient sans même une condamnation. Apparemment, ils ont plein de droits puisqu’ils exercent à l’instar des policiers un métier dangereux.
Je suis de plus en plus fascinée par la justice américaine et je songe à reporter à jamais mon voyage Outre Atlantique.

Pour conclure, un bon point pour la six qui hier soir a programmé un audacieux programme sur la nutrition, avec ma femme, on a tout bon ou presque. Je me demande pourquoi je grossis malgré tout…



18 janvier 2005

 

Tolérance 0 !

Autant commencer par le pire, hier « Confessions intimes » c’était nul. Ca partait pourtant super bien avec TROIS gosses hyper actifs qui mènent une vie d’enfer à leur mère. Le sujet suivant concernait une jolie petite nana qui pratique intensivement les sports de combat. Le problème c’est que son mec avec tout ça « il n’a plus l’impression d’être le bonhomme à la maison ». Si elle sait se battre, il ne peut plus la protéger, etc…Agaçant, au point qu’on s’est arrêté là parce que la suite du sommaire ne nous inspirait pas. Ca arrive…
Du coup, comme j’ai entendu Pandore se lamenter sur sa journée télé et mentionner la nouvelle série culte de la fin d’après midi « law and order ». Ca me donne envie d’en parler.
C’est rigolo mais parfois je suis un peu visionnaire (NDLA : et modeste aussi). J’écrivais ici tout récemment qu’un jour les Américains nous enverraient une série pour dire que l’avortement c’est mal et qu’il faut tuer les criminels. Tada voilà « Law and Order » ou « New York Police Judiciaire » en VF. Sur le sujet, je suis très partagée. Je trouve très intéressant de suivre un programme qui dépeint aussi bien les défauts du système judiciaire américain. En même temps, je me dis qu’un feuilleton, où la magnifique personnage principale, la brune assistante du procureur, dit qu’une femme qui a été violée en prison ne l’a pas volé puisqu’elle avait une raison d’être derrière les barreaux n’a rien de rassurant. Dans le même ordre d’idée, l’autre fois, une ressortissante canadienne ayant tué sur le territoire américain – à New York patrie de notre série – de braves citoyens yankees, nos amis s’indignaient que leurs voisins refusent d’extrader la coupable à moins qu’on ne les assure que celle-ci ne serait pas condamnée à mort. Jusqu’au bout, l’équipe du procureur n’en démord pas et l’épisode se conclut sur une très cynique remarque d’un des protagonistes constatant que dorénavant les étrangers seront à quoi s’en tenir sur la justice des Etats-Unis. Ca continue hier avec un débat sur l’embryon humain et la charmante et décidemment séduisante assistante du procureur assène que l’avortement ne doit pas être un moyen de contraception pour celles qui ont oublié d’avoir un cerveau.
Ces trois exemples ne doivent pourtant pas vous décourager de regarder la série car elle est extrêmement bien faite. L’intrigue est scindée en deux parties. D’abord, les détectives enquêtent, arrêtent un coupable et le confient à l’équipe du procureur. C’est là où s’arrêtent en général les séries policières classiques et là que ça se corse. Entre arrangements et compromis, nous découvrons la justice à l’américaine. L’équipe du procureur est tout ce qu’il y a de plus intransigeante et c’est passablement effrayant. Fascinant aussi…quand je vous disais que j’étais partagée !



16 janvier 2005

 

La débâcle de la chanson française

Hier, France 2 diffusait la grande soirée de la chanson française. Au risque de faire rire cette charmante demoiselle (AKA Novocaïne), je ne voulais pas me coucher avant d’entendre Cali.

Alors le formidable concept de ce programme présenté par l’audacieuse Danièla Lumbroso* consistait en la célébration de « cent ans » de chanson française en balayant de façon chronologique toutes les décennies musicales depuis 1905. (NDLA : Il faut savoir- je suis bien placée pour en parler, j’ai étudié l’histoire – qu’avant 1905 les gens ne chantaient pas. De la même façon, avant que la télé passe en couleurs, la vie était en noir et blanc) Ce qui fait que la nouvelle nouvelle nouvelle nouvelle chanson française a eu le droit de citer vers 1 heure du matin au moment où les paupières de la POC se faisaient bien bien lourdes.

Bref, passons sur ce premier écueil pour nous pencher sur le vrai drame de la soirée. Pour que la fête soit bien folle, tous les artistes ou presque ont chanté en…play-back. Comme je suis lente, j’ai tilté au moment où Renaud s’est emparé du micro pour chanter « Mistral Gagnant ». J’appréhendais beaucoup cet instant en tant qu’ex fan, pourtant, qu’elle ne fut pas ma surprise, de l’entendre chanter parfaitement ce morceau presque aussi bien que la version de l’album. Là, je me suis violemment frappé le front – aïe – en réalisant que c’était exactement la version de l’album. Le groupe de la nouvelle nouvelle nouvelle nouvelle chanson française « Superbus » a achevé d’enfoncer le clou lorsque la chanteuse a lâché le micro pour brailler dans une rose. C’est la douce Daniéla qui a eu l’air un peu crétine après en parlant de musique « live ».
Je reviendrai sur ce sujet tout à l’heure pour encenser Cali mais patientez un peu…

Deuxième gros problème de la soirée, j’ai du mal à saisir comment un panorama qui se veut à peu près exhaustif de la chanson française peut totalement oublier Mylène Farmer et Zazie dans les années 80, 90 et 2000. Par contre, la troupe de Roger Louret a bien chantonné toutes le daubasses de la décennie 80. Images, Gold, Thierry Azard,… personne n’a été omis.

Scoop de la soirée, après avoir été « romantique », Hélène S., vedette favorite des français et interprète de la chanson d’amour préférée des mêmes français est devenue « gothique ». Nous avons particulièrement apprécié ses gants cloutés et sa robe digne du look de la fiancée de Dracula.
Elle, on ne l’a pas oubliée. Je grince des dents là.

Bon, j’en arrive à ce que nous attendions depuis 20h45 : la nouvelle nouvelle nouvelle chanson française. Grâce à un expert du Figaro (NDLA : si, si je vous jure), nous avons appris ce qu’était le courant cité précédemment. Et, enfin, nous avons pu voir Cali. Autant vous dire que nous sommes des fans de base et même sans ça, nous n’aurions pu qu’applaudir sa prestation. Seul sur scène, en VRAI LIVE, avec sa guitare, il a mis le feu au zénith et à mon lit. Sautillant, chantant, allant même jusqu’à rejoindre le public, il a assuré le Basque. Je l’ai même trouvé « beau ». (NDLA : si, si je vous jure bis)


* Je ne sais pas pourquoi, sans doute parce que je l’ai vue dérailler tant de fois en direct, je ne confierai pas une émission de prime time à DL. Quand elle commence une phrase, je crains toujours la façon dont elle va la terminer. Elle a un petit côté Nikos au féminin. Ainsi lorsque sans se démonter, elle parle des « trois mois » de carrière de Jacques Brel, on a envie d’applaudir des deux mains.



15 janvier 2005

 

Chefs d’œuvre en péril

Mercredi dernier, j’ai regardé « ça se discute » sur la noblesse. JLD a sans doute introduit en début d’émission une problématique d’enfer digne d’un mémoire de psycho de maîtrise au moins, mais atterrée par la qualité des interventions des témoins présents sur le plateau, je l’ai vite oubliée.
Je pense que suite à cette mémorable émission de valeureux journalistes ont pointé à l’ANPE le lendemain de la diffusion.Pour nous parler de la noblesse, JLD avait pour interlocuteurs principaux une petite nana d’une vingtaine d’années, un homosexuel aristo et un kiki pelé très nerveux quand ça parlait de cul.
Je vais commencer par ma nouvelle meilleure amie la petite nana d’une vingtaine d’années. Bon, on sent bien que noble ou pas elle n’a pas inventé l’eau tiède. Quand le sympathique animateur lui demande ce que c’est la différence entre les nobles et les…gueux. Elle explique sans se démonter que les nobles ont des valeurs et des vertus ainsi ils ne mangent pas de chewing-gum et ils ne portent pas de baskets par exemple. Yes, je suis noble en fait. Depuis les cours d’EPS du lycée, je n’ai jamais daigné remettre des pompes de sport et je ne mâche quasiment jamais de chewing-gum. Au moment, où je commençais à me choisir un titre de noblesse POC baronne, duchesse de la…, kiki pelé est intervenu pour dire qu’être noble c’était un peu plus compliqué que ça qu’ils étaient le fruit d’une histoire etc…Damned ! Notre charmante blonde ne se démonte pas et explique qu’être noble c’est rester vierge jusqu’au mariage. Là je m’incline. Sauf, et c’est important, pour les garçons, eux ils peuvent niquer comme des bêtes parce que bon si personne ne sait s’y prendre c’est problématique. Une dame présente, elle aussi, sur le plateau, je ne sais pas bien pourquoi vu que j’ai loupé son témoignage, est intervenue à ce moment là pour dire que les hommes devaient bien coucher avec quelqu’une. JLD et la blonde n’ont pas jugé bon de relever. Je pense que les aristocrates mâles couchent avec des gueuses dans l’étable. Bref, on se marrait déjà bien quand le reportage sur la blonde, ses sœurs et ses parents a été diffusé. Il faut savoir que dans la famille, les femmes ont toutes une affreuse maladie du cou ou des suçons inmontrables puisqu’elles portent toutes le carré Hermès réglementaire noué fermement autour de la gorge. Dans une scène qui restera à jamais mythique pour la POC, la mère aristocrate explique à ses filles réunies à table qu’un jour elle va acheter des baskets et les porter, s’en suit un surréaliste fou rire de toute la tablée. J’ai essayé de refaire la blague. Ca n’a pas eu la même portée. Notre jeune blonde qui fait comme de bien entendu des études de droit sort avec un jeune homme. Pas vierge donc, il voit quand même d’un très bon œil que sa dulcinée se préserve pour lui. Je suis restée très digne et je ne me suis même pas exclamée « j’espère au moins qu’elle se touche ! » Comme quoi, je progresse un peu dans la classe. Retour plateau, on apprend que notre camarade blonde a été interne dans un établissement pour jeune fille où elle a appris à faire la cuisine et à coudre des boutons. J’adore…
JLD enchaîne sur l’aristo déchu car pédé. Là, on sent que notre animateur favori marche sur des œufs parce que le brave type a bien envie de choquer de la duchesse. Jérôme Bonaldi, le témoin privilégié de l’émission, en rajoute en plus dans le style provoc en s’interrogeant sur les valeurs passéistes de tous ces braves gens. JLD contrôle mal son plateau. Il part donc systématiquement sur le terrain sensible du sexe ce qui met Kiki pelé dans des colères noires.

Bref nous avons quand même lâché l’affaire avant la fin parce que la fatigue se faisait durement ressentir.



14 janvier 2005

 

Bon appétit, pas sûre...

En hommage au grand cuisinier Cyril Lignac qui a illuminé ma soirée télé d’hier et qui m’a permis d’exploser une fois de plus mon record d’audience, je vais vous livrer aujourd’hui une des recettes phare de ma vie d’étudiante « la purée à la raclette » connue aussi sous le nom de « raclette à la purée ».


Difficultés : pour grand débutant de la cuisine
Temps de préparation : au moins cinq minutes

Ingrédients
1 sachet de purée mousseline et ce qu’il faut pour lui faire prendre tournure (eau, beurre, lait, sel)
1 paquet de fromage à raclette découpé en tranches (le premier prix)

Suivre les instructions indiquées sur le paquet de purée en flocons – ne vous embêtez pas à faire une vraie purée de pommes de terre, ce n’est absolument pas utile pour le résultat final.
Mettre tout ça dans un saladier et passer au micro-ondes.

Quand la purée ressemble à peu près au dessin de la boîte, sortez la du four, saisissez vous des morceaux de raclette, enlevez la croûte à l’aide d’un couteau puis découpez les en morceaux avant de les incorporer à la mixture patateuse, passez le mélange quelques minutes à nouveau au micro-ondes, touillez à mi cuisson, quand le fromage est bien fondu, dégustez !

Eviter d’ajouter un ridicule morceau de persil dessus…

Suggestion du chef pour la boisson : une bonne bière
Suggestion du chef pour le dessert : une petite chose légère (cheese cake en kit, pot de glace Ben & Jerry’s, bananes flambées, gros gâteau au chocolat...)



13 janvier 2005

 

On n’échangera pas nos POC !

Mardi soir, nous avons regardé « on a échangé nos mamans ». C’est limite du masochisme dans mon cas. Ce programme me met réellement hors de moi.

La première inversion concernait une maman des villes à la botte de son mari macho et une maman des champs féministe est indépendante. Robert, ça ne s’invente pas, est comme le disait très justement la fermière « un pacha ». Sa femme fait le ménage, s’occupe des chiards pour que son mari soit tranquille à son retour du travail. Quand il rentre, parce que Robert aime bien avoir des tas d’activités hors de sa maison le soir, pour laisser le temps à son esclave pardon sa dulcinée de baigner et de nourrir la portée. Dans l’autre famille, l’agricultrice a mis le mâle au pas. Il se charge de toutes les tâches ingrates pendant qu’elle gère sa petite entreprise. Durant la magnifique expérience, le mari soumis a compris que les tâches du dehors étaient quand même vachement plus viriles que celles qu’il effectue à l’intérieur. J’espère que sa femme le remettra vite au pas. Robert n’a rien compris mais on n’en attendait pas moins de lui !

Déjà passablement exaspérée par la maman urbaine persuadée qu’elle doit accorder toute son attention et son temps à ses enfants et à son mari parce que c’est comme ça, la six m’achève en enchaînant sur une rediff : la maman catho traditionnelle contre le maman « libérée ».
Je serais les autorités religieuses chrétiennes de ce pays, perso je me révolterais contre l’image que la six donne des catholiques. A chaque fois, ils nous choisissent une famille bien rétrograde, limite raciste, qui n’a visiblement pas intégré les valeurs de partage de la religion. La maman catho, sosie de ma prof d’allemand de prépa, arrive dans la maison de la famille adverse et constate qu’ils habitent « une banlieue contrastée » et qu’ils ont une déco « qui se veut petite bourgeoise ». Le papa, sosie de Bruno Mégret en grand, trouve lui que la maman de la famille recomposée parle mal pour quelqu’un « issu de l’intérieur » comme on dit dans l’Est de la France. Rassurez-vous l’autre famille n’est pas plus défendable ! Le papa limite limité pince le nez de son fiston de trois ans pour le forcer à ingurgiter de la nourriture et ne conçoit pas le dîner autrement que devant la télé « pour avoir quelque chose à raconter à son épouse ».

Un mardi soir sur deux, je regarde et je m’indigne. Ca m’occupe !




12 janvier 2005

 

Arghhhhhhhhh

Spot entendu ce matin dans les publicités d’une grande radio nationale

(Voix d’homme) « C’est épatant que C…. soit champion du monde des rallyes mais ce n’est pas une voiture de course que je vais acheter à ma femme, moi ! »
(Autre de voix d’homme) « Mais Monsieur, C… met également toute sa super technologie dans de magnifiques voitures à usage quotidien. »
(Voix de POC au bord de la crise de nerfs) « Ducon, ta meuf, elle peut la choisir sa bagnole. J’espère qu’elle va acheter un tout terrain pour te complexer sur ta toute petite b…. »

A part ça, le féminisme est dépassé. Je me gausse !



11 janvier 2005

 

Sensibleries

Je vais prouver que sous ses strates de cynisme, la petite POC cache un cœur au moins gros comme ça. Aujourd’hui, un besoin urgent de serviettes hygiéniques (NDLA : ce blog n’est pas destiné à être lu par des garçons et des filles qui ne supportent pas la mention des ragnagnas, na !) se faisant ressentir, je décide de foncer à l’hypermarché le plus proche. En chemin, je m’arrête à la boîte aux lettres et constate que j’ai reçu une carte de mon Papa. Le lecteur connaissant mal mon père, il est important de lui signaler que c’est peut être la première que je reçois de lui depuis que j’ai quitté le nid. (NDLA : j’ai quitté la cocon familial il y a presque dix ans.) J’en ai été toute émue. Il a pensé à m’écrire pendant son séjour annuel hivernal et solitaire à la montagne. Bref…je parcours les allées de l’hyper et je me demande quoi ramener à ma chérie pour ensoleiller ses doux traits d’un sourire. Là, je me remémore notre conversation de la veille et je choisis de lui offrir…des bières au rhum.

Ne suis-je pas la petite amie lesbienne idéale ?

Par ailleurs, nous avons regardé « jour après jour » sur le thème pas bien défini « j’adopte un enfant / j’accouche de jumeaux prématurément / j’ai un gosse à 46 ans » (NDLA : un chatte n’y retrouverait pas ses petits justement). Nous avons commenté abondamment comme à notre habitude. Le choix se portait entre souffrir le martyr pour voir sortir une crevette violette de son ventre ou aller cherche un enfant joli en Chine.
Conclusion de la soirée : je veux un bébé. Réjouissez-vous que je ne sois pas hétéro parce que je me demande combien de grossesses ont été mises en chantier hier après cette émission ! De là à penser qu’il s’agit de propagande gouvernementale pour relancer la croissance, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas.



10 janvier 2005

 

Obsession

Non, ça ne tourne pas à l’obsession mais je suis en deuxième page sur google quand on tape la requête « écrire à Maïtena Biraben ». Sur le forum d’aufeminin.com, un posteur prétend travailler pour elle. Serait-ce un début de piste ? Bon en attendant, personne ne m’aide dans cette démarche. Vous avez bien un(e) cousin(e) / un oncle / une tante / un(e) ami(e), une connaissance,… qui travaille à la capitale dans le milieu des médias, de la communication, de la restauration (NDLA : je ne veux pas les coordonnées de Cyril Lignac, merci d’avance. Non chef !), j’en passe et des meilleurs qui connaît quelqu’un qui bosse chez canal ou sur France 5 et qui pourrait approcher MB.
Faites un effort, bon sang !
Sinon, je vais faire appel à mon cercle à moi et la formidable récompense me reviendra. Voilà, j’intéresse le marché, vous avez gagné !
Ah oui tant que j’y suis si votre cousin(e) / votre oncle / votre tante / votre ami(e), votre connaissance,… qui travaille à la capitale dans le milieu des médias, de la communication, de la restauration peut approcher Daphné Roullier, je suis preneuse aussi.

Sinon, avec tout ça, j’ai oublié de vous dire que depuis Noël j’ai explosé trois fois mon record de nombre de visiteurs. Je compte en visiteurs différents pas en pages vues. J’ai doublé mon audience depuis décembre dernier. Pour les moqueurs impénitents, je tiens à signaler que je ne suis pas passée de 1 à 2. C’est beaucoup plus impressionnant que ça.



09 janvier 2005

 

Post gore

Nous avons maté cinq minutes de « from hell » avec Johnny Depp et craqué juste avant la trépanation d’une brave dame. Pourtant, l’Angleterre victorienne, Jack l’éventreur, tout ça, normalement ça me parle mais là bof bof…J’ai carrément préféré les scènes où des requins géants attaquent d’innocents plongeurs dans le téléfilm de deuxième partie de soirée de la six jeudi. J’ai vu deux scènes, deux moments cultes. Dans la première, un type navigue sur les flots au couchant avec sa copine. Il s’inquiète parce que son bateau tangue beaucoup. Il descend dans la cabine de son embarcation et s’aperçoit qu’il y a comme qui dirait une sacrée voie d’eau provoquée par le nez d’un GI-GAN-TES-QUE squale. Le sympathique animal marin s’attaque aussitôt à la bimbo et l’avale tout rond. Des flots de chair ensanglantée venus d’on ne sait où éclaboussent les murs et le type n’a pas le temps de tendre la main à sa dulcinée pour la sortir de ce mauvais le pas. Le requin est parti avec elle dans sa gueule, l’avaler dans les abysses. Très, très réaliste…en fait, c’est un cau-che-mar ! Qui va devenir réalité très vite, puisque le rêveur part faire une croisière avec des potes et verse dans l’eau du sang frais pour attirer les prédateurs marins. Ses copains se mettent aussitôt dans des cages théoriquement à l’abri des monstres et plongent dans l’eau. A peine mouillés, ils sont encerclés par des requins MON-STRU-EUX et BE-LLI-QUEUX !!!!!!!! Sans ouvre-boîtes, les intelligentes bêtes comprennent comment déloger les humains appétissants de leurs abris de fer et commencent à leur arracher des membres. L’autre sur son bateau leur tire dessus.
Mauvais joueur, va !

Je ne connais pas la suite mais je sais que la semaine prochaine ce seront des crocodiles géants qui s’attaqueront à des gens. C’est bien aussi.



08 janvier 2005

 

Tentative de rapprochement avec Maïtena

Bon, j’ai magnétoscopé et regardé l’émission qui avait pour invitée principale Maïtena Biraben. Je n’ai pas été particulièrement scotchée, ni vraiment déçue. Elle m’a juste inspiré une pensée. Il doit bien avoir un( e) lecteur/trice qui peut me rapprocher d’elle. Tout le monde connaît la théorie des degrés de séparation et a quasiment Jacques Chirac dans son cercle d’amis. Si je ne suis à deux ou trois personnes du président de la République, je dois pouvoir m’approcher de mon idole télévisuelle, non ?



 

Je n’ai pas de (vrais) amis

J’attends les textos, les mails, les coups de fil ou les affichages intempestifs de fenêtres msn pour me prévenir que Maïtena B. est en apparté sur canal. Heureusement que comme chaque samedi, je regardais plus clair et que j’ai eu la curiosité de m’intéresser à la liste des invités de l’émission culte de canal sinon je l’aurais manqué. En tout cas, je ne vous remercie pas !
Comme je suis magnanime, je vous raconterai quand même son intervention mais vous ne le méritez pas…



07 janvier 2005

 

Oui, POC !

Comme prévu, hier soir, j’ai regardé « Oui chef ! ».

Je vous ai déjà expliqué le concept dans un autre post. Dans ce premier épisode, nous allons suivre le fameux chef du titre de l’émission dans le casting de sa brigade de cuisine. Le choix du mot « casting » n’est pas du tout fortuit. J’ai eu l’impression d’assister au retour de pop star avec des futurs cuistots à la place des chanteurs en devenir. Les jeunes gens ont le droit à un discours du maître qu’ils applaudissent vigoureusement. Pour départager les derniers candidats, Cyril Lignac, le chef, fait appel à un jury de « professionnels » : son mentor, un étoilé du Michelin et Maïté. Comme dans pop stars, nous suivons certains candidats en particulier, les cas.
Dans la description du héros du programme, je vais encore emprunter les modèles d’autres émissions de télé-réalité. Le cuisinier vedette a un physique de bachelor et l’accent de Greg le millionnaire. Il est issu de l’Aveyron. (NDLA : Ce qui explique son accent du sud et qui devrait toucher particulièrement une de mes lectrices.)
Autre trait agaçant de « oui chef ! », la manie de tout écrire à l’écran ! Beaucoup se sont moqués des sous-titres explicatifs de la star ac, Greg se brosse les dents quand le candidat se lave effectivement la bouche à l’écran mais là c’est bien pire. Cyril Lignac apparaît et en plein milieu de l’image en police 213 voilà qu’apparaît CYRIL LIGNAC. Le surtitre barre l’image non pas 10 secondes mais au moins deux longues minutes. Au bout d’une heure de programme, je n’étais toujours pas fichue de me souvenir de son nom du coup. Maïté intervient, hop, son nom s’affiche en presque aussi gros qu’elle. Mais comme elle, je la connaissais déjà, je me souvenais de son prénom quand même.
Bon, je parle beaucoup de la forme et que dire du fond. Je suis un peu déçue par le côté très social du programme. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas envie d’écrire, je ne critique pas le fait que le brave homme donne sa chance à des jeunes au bout du rouleau. Mais à la fin avec tout ce pathos, l’ensemble manque de légèreté. Bref, après une épreuve de dégustation, un test de cuisine et un entretien « psychologique », le jury de professionnels a choisi neuf personnes pour subir une formation préalable à l’entrée dans la cuisine du chef. Pour que le spectacle soit assuré, ils n’ont pas sélectionné les plus faciles. Loin de là…Ainsi le mec qui se targue d’être au gros faignant, la nana qui a visiblement un gros problème de comportement et celle qui a du mal avec l’autorité ont été recrutés.
Pour conclure, j’ai évidemment été agacée souverainement de l’ajournement d’une brave dame juste parce qu’elle a trois enfants qui doivent passer avant sa vie professionnelle selon les professionnels suscités. Pourquoi ne pas lui laisser la décision si elle est qualifiée ? La remarque du chef sur une des jeunes filles trop féminine à son goût pour intégrer une cuisine m’a également donné des avis de meurtres.

J’ai quand même hâte de voir ce qui va se passer la semaine prochaine…



06 janvier 2005

 
Je vais mieux merci. Je n’ai ni grogné, ni ronflé cette nuit. En faisant une fabuleuse expérimentation sur mon corps, je n’ai pas pris le médicament qui soigne le rhume, je me suis rendue compte que mes maux d’estomac venaient bien de là. Apparemment, cet effet secondaire n’est pas recensé dans la longue liste énumérée dans la notice du produit.
Gagne-t-on des sous en découvrant un nouvel effet secondaire d’un médicament ?

Je continue à faire court parce que demain je ferai probablement long. Ce soir, c’est la première de « oui chef ! » sur M6. Je brûle d’impatience. Pour les non-initiés, c’est un programme de télé-réalité nouveau genre. Les caméras vont suivre un chef qui ouvre un restaurant à la capitale en n’engageant que de jeunes qui n’ont aucune expérience dans le domaine culinaire. Trop fort !

Sinon, tout à l’heure, le directeur des programmes de la six a confirmé que la Bachelorette ce n’était pas encore pour cette année. Le nouveau gentleman célibataire devrait faire son apparition sur mon petit écran en février et j’ai hâte. Sera-t-il coincé et autiste comme Dumbo du 1 ou un serial rouleur de pelles comme Steven le faux New Yorkais du deux ?

Par ailleurs, à la radio, tout à l’heure, une brave dame, professeur de son état, fustigeait le fameux directeur des programmes de M6 sur une émission de la fin d’après midi de sa chaîne qui a passé un sujet sur les clips les plus sexys. Sa fille de 11 ans a pu voir Britney « Smears » (NDLA : professeur pas fan de Brit Brit) rouler une pelle à Madonna. Est-ce que c’est un bon exemple pour la jeunesse ça ? Certainement pas selon la dame…

Sinon, un bon exemple pour l’édification de la jeunesse, la nouvelle chanson de Francis Cabrel, « on devrait correspondre puisque tu me corresponds. » On a qu’à faire comme ça alors…



05 janvier 2005

 

...et surtout une bonne santé

Il faut arrêter de me dire que je commence mal l’année parce que je suis malade. Si on va par là, je l’ai mal finie aussi puisque les symptômes à la con qui se développent en moi depuis une semaine existent depuis fin 2004. Si j’ai un gastro en avril, je me demande si quelqu’un va me dire que je passe mal la moitié de 2005. En tout cas, celui qui me souhaitera une bonne santé, devrait recevoir ce qui me passera sous la main à ce moment là sur son doux visage.

Bref, comme je suis d’une humeur de dogue, parce que le médicament qui est censé soigner mon rhume me colle des douleurs d’estomac délirantes toutes les nuits sur les coups de 3 heures du matin, parce que ma femme menace de faire lit à part si je continue à ronfler et grogner pendant mon sommeil, et parce que j’ai une horrible barre au dessus des yeux qui descend dans mon nez, je vais me contenter d’un post très court.

Un tout nouveau lecteur, A. du Nord de la France, m’a signalé qu’Evelyne Thomas ne le valait pas bien. La pub pour la coloration à laquelle elle prête ses cheveux et sa voix de cyborg est celle d’un concurrent de l’autre marque plus connue. Ce n’est donc pas du tout la gloire pour l’animatrice. C’est même quasiment la honte.
Sinon, c’était bien hier « un air de famille » à la télé. Avec ma moitié, on s’est dit que JP Darroussin devrait jouer plus dans des films. On l’aime vraiment bien.



04 janvier 2005

 

Epopée télé du dimanche

Une fois n’est pas coutume, je vais vous narrer ma journée télé de dimanche. Pour remettre en situation mon propos, je tiens à signaler que j’ai depuis quelques jours une crève d’enfer qui nuit un peu à ma perception de ce qui m’entoure. Il parait que la nuit, je grogne (je me suis entendue dans un demi-sommeil c’est effrayant), quand j’ai fini de grogner, je ronfle.

Bon j’attaque mon récit télé et je cesse le bulletin de santé.

J’allume ma télévision sur France 3 en début d’après midi et je commence à regarder d’un œil ce qui ressemble à un reportage animalier. C’est au bout de cinq longues minutes que je prends conscience que si l’éléphant me parait bizarre c’est que ça n’en est pas un, mais un de ses lointains ancêtres de l’époque des dinosaures. Je ne me laisse pas démonter et je zappe sur la deux pour voir une émission de l’an 2000 avec sœur Emmanuelle. Déjà un peu plus attentive, je réalise quand même que nous sommes en 2005 et que Drucker recycle ses vieux programmes.

Ca s’arrange vers 14h30 avec une nouvelle série de la une : « Las Vegas ». Que du bonheur ! Un concept vraiment pas mal – suivre les responsables de la sécurité de l’un des plus gros casinos de la ville - , des intrigues entremêlées très sympas, de jolies nanas ce qui ne gâte rien, bref me voilà déjà fan et prête à suivre le prochain épisode qui promet d’être palpitant. Comment je le sais, parce qu’à la fin le séduisant héros appelle Greg, celui que tout le monde lui a dit de contacter depuis 40 minutes et qu’on découvre le portable du gars qui sonne dans le vide à côté de son cadavre dans le désert du Nevada. C’est d’autant plus drôle que le narrateur se réjouissait à la fin de ce pilote de ne pas avoir fini la journée enterré dans le désert. Greg n’a pas eu autant de chance. Nous saurons tout, la semaine prochaine, si TF1 ne diffuse pas un grand prix à la place, si la chaîne ne passe pas les épisodes de cette nouvelle série dans le désordre comme elle a coutume de le faire et surtout si je ne suis pas dans ma belle famille. Beaucoup de chances donc pour que je n’en sache pas plus sur la mort de Greg…
Rien à voir avec Greg de la star ac, que les fans se rassurent !

Après, j’ai enchaîné sur « preuves à l’appui ». Déception, il n’y a plus d’inédits ou la chaîne s’est emmêlée les pinceaux. En tout cas, j’ai revu un vieil épisode, heureusement que j’avais totalement oublié son dénouement. Vous connaissez la suite : « les experts », puis extinction de la télé et lecture. A ce propos, je conseille vivement à mes lecteurs « Les Extraordinaires Aventures de Kavalier & Clay» dans la collection 10/18. 800 pages, excellent rapport qualité prix !

Le soir, nous n’avons pas pu nous empêcher de regarder l’émission sur les familles nombreuses. Je vais m’abstenir de toutes critiques, promis ! Je constaterai simplement que les deux familles de douze gamins sont catholiques pratiquantes (courant traditionnaliste). Les pauvres mômes fréquentent tous le privé. En même temps, avec des prénoms comme Eudes, Foulques, Jean-Christosome et Gersande, il vaut mieux pour eux. Si je peux me permettre d’émettre tout de même une réserve, comme la charmante maman refuse que ses gniards s’accoquinent avec les délinquants du public et qu’ils ne sont pas assez fortunés pour payer en plus des frais de scolarité une dizaine de cantine, les enfants emmènent « leurs gamelles ». C’est pas très équilibré ça, si ?
Autre constat, les femmes ont « choisi » d’arrêter de travailler et disposent de leurs corps. C’est pas moi qui le dit mais les admirables papas. Elles choisissent donc de continuer de pondre la quarantaine passée. Les mâles ne leur imposent pas. Quelle liberté admirable !
Dans la petite famille qui possède un joli château, les tâches se répartissent ainsi entre garçons et filles, les mâles jardinent tandis que les femelles s’attellent au ménage, aux soins des plus petits et à la cuisine. Jamais le contraire !
Oserai-je ajouter qu’une de ces merveilleuses tribus comptent un fils militaire (NDLA : Saint-cyrien. Il a fait Saint-Cyr, donc. Ca m’évoque irrésistiblement les aventures d’Adèle Blanc Sec et le fameux épisode où un savant fou ressuscite un homme préhistorique et le vêt au grand désarroi d’Adèle d’un uniforme évoquant un saint-cyrien) et un séminariste ? Ca me rappelle un peu l’époque médiévale et les périodes ultérieures où un fils reprenait la terre, un autre entrait dans les ordres et le troisième prenait l’épée.
Voilà, voilà…

Nous avons ensuite regardé sur la même chaîne l’interview d’Amélie Mauresmo. Jimini a raison. Amélie est un aimant à gouines.
Là, je dis respect parce que notre championne n’a pas fait un faux pas sur le terrain miné de son homosexualité. Elle ne regrette pas son coming-out. Elle est toute modeste disant qu’elle a peut être fait avancer la cause de l’homosexualité féminine de façon infime. Elle est sûre qu’aujourd’hui, cette révélation n’aurait pas le même impact. C’est tout mignon qu’elle soit naïve comme ça.

Nous avons terminé par New-York 911 avec un sujet nettement moins rigolo sur la violence conjugale et la pédophilie. Un avocat de la Grosse Pomme immensément riche et talentueux, interprété par Fonzzie devenu vieux, maltraite une ex drôle de dame, Kate Jackson et une toute petite gamine.





03 janvier 2005

 

Nouvel An

Outre les cours de danse de salon, ma seconde bonne résolution sera de ne plus parler aux con/nes (©).
Je m’arrêterai là.

J’avais songé aussi à

- ne plus être langue de pute
- être moins gourmande
- faire plus de sport
- être moins snob
- être plus cinéphile
- arrêter de ponctuer toutes mes phrases de putain / quoi (très classe pour une jeune fille suave)
- moins appeler ma maman
- ne plus me mettre dans des colères noires pour des bêtises
- apprendre à dire non
- moins regarder la télé
- téléphoner moins

…mais je pense que ne plus parler aux con/nes c’est plus réaliste.



02 janvier 2005

 

Ach, parce qu’elle le faut bien

En parlant de la sublissime Evelyne Thomas hier, j’ai oublié de compatir aux malheurs de Claudia, ex mannequin vedette allemand, qui pour les besoins d’une pub de la même maison de cosmétiques, se fait arroser de laque pendant deux minutes dans un spot grotesque. Au moins, elle n’a pas une voix de cyborg. C’est déjà ça. Par contre, elle doit être chauve ou avoir le cuir chevelu passablement irrité.

J’ai surtout omis de vous parler de la publicité qui me fait bondir en ce moment. Dans une assemblée composée de beaux hommes chics et d’une magnifique jeune femme affalés sur un canapé, la voix off essaie de comprendre ce qui fait l’Homme. (NDLA : et non pas qui fait l’homme. Rien à voir.) Est-ce un « beau » costume ? Une grosse montre pas du tout voyante ? C’est tout cela mais maintenant il faudra aussi compter sur le nouveau portable qui filme pendant des heures et fait des photos d’un nombre de pixels effarant. La dame canon se redresse pour jeter des œillades énamourées à l’Homme au portable pendant que les autres étalons tripotent la petite machine, dégoûtés de ne pas la posséder encore.Je ne peux même pas me lancer dans un couplet féministe endiablé puisque j’ai l’impression que nos amis les garçons ne sont pas plus à l’honneur que nous dans cette réclame d’un autre siècle. Dans les années 90, on proclamait que le type qui avait la belle auto aurait la femme. Au XXIème siècle, il faut le costume sur mesure, la grosse montre ET le portable pour avoir la femme et l’homme aussi.

Ma bonne dame, dans quelle société vivons-nous ?



01 janvier 2005

 

Vous chantiez et bien rumbez (de rumba) maintenant !

POC, le métronome humain, est affligée de symptômes grippaux avec une régularité accablante tous les 31 décembre. Souvenez-vous de mon couplet sur la fête imposée du Nouvel An, je n’avais pas l’intention de sortir. C’est donc avec plaisir que le champagne et les agapes expédiés, je me suis affalée avec la plus belle femme du monde (NDLA : la mienne) devant « Ballroom dancing ».
J’adore Baz Luhrmann et je n’avais jamais vu ce film là. Quel bonheur ! L’histoire est quasiment sans importance : le fils de la patronne d’une école de danse australienne concourt pour emporter LE prix de danse de salon. Malheureusement le jeune homme n’en fait qu’à sa tête et refuse d’exécuter les pas imposés par la fédération. Ca commence de façon délirante sous la forme d’un faux reportage mettant en scène les froufroutant danseurs dans une première compétition. Baz, pas dupe, y met ensuite un zeste de « Dirty Dancing », une fille affublée d’une acné défigurante souhaite devenir la nouvelle partenaire du dieu de la danse et y arrive évidemment. Ca rebondit. Pour se terminer au « Pan Pacifique », l’ultime compétition, le suspense est haletant. Le beau gosse va-t-il trahir les espoirs de sa môman et danser avec la mocheté devenue belle ou se plier aux exigences de la fédération et guincher avec la kitshissime Tina ?

Le final est envoûtant, émouvant, scotchant, délirant…
(NDLA : que des trucs en « ant »)

A (re)voir en cette nouvelle année !


En tout cas, ça nous a plus à nous. Nous avons passé le reste de notre soirée à nous essayer à la rumba, au tango et au flamenco. Dans mon cas, avec un succès modéré, l’amour de ma vie me préfère le chat qui a visiblement plus le sens du rythme que moi. Enfin, c’est pas dur, la chaise a plus le sens du rythme que moi.

Qu’importe en 2005, nous prendrons des cours de danse de salon.
Voilà une première excellente résolution !

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