30 septembre 2004

 

Nostalgie télé...

Je suis toute retournée. Déjà, samedi, dans plus clair, mon émission culte du samedi, le chroniqueur l’avait annoncé. Cette information est aujourd’hui recoupée par la radio.
Accrochez-vous bien !

La famille en or ferait son retour à l’antenne sur France 2 en 2005.

Cette émission fait partie du top ten des choses géniales que je voudrais voir repasser à la télévision alors imaginez ma joie à cet instant ! Hier, je me désespérais de ne pas avoir ma place sur le petit écran. A mon avis il s’agit d’un signe divin. Je vais donc essayer dès aujourd’hui de réunir ma future équipe. Je suis sûre que la nouvelle famille en or sera très actuelle avec un casting plein d’homos pacsés venus sur le plateau avec leurs belles familles.

Si vous ne vous souvenez pas du principe, des familles composées / recomposées / décomposées s’affrontaient amicalement autour de questions de fond du type « que font les français en premier en se réveillant ? ». Ici pas de culture générale, non pour gagner, il suffisait de se ranger à l’opinion de nos congénères. Trop fort ! Les rares fois où ils essayaient de faire dans le culturel, ça donnait « qui est membre du parti communiste selon notre panel représentatif ? » Tonton Jean-Jacques tape le buzzer « Jacques Chirac », blanc de l’animateur atterré, « regardons sur le panneau » bip rageur « non c’est très surprenant Jacques Chirac ne semble pas faire partie du PC même selon notre panel… » Je crois d’ailleurs que l’émission ressemblait un peu à un genre de Sibérie pour animateur en disgrâce. Bernard Montiel, à qui j’en veux beaucoup sur ce coup là, a beaucoup dénaturé le concept sur la fin en se moquant des candidats.
Le mieux, c’était la présentation des membres des deux familles. J’espère que France 2 la gardera. Au moment d'être présentés, tous les candidats étaient installés dans un décor type salon, genre Mamie assise dans le fauteuil à côté de tonton, le grand fils posé négligemment sur l’accoudoir… A l’énoncé de leur nom, chaque membre de l’équipe se levait. Une mise en scène hyper naturelle donc…

Puisque vous le demandez à corps et à cris, je vais terminer ce post capital en vous donnant quelques noms d’émissions que je voudrais absolument revoir à la télévision :

(dans le désordre)

- Monsieur Merlin (ma madeleine à moi)
- Huit ça suffit (idem)
- La vie à cinq (surtout pour ma petite femme…)
- Gilmore Girls (pour ma femme aussi)
- La roue de la fortune (parce que j’adore le principe du manège avec des tas de cadeaux qui font rêver)
- Côte Ouest [Pour Pedg, long soupir…, une vocation de lesbienne créée par une héroïne de série, c’est magique non ? (message perso : tu es là JL ?)]
- Sunset Beach (je n’ai pas vu la portée de ce soap sur le coup)
- Buffy (une petite rediff depuis le premier épisode, ça serait bien sympa, non ?)



29 septembre 2004

 

Ma (non)célébrité et moi

Je chante comme une casserole
Je danse comme une baleine
Je suis trop vieille pour passer le certificat d’études
Je suis lesbienne
Je ne cherche plus l’âme soeur
Je ne supporte pas d’avoir faim
J’ai besoin de me laver au moins une fois par jour
Je suis trop sensible (le pire c’est que ce n’est pas moi qui le dis)
Je suis vieille
Je n’aime pas trop les gens
Je n’ai jamais été célèbre

Je ne pourrai donc pas faire la star academy
Je ne serai jamais une élève du Pensionnat de Chavagnes
Je ne serai jamais une Bachelorette
Je ne serai jamais tentée sur une île par des beaux mâles musclés
Je ne pourrai pas aller jouer les naufragés volontaires sur Koh Lanta
Je ne pourrai pas intégrer une joyeuse bande de jeunes du type colocataires
Je ne pourrai même pas devenir une fausse fermière

Comme je vais me faire remarquer alors…



 

Ma soirée télé...

Je vais vous narrer ma merveilleuse soirée télé d’hier. Ca a commencé par l’émission de la six consacrée « à l’instinct maternel ». Plein de reportages sur des femmes qui n’aiment pas assez ou qui au contraire couvent trop leurs bébés, bien voyeurs, bien trashs, bref, tout ce que ma compagne et moi adorons. Il faut savoir que plus l’heure avance plus les reportages sont immondes. C’est un des théorèmes majeurs de la six. Après un atterrant sujet sur les mères porteuses anglaises, l’animatrice nous propose de nous intéresser au cas d’un monstre, je pèse mes mots, une femme de 27 ans qui n’a pas encore d’enfants et qui – accrochez-vous bien ! – ne souhaite pas en avoir dans l’immédiat. Oui, je sais, c’est dégueulasse. Son infamie se reflète sur son visage, elle n’est pas vraiment belle. Sa douce famille essaie de l’encourager. Elle est avec un garçon « depuis quelques mois », elle vient d’acheter une maison, le moment est plus que propice. La nana, elle, explique qu’elle est pour le moment au chômage, qu’elle aimerait faire carrière avant de pondre, etc…mais son père, un brave homme, fustige son égoïsme. Il est du devoir d’une femme de procréer dans la force de l’âge. N’est ce pas le but ultime des humains sur terre que de se reproduire ! A la fin du reportage qui est consacré à la jeune femme, le psy compatit. Elle a sans doute des problèmes psychologiques graves et c’est pour ça qu’elle ne veut pas d’enfants. Elle acquiesce, « oh oui alors, je suis très perfectionniste ! »
Hier, j’avais oublié que nous vivions dans la France des années 30 où le devoir d’un être du sexe féminin est de faire des petits et si possible de rester à la maison pour s’en occuper afin qu’ils ne deviennent pas des délinquants juvéniles. La même émission montrait une dame qui a fait sept enfants. Ils sont déscolarisés, leur niveau scolaire est atterrant, le petit dernier de presque trois ans la tête encore, ils n’ont pas le droit de sortir sans leur mère qui adorent les promener en meute, bref les chiards sont totalement désocialisés…selon M6 cette maman est une louve, pas un monstre d’égoïsme…

Nous avons enchaîné sur « vis ma vie » qui proposait un duel entre une famille de beaufs qui n’aiment que les clubs et une famille d’instits qui préfèrent les vacances « routardes ».
Je tiens à apporter mon soutien inconditionnel aux pauvres gens qui doivent subir au travail ou dans le vie familiale Didier, le père clubbiste. Scène culte de l’émission, ce brave père de famille – qui lui n’a pas hésité à faire des enfants à sa femme et plein en plus - décide de prouver aux intellectuels qu’au club, on peut aussi faire des sorties culturelles. Ils prennent donc un bus 4 étoiles pour se rendre dans un village typique des Caraïbes. Le mec est bien content de sa sortie mais il est quand même un peu dégoûté que le lieu qu’ils visitent soit si sale. En plus, bon ça manque de boutiques quand même. Moi, je vous dis, les indigènes, ils ne font aucun effort !Rassurez-vous les routards ne valent pas beaucoup mieux ! Ils sont absolument puants de suffisance intellectuelle.
Dans le monde de vis ma vie, impossible de s’identifier...



28 septembre 2004

 

Méfiez-vous des hélicoptères

Chaque dimanche soir, vissées devant la télé, nous nous demandons ce que nous faisons là. Pourquoi nous infliger autant de souffrances et de misère humaine, semaine après semaine ? Je n’ai pas la réponse et je n’arrive pas à mettre fin à cette addiction malsaine car oui j’en ai marre d’Urgences. C’est le cri du cœur.
Je crois que la mort de Green a changé pas mal de choses dans mon rapport à cette série. Ce personnage humain auquel on pouvait aisément s’identifier me manque. Ils ont eu beau rendre Kerry lesbienne, le remake de Tchac Tchac la girafe (mais si vous avez déjà entendu la blague, j’en suis sûre : tu connais Tchac Tchac la girafe ? Non ? Ben un hélico passe et tchac tchac la girafe) avec le bras d’un chirurgien nous a replongé en état de choc.
Le charme a cessé d’opérer et pourtant je continue à suivre envers et contre tout la fiction médicale culte. Je la magnétoscoperais s’il le fallait.
Hier, c’était encore horrible : un prisonnier violé à mort par ses condisciples qui en a chopé le sida et qui conclut qu’il préfère crever que continuer à subir ça, un vieux type presque aveugle tellement malade de solitude qu’il finit par se flinguer, et plein d’autres cas glauques de gens qui souffrent à plus ou moins grande échelle. Bref, réjouissant à mort. La pub venue, nous n’avons pas eu le courage d’éteindre. Nous avons donc vu un hélicoptère s’écraser en temps réel sur le chef des Urgences déjà manchot, donc, à cause d’un autre de ces engins volants. Le médecin sort prendre l’air, il traverse la cours, entend du bruit, lève les yeux, prend le temps de dire « oh non ! » et paf l’hélico.

Note pour plus tard
On pourra détourner Tchac Tchac la girafe en paf l’hélico prochainement

Conséquence immédiate
Désormais je ne marcherai plus qu’en scrutant le ciel. Tant pis pour mon doux visage qui sera vite tuméfié !

Réflexion à plus long terme
Pourquoi les scénaristes d’Urgences sont-ils traumatisés par les hélicoptères ?

Anecdote sans rapport avec le sujet mais quand même
Ca me rappelle une anecdote sans intérêt du collège. Un type que draguait une fille populaire de ma classe avait prétendu s’appeler Hélicoptère alors que ce n’était pas du tout son vrai nom. Si vous vous appelez Hélicoptère, laissez-moi un comment.



27 septembre 2004

 

Histoire de vomis

J’adore l’épisode de Friends où Joey explique que les histoires de vomis sont toujours les plus drôles. Je suis assez d’accord avec lui sur ce point.

Hier, j’ai essayé de changer les couleurs de mon blog. Ca donnait l’impression qu’un arc en ciel avait dégueulé dessus. J’ai tout effacé. (Aujourd’hui, j’ai trouvé ça joli. Voyez comme c’est réussi !)

Hier, j’ai reçu un texto d’un ami. Il aurait pu prévenir qu’il allait vomir son bonheur sur moi, j’aurais mis un ciré.

Il y a bien longtemps dans une lointaine galaxie, je prenais des cuites délirantes à la tequila paf. J’allais ensuite, en faisant la tournée des bars, vomir le surplus d’alcool dans les rues. A l’époque, j’avais un petit ami (merci de ne pas rire !) à qui j’expliquais poliment après l’avoir embrassé goulûment que je venais d’être malade dans le passage voisin. (Depuis, je suis mieux élevée.)

L’autre fois, quand ma femme a été malade, le chat a été enchanté de la voir rendre dans les toilettes. Juché sur le haut du wc, il était au spectacle !

Suivant, pour une unique fois, le bon exemple de sa maîtresse, le petit animal à fourrure précédemment cité, a dégobillé (Merci lecteur ami, c’est encore plus joli que rendre) sur les cours de ma chérie. Elle a du faire une impasse, qui aurait pu lui être fatale, sur ce chapitre là !


Un bien beau post ma foi, vous remarquerez que j’ai joué sur le champ lexical de la régurgitation. Je note au passage que word ne m’a pas bien aidé sur ce coup là !



 

Moi, j’aime pas Jean Pierre !

Revenons aux vrais sujets qui ont de l’importance et dénonçons le machisme de ce pourri de Jean-Pierre ! Qu’ai-je à lui reprocher ? Vous me le demandez vraiment ? Hein ? D’abord, c’est un gros lâche qui passe son temps à s’écraser devant son supérieur hiérarchique, Alfred, que je n’aime pas non plus. Les épisodes ont toujours une trame identique. L’agence de pub de JP reçoit un client acariâtre qui exige des choses impossibles de lui. Alfred impose à JP de contenter l’homme riche. JP se met à grimacer et à trépigner et tout cela retombe sur qui, je vous le demande, Samantha bien sûr ! Ca ne le gêne pas d’appeler son épouse une heure avant de rentrer et de lui annoncer sous la pression de cette ordure moustachue d’Alfred qu’il amène un client et sa femme à dîner. Avez-vous déjà vu Jean-Pierre aider sa douce ? Il verse de temps en temps des whiskies aux invités mais ça s’arrête là. Sans compter qu’il n’a jamais d’idées vraiment à lui, c’est toujours grâce aux sorts que lui jette son étonnante belle mère qu’il arrive à trouver et encore avec l’assistance de Sam un slogan vendeur pour son client mâle. Enfin, pompon sur le gâteau, il empêche Samantha de faire de la magie, sans doute parce qu’elle lui serait supérieure si elle exerçait ses talents de sorcière et ça, il ne le supporterait pas, non, non….

J’ai lu dans mon excellent journal télé, Télérama pour mémoire, que Ma sorcière bien aimée était considérée par certains comme une série féministe. Cette approche me paraît juste à certains égards. Les hommes sont loin d’être présentés sous leur meilleur jour, lâches donc, alcoolos mondains, dictateurs du foyer conjugal, fourbes surtout dans le cas d’Alfred…En même temps, si Samantha règne sur quelque chose, c’est bien sa maisonnée. Alors que sa mère et sa cousine, le double de Sam émancipée, essaient de l’attirer vers le côté obscur de la Force – le monde chatoyant des sorciers – elle reste vissée à son foyer. Son idéal est de finir sa vie avec son homme alors que - les puristes le savent – elle vieillit cent fois moins vite que lui. Elle va donc gâcher son existence aux côtés d’un mâle qui souhaite uniquement la voir passer l’aspi à la main et torcher ses mômes.
Ca me file la nausée…
Heureusement, Endora exerce face à l’infâme époux sa force féminine et remet parfois les pendules à l’heure au sein du couple. Louée soit cette créature !




26 septembre 2004

 

Tout a changé

Chers usagers du blog,

Pour vous permettre de commenter en toute quiétude, j'ai pris sur moi après seulement deux heures de travail acharné, d'arrachages de cheveux et de tapages de tête sur le bureau de tout changer.

Je vais vite modifier ces laides couleurs pour quelque chose de bien plus criards. Rassurez-vous !

Ah oui, j'allais oublier : pour me remercier de mes efforts, laissez des comments ! :-)

Amicalement,

Peace Of Cake



 

Le monde (im)pitoyable de la télévision

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une vedette (le mot star ne s’applique pas à cette artiste) de la chanson française de variétés actuelle qui est en train de faire son come back. Je veux bien sûr parler d’Eve Angeli. (Citez moi une chanson interprétée par cette lauréate de Graines de Star ?) Il faut savoir que c’est grâce à La Ferme Célébrités que la jeune femme a réussi un retour remarqué (remarquable ?) dans le milieu des gens connus. Enfin, elle a surtout acquis, dans la bouse, une réputation de coconne à toute épreuve. Mais Eve, telle Mylène dans ses grandes heures, s’en fout. (Cette phrase reviendra souvent dans mes posts, « Mylène s’en fout » étant un de mes opus favoris de la Rousse excentrique.) Elle fait sa modeste, Eve. Tant pis, si tout le monde la prend – peut être un peu à raison, il faut bien l’admettre – pour une idiote, elle va profiter de la petite chance qu’on lui donne pour essayer de percer à nouveau dans le show bizz. Elle sort donc un livre et un disque ! Qui dit mieux ! Quel disque en plus…la Felicita….une chanson magique à géométrie variable (En effet, au bout d’un moment, vous ne vous souviendrez plus des vraies paroles. A vous donc d’y coller ce que vous pensez être la Felicita. Par exemple pour moi, la Felicita « c’est un blog linké de partout avec plein de comments, la Felicita »), que vous ne pourrez plus jamais arrêter de chantonner après l’avoir entendue. C’est quand même un peu abrutissant à la longue mais bon, c’est aussi ça le talent : faire rentrer de force un refrain dans nos petites têtes.
Comme je vous le disais, Eve n’est pas fière pour un sou alors quand elle est invitée à la star ac pour chanter son nouveau single, elle accourt. Le problème, c’est qu’on comprend vite (peut être trop rapidement même), qu’Eve a bouché un trou. Elle annonce donc sans se défaire de son sourire niais qu’elle s’excuse auprès des habitants d’Hénin Baumont d’avoir annulé son gala du soir mais que, quand même, le plus important c’est la star ac. On lui colle dans les pattes un apprenti qui n’est pas, pour être diplomate, proche (ni sensible visiblement) de l’univers d’Eve. Après un duo mémorable donc, Nikos plaque sans se démonter « Eve aurait fait la star ac tellement elle a du talent ! » (*voix de Jacques Martin*) Pour les vrais chanteurs célèbres, il demande poliment : « que pensez-vous de la star ac ? Vous auriez aimé la faire ? » Pour Eve, il est catégorique, elle l’aurait faite. Eve acquiesce. Elle est tellement heureuse d’être dans le poste ! C’est presque touchant…



25 septembre 2004

 

L’homosexualité à la star ac

Je finis par me demander s’il y a des gays à la star ac cette année. J’étais persuadée que le plus grand des garçons l’était, mais visiblement il a souhaité un jour faire un enfant à une femme avec qui il a vécu très longtemps. Je doute donc un peu de son potentiel homo. Il me reste une petite hésitation sur une fille. Si je vous dis qu’elle a des attitudes très masculines et qu’elle ressemble à s’en méprendre à la candidate homo de la star ac 2, vous me répondrez à raison que ça n’en fait pas pour autant une gouine. Pourtant, j’ai eu l’impression hier que la prod essayait de semer le doute dans les esprits en diffusant un reportage où la jeune femme était comparée à une « guerrière ». Là ça a fait tilt. Additionner guerrière et potentielle homosexualité, vous obtenez (deux minutes de réflexion) Xena bien sûr ! La cousine par alliance d’Hercule qui fricote avec son écuyère. La ressemblance est toute aussi frappante qu’à sa consoeur trop tôt disparue d’une précédente promotion. Je me demande si la production habile de l’émission n’a donc pas adressé un message subliminal à tous les homos fans de la promo : « Ne vous sentez pas exclus, elle est des vôtres ! »
Tout comme ce garçon un peu pénible qui refusait hier de tenir la main de son camarade de peur qu’on pense qu’il puisse être gay ?



24 septembre 2004

 

Jumelle maléfique (PS au post précédent)

En y réfléchissant, je me demande si je n’ai pas moi-même une jumelle maléfique. Je m’explique. Un jour que je réalisais une reportage de terrain à la gendarmerie d’un petit bled, une dame m’a tapé sur les fesses - il est possible que j’invente là ; il pouvait aussi bien s’agir de l’épaule – en me disant « bah qu’est ce que tu fais là ? ». J’ai regardé la personne, interloquée, je ne la connaissais pas du tout. Devant mon air ahuri, elle s’est platement excusée. Selon elle, j’étais le sosie d’une de ses collègues. Bizarre, non ?

Le reportage de terrain c’était le départ en retraite d’un gendarme…La classe !

Je suis obsédée par le thème du double en ce moment. C’est étrange ça aussi. Mon frère y verrait un désir refoulé de reproduction. Qu’en pensez-vous ?



 

Private Joke

(Je me permets de faire un clin d’œil amical à une amie cinéphile qui est une des rares lectrices de ce blog.)

Deux bonnes raisons d’aller voir le nouveau film de Wim Wenders :

1) la critique de Télérama est élogieuse
2) l’actrice qui interprète Jane dans Dawson joue dans le film

Si on ne doit en retenir qu’une, c’est bien sûr la deuxième.

Sinon, aujourd’hui, le téléfilm de la une était nul ; une histoire de jumeau maléfique sorti de nulle part décidé à pourrir la vie de son frère. Il y avait quand même Jack Wagner de Melrose Place dans la distribution, dans un rôle difficile, en plus, puisque double.
Je voulais simplement conclure mon post quotidien d’encyclopédie vivante de la trash TV en signalant que la référence en matière de jumeaux maléfique est bien sûr l’excellente série trop tôt disparue : Sunset Beach. Ca a commencé comme Santa Barbara ou Côte Ouest et un jour les scénaristes ont abusé de la coke et se sont dit : « ce qui serait génial, tu vois, c’est de mettre du surnaturel dans un soap opéra » Là, ils nous ont donc sorti le grand jeu, un jumeau maléfique ressuscité, puis re mort, ressuscité, puis re mort etc…, une prêtresse vaudou vraiment maléfique, des tas de phénomène paranormaux qui frappent une bande d’ados…je vous en passe et des meilleurs. Il faut dit que dans le réalisme, ils n’étaient pas très forts. Aucun des téléspectateurs fans de la série n’a pu oublier la mémorable scène où une des protagonistes a tenté d’inséminer sa rivale avec une pipette géante ? (Les enfants ne faites pas ça chez vous !)

Je me demande finalement si le public français était prêt pour Sunset Beach.



 

Monde parallèle

Comme je le disais l’autre fois, les téléfilms de TF1 sont toujours géniaux. Hier, par exemple, «Rivages mortels » avec quand même Yasmeen Bleeth et Mickaël Vartan ressemblait un peu à un film de Machin Truc Night Chamallow, le réalisateur du sixième sens. (Merci de rire parce que cette blague me fait pouffer depuis une heure) D’ailleurs pour vous dire comme on était proche de l’univers de ce grand réalisateur, il y avait justement le petit garçon qui voit des morts en guest star. Bon, je dois vous avouer tout de suite que j’ai loupé les ¾ de l’intrigue, occupée que j’étais à rendre mon blog toujours plus beau – pour le bonheur de mes (rares) lecteurs et non pas pour ma satisfaction personnelle uniquement. Ce que j’en ai vu était déjà formidable, je ne vous dis pas comme l’intégralité devait être géniale du coup. (Si vous voulez témoigner sur le sujet…) En gros, Yasmeen (ex Alerte à Malibu pour les incultes) débarque dans un petit bled de l’Amérique profonde et découvre que les gens n’y meurent pas et guérissent de maladies normalement incurables. Là je vous plante l’intrigue et vous vous demandez comment ça se fait. Dans un autre téléfilm américain, c’était parce que les habitants avaient découvert une source type Jouvence. Ici, c’est encore mieux. En fait, les gens sont remplacés par leur double d’une autre dimension. Quel coup de théâtre ! Je vous laisse quelques minutes pour vous féliciter du génie du réalisateur. Vous savez comment elle s’en aperçoit Yasmeen : en réalisant la radio des poumons d’une patient et en se rendant compte que son cœur est à droite au lieu d’être à gauche. C’est à l’avenant pour tous les autres organes. Comme le phénomène se reproduit plein de fois et que les locaux essaient de la chasser de la ville, elle se dit qu’il y anguille et elle découvre le pot aux roses. Alors là bon il y a plein d’action, les méchants inversés essaient de la renvoyer dans l’autre dimension. C’est terrible parce que ces pique-assiettes ont détruit leur planète dans leur dimension à eux et que du coup ils entreprennent de coloniser la nôtre. Ils n’ont plus de couche d’ozone, d’arbres, bref comme ils le disent eux-mêmes *air grave et pénétré* « là bas, c’est l’enfer ». J’ai oublié de dire – détail essentiel - qu’ils s’introduisent chez nous par le biais de l’eau. Un vortex (vous allez me demander ce qu’est un vortex…dans le téléfilm c’est un tourbillon de couleurs. Dans la vraie vie, je ne sais pas) se crée à la surface et hop ils sont recrachés. C’est un peu comme un naissance, oui, bonne réflexion du fond de la salle.
La fin est abominable. Nos héros arrivent à échapper à leurs poursuivants. Ils expliquent tout aux policiers de la ville voisine qui ricanent au départ mais rigolent moins quand ils découvrent que leurs doubles ont déjà fait leur apparition. Dernière image, une chaîne info genre CNN annonce que plein de lacs se sont mis à bouillonner aux Etats-Unis.

C’est peut être mon double de l’autre dimension qui écrit actuellement…

Qui sait ?

* rire sardonique et angoissant*



23 septembre 2004

 

Ma journée télé (Âmes sensibles s’abstenir !)

Petite précision avant de m’attaquer au gros du sujet, il m’arrive d’interrompre ce flot d’images pour lire, bosser bien que je sois une travailleuse occasionnelle, parler à ma petite femme, brosser ou nourrir le chat, téléphoner, surfer sur le web, dialoguer en ligne, jouer sur ma console, etc…

9h-10h : Heure à laquelle je me réveille si on ne me contraint pas à le faire plus tôt
Je zappe beaucoup. Le matin, les programmes ne sont pas bien intéressants mais ce n’est pas une raison pour ne pas allumer la télévision. Je m’attarde parfois sur une série, Rick Hunter par exemple. Ca me permet de me plonger dans de graves considérations du type : pourquoi n’utilise-t-il pas un téléphone portable à la place de son gros talkie-walkie ? (Parce que ça n’existait pas encore à l’époque, banane !) C’est quoi cette coupe de cheveux, Rick ? C’est quoi cette coupe de cheveux, Deedee ? D’ailleurs, c’est quoi ce prénom, Deedee ?
Bref, en fin de matinée j’échoue immanquablement sur l’émission musicale débile de la six ce qui me permet de voir quelques clips.

12h-14h : Le déjeuner
Là tout dépend de la présence ou de l’absence de ma petite femme.
a) Elle est là
Nous regardons sagement Docteur Quinn. Je me suis déjà exprimée sur le sujet.
b) Elle n’est pas là
Je regarde un morceau de la Cible sur France 2 (j'adore les jeux télés) et j’enchaîne sur l’émission de Maïtena Biraben « Nous ne sommes pas des anges ». Excellente émission au demeurant ! J’adore cette animatrice depuis les Maternelles de la cinquième et je crois que je pourrais la suivre sur n’importe quelle chaîne tant son humour et son talent sont grands. Je ne suis pas ironique pour une fois. Ce nouveau programme a la pêche et il renouvelle bien le genre des émissions en plateau avec des chroniqueurs.

14h-16h20
Là, c’est un peu la tranche horaire où tout peut arriver.Si le téléfilm de la six me parait correct, j’y reste jusque 15 heures ce qui à terme pose problème puisque celui de TF1 est déjà largement entamé. Je me retrouve donc dans une position douloureuse et je suis presque obligée de m’éloigner de la télé. En revanche, si comme c’est souvent le cas le téléfilm de la six est à chier (comprendre allemand, trop années 80, trop de viols, etc…), je me mets – je l’avoue sans complexes – devant les feux de l’amour. Très pratique « les feux de l’amour », je peux aspirer, nettoyer la salle de bains, envoyer des mails et continuer à suivre l’intrigue sans problème. J’adore ! En plus, ça me permet d’enchaîner en douceur avec le téléfilm de la une. Il est souvent bien meilleur que celui de la six parce qu’on y retrouve des acteurs drôlement connus (Jason Priestley, Jasmeen Bleeth, Jane Seymour, etc…), parfois il y a même des catastrophes naturelles super cools (feux, inondations…) et puis bon c’est quand même de la qualité américaine des années 90.

16h20-17h20
Dawson….
Une de mes séries favorites, bien que j’ai *soupir prolongé* 27 ans ! Mes vrais amis savent qu’il ne faut pas téléphoner ou me msner pendant cette tranche horaire. Dawson méritera un post à lui tout seul donc je me tais.

17h20-17h45
Je me remets sur la six et je regarde le truc des classements. C’est drôle et bien vu. Seul petit bémol, ils n’ont que cinq émissions différentes en stock qu’ils remixent toutes les semaines. Ca se voit beaucoup à la longue.

17h45-19h
Nouvelle errance…Je zappe. J’échoue devant Zone rouge, jeu culte de la une avec le pro en la matière JP Foucauld. Je m’ennuie. Je me lève. Je fais autre chose.

19 h-19h45
Ahhhhhh 19h, c’est l’heure de la star ac ! Là aussi, cette merveilleuse émission aura son post.

Ensuite c’est de le début de la soirée et il vous faudra attendre ma semaine télé prochainement diffusée sur ce blog pour en savoir plus…




22 septembre 2004

 

Moi, j'aime pas le Docteur Quinn

J’ai encore regardé Docteur Quinn aujourd’hui. J’ai une excuse, ma femme est fan. Elle a du voir tous les épisodes en double mais elle ne se lasse jamais. J’ai déjà du mal à supporter les inédits alors je ne vous parle pas des rediffs. Le seul personnage que j’appréciais dans la série est mort prématurément. Il s’agissait d’Ingrid la fiancée du très charismatique Matthew, fils adoptif de la doctoresse. Je ne sais pas d’où me vient ma passion contre-nature pour les personnages-féminins-secondaires-à-l’accent-slave-morts-prématurément. (Un jour, je vous parlerai de Natacha, la femme de Sully de New York 911, tuée par la mafia russe) Ingrid est décédée dans des circonstances absolument tragiques. Elle a été mordue par le con de chien malade de la rage de l’autre fils adoptif de Michaëla, Brian. Sa mort a été lente, douloureuse et absolument lacrymale pour moi. Matthew l’a très mal vécu. Dans le même épisode, ils envisageaient de faire plein de bébés. Tiens, rien que d’en parler, les larmes me montent aux yeux. Bon, en fait, c’est pas vrai, c’était juste pour créer un effet dramatique dans mon propos. Mes yeux sont secs. Sinon, je pense beaucoup de mal du Docteur Quinn. Elle est absolument mêle-tout. Son mari est mal coiffé et habillé n’importe comment. Elle essaie désespéramment de nous faire croire qu’elle a 25 ans alors que selon toute vraisemblance elle en a 45. En plus, elle prétend(ait) (avant son mariage bien sûr) être vierge. Si c’est le cas, à son âge, elle ne devrait pas s’en vanter. Elle n’a pas de fierté non plus. Les habitants de Colorado Spring passent leur temps à l’envoyer sur les roses et elle reste là à tendre l’autre joue. Deux baffes oui ! Sans compter, qu’elle se targue de faire de la chirurgie esthétique, qu’elle effectue des transfusions sans prendre garde avant à la compatibilité des groupes sanguins de ses patients, qu’elle opère du cancer…En un mot, elle ne sait pas rester à sa place. Caroline Ingalls devrait lui apprendre la vie un peu.
Bref, je préférais la modeste et effacée Ingrid. Elle aurait fait sagement des enfants à Matthew. Elle se serait occupée avec soin de leur intérieur coquet sans jamais élever la voix quand il aurait souillé de ses bottes crasseuses de cow-boy le sol de sa salle.



 

Jouissif

En ce moment, je réfléchis à ce qui pousse les gens à écrire. Pour moi, la réponse est presque trop facile : c’est mon métier. Pourtant, il y a autre chose…la danse de mes doigts sur le clavier, les voir rebondir de touche en touche au gré de mon inspiration, entendre cette douce musique, ce rythme qui s’amplifie ou se ralentit selon mes envies…
Jouissif, je viens d’écrire ce mot dans un article. Comme un drôle de défi que je me serai lancée à moi-même. C’est vrai que ce son est jouissif.

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