19 février 2012

Le classement de la haine : Les 10 pires personnages de...Glee !

En ces temps tourmentés, où le simple mot vacances suffit à me faire mordre, j'avais décidé de revenir aux fondamentaux du blog rose, en consacrant un petit top aux personnages de séries du moment que je hais. En réfléchissant à mon numéro 1, celui qui m'a inspiré l'idée même du classement, puis aux suivants, je me suis rendue compte que ce palmarès allait compter à 95% des personnages de « Glee ». Alors autant gagner du temps en élaborant le top des pires personnages de la série.

[Attention ce billet contient énormément des spoilers sur la saison 3 de « Glee »!]


10) Sue Sylvester
Il faut bien le reconnaître, l'intérêt de la saison 1, et peut-être de la 2, que j'ai zappée en grande partie, résidait dans la personnalité hors norme de Sue, qui pourfendait activement le politiquement correct. Mais dans la 3, les scénaristes ne savent visiblement plus quoi faire d'elle. Dernier coup de génie en date : l'idée qu'elle voudrait être mère, ce qui ne colle pas trop avec l'âge estimé de son utérus. Sue m'arrache rarement un sourire et mérite donc une place dans ce classement, et pas uniquement pour le compléter.


9) Sebastian
Ce Warbler était censé venir mettre le souk entre Blaine et Kurt, et les mener très probablement vers une rupture souhaitable. Finalement, il ne sert à rien dans le rôle du méchant, qui abîme Blaine, compromettant ainsi à vie leurs chances de liaison. Dommage parce qu'il est joli garçon pourtant...
8) Les pères de Rachel
Jeff Goldblum a vraiment une vie de merde, en tant qu'acteur, depuis « Jurassic Park ». Il a campé un des pires guests de « Friends » et maintenant il vient jouer les papas pédés de Rachel. On sent bien que les scénaristes l'ont choisi un peu par dépit et qu'ils lui auraient préféré une vraie star (Elton John). L'apparition des deux pères adoptifs de Rachel donnent une image atroce de l'homoparentalité, et explique en outre la personnalité horripilante de leur fille.

7) Quinn
Je pourrais....je devrais tout lui pardonner tellement elle est belle, mais les scénaristes ne l'aiment pas autant que moi et s'acharnent sur Quinn depuis la première saison. Résultat, après avoir été une fille mère manipulatrice, elle se mue dans la saison 3 en reine buzzarde du mal. Elle échoue dans ses tentatives de récupérer sa pauvre fille avec le terrible Puck (et son hideuse crête), et redevient pour la fin de saison (et sa fin de carrière?) une gentille petite catholique vertueuse. Beurk !
6) Sam
Dans une interview, Chord Overstreet expliquait que JAMAIS DE LA VIE il ne reviendrait dans « Glee » après avoir été un peu mis de côté par les scénaristes et que désormais il consacrerait sa vie à SA musique. Entre deux, il a changé d'avis et ramené son immense bouche pulpeuse dans « Glee ». Il continue d'interpréter un blond fade sans intérêt, qui essaie désormais de remettre la main sur Mercedès pour justifier son existence dans la série.


5) Blaine
J'ai simplement envie de lui faire bouffer son nœud papillon et de le salir, ce qui n'est pas bien normal, si ?
4) Finn
Cory Monteith va avoir 30 ans cette année. Tout est dit, non ? Je ne comprends pas comment un type de 30 ans peut jouer à merveille un adolescent de 30 ans qui semble avoir deux neurones qui se battent en duel. Je déteste tout chez Finn, sauf peut-être sa jolie voix, sa soumission à Rachel, sa décision de l'épouser, son physique...

3) Will Schuester
En résumé, l'acteur joue comme une patate et je ne supporte pas son personnage, et à l'instar de Sue, ses cheveux m'angoissent. Je déteste les chansons qu'il force le Glee Club à interpréter depuis la première saison. A la place du principal Figgins, je le virerais avec pertes et fracas. Depuis que j'ai appris qu'il parlait à peine espagnol, alors qu'il l'enseigne, je le méprise.
2) Rachel
Je suis constante dans ma haine de Rachel. Je vomis ce personnage depuis la première saison. Elle a d'ailleurs été écrite pour cela, donc je félicite les scénaristes, pour une fois, car ça fonctionne. La seule bonne nouvelle, s'il y a une saison 4, c'est qu'elle devrait moins y apparaître.
1) Kurt
Je pourrai déverser un camion citerne de slushy sur la tête de Kurt Hummel. Vous allez finir par me soupçonner à tort d'être homophobe – mon meilleur ami est gay – mais plus ça va, plus Kurt est insupportable. Je pouvais compatir quand il était le petit homo martyrisé du lycée, mais là son bonheur me crispe. Avec Blaine, il campe l'un des couples les plus ignobles du petit écran. J'avoue, je ne comprends pas forcément ma montée de haine à son égard, mais je le déteste.


Bon la question qui s'impose un peu à vous et à moi à cet instant est : pourquoi continuer à regarder « Glee » si 95% du casting t'horripile et bien il reste, elle, 

Santana, qui incarne la meilleure lesbienne du petit écran depuis Willow ou Bette peut-être, parce qu'elle n'est pas caricaturale, ni stéréotypée. Bon, la plupart du temps, on en saisit pas bien si elle est vraiment homo, et surtout si elle est avec Britany, mais les scénaristes de « Glee » sont mauvais et elle n'y est pour rien.

16 février 2012

Blog à louer

Je sais que je ne poste pas autant que je devrais, mais je manque désespérément de temps en ce moment. Hier, pourtant, j'ai regardé « maison à vendre » et j'ai envie d'en parler, tellement d'ailleurs que j'évoque le sujet sur le Plus aussi.

J'ai déjà expliqué pour le « recherche appartement ou maison », d'il y a quinze jours, que je m'intéressais précisément à l'immobilier en ce moment, et que, bien malgré moi, j'avais une connaissance quasi encyclopédique désormais de sa santé, du moins dans un rayon de 300 km autour de chez moi. Par conséquent, je regarde les émissions immobilières de M6 avec un œil neuf et je suis un peu perdue. Dans le premier sujet, le marché de l'immobilier était en crise et les vendeurs devaient quasiment diminuer leur prix de vente de 100.000 euros, j'exagère à peine, mais dans le second, les heureux propriétaires entendaient faire une plus-value de 60.000 euros sur leur bien, un an seulement après son achat.

Je suis un peu perdue avec ce marché d'acquéreurs, redevenu en une heure à peine un marché de vendeurs. Bon, les seconds heureux propriétaires ont réduit leur marge de 30.000 euros, mais ont quand même réalisé une substantielle plus-value, alors que leurs camarades du début ont encore leur maison, ignoblement dépersonnalisée en beige, sur les bras.

Mais, de toute façon, désormais « Maison à vendre » est surtout le prétexte à un one man show de Stéphane Plaza, qui met une perruque, se fait mal (beaucoup), offre une compote aux visiteurs de la maison à vendre, pillant dans le frigo de la propriétaire, ou drague effrontément sa victime du jour pour rappeler, mesdames, messieurs, qu'il est hé-té-ro ! C'est drôle, je l'avoue, et vraiment distrayant, mais bon la réalité du marché de l'immobilier passe un peu au second plan et comme les épisodes sont diffusés sans qu'on connaisse bien leur date de tournage, c'est un peu agaçant. J'imagine que les professionnels de l'immobilier font des bonds devant leur téléviseur en visionnant l'émission.

Par ailleurs, personnellement, si je participais à « maison à vendre », je demanderai à recevoir la visite de Sophie Ferjani, d'abord parce qu'elle est plus belle et apparemment plus gentille, mais également parce qu'à vue de nez, elle fait un bien meilleur boulot que sa consœur chargée de juger la maison la plus originale de France.

15 février 2012

Prisonnière d'Alcatraz

J'ai déjà évoqué le sujet sur le Plus, mais je pense que la nouvelle série de JJ Abrams mérite bien que j'en remette une couche sur les pages roses, quitte à « cliver » un peu.
Pour la première fois dans la saison 2011/2012 de séries, j'ai du mal à patienter d'une semaine sur l'autre pour retrouver un épisode de « Alcatraz ».

La dernière série qui m'avait fait cet effet était « Vampire diaries », certes à retardement car j'avais du passer au préalable par la case TF1 pour devenir fan (depuis la chaîne a oublié apparemment qu'elle avait un jour proposé cette série à l'antenne, ou plus probablement elle s'est rendue compte que cette fiction quand même un peu violente n'aurait jamais du avoir sa place à 16h30 le samedi après-midi et du coup elle l'a rangée précieusement dans la cave magique des bonnes séries qu'on verra un jour débarquer l'air de rien sur la TNT).

J'avais lu ici et là que ce n'était pas terrible cette nouvelle série de JJ ( je l'appelle JJ, sans savoir ce que ces J signifient) , j'ai donc regardé le pilote quasiment à contre cœur et après l'avoir visionné, il a fallu que je regarde le deuxième épisode que j'avais déjà, ça tombait bien, et si ma femme ne m'avait pas arrêtée, je me serais enfilée dans la foulée le troisième, tellement j'ai accroché. Aujourd'hui, en suivant le rythme de diffusion américain, j'en suis au sixième et toujours aussi désireuse d'en voir plus, et je m'en fous, des esprits chagrins qui invoquent « Lost » pour me dire déjà que je ne saurais jamais, ou qui trouvent ça répétitif, violent et un peu naze, moi j'aime...



Comme l'a dit ma femme, qui n'a rien à envier à Maître Yoda parfois, « ce n'est pas la destination qui compte, mais le voyage ».

Je suis partie en voyage avec JJ et je n'ai pas hâte que le trajet se termine...

Vous allez me dire que tout cet enthousiasme est absolument magnifique, je vous l'accorde, mais que vous aimeriez en savoir plus sur cette série qui me transporte (décidément je file la métaphore).

En 1963, la prison d'Alcatraz, devenue inutilement onéreuse, a été évacuée de ses prisonniers, les détenus les plus terribles que comptaient l'Amérique à ce moment là, sauf qu'ils n'ont jamais été transférés, ils ont juste disparu, corps et biens, (comme ça pouf) avec leurs gardiens. En 2012, un par un (c'est mieux pour l'intrigue), ils reviennent et leur folie sanguinaire n'est pas éteinte.

Un homme, qui était en relation avec « The Rock » à l'époque, attend la réapparition de ces hommes depuis 1963, le mystérieux Hauser. Bien malgré lui, il va se faire aider par Rebecca, une super fliquette blonde dont l'oncle était gardien à Alcatraz et le grand père détenu dans la prison. Elle apprend d'ailleurs dans le premier épisode que son papy n'était pas un gardien, mais un prisonnier, et qu'il a lui-aussi disparu en 1963. Réapparu en 2012, il a tué son coéquipier. Hasard ou coïncidence ? Voilà déjà une première question... En tout cas, ce personnage joue un rôle clé dans les disparitions a priori. 

Dans sa tâche épineuse, retrouver les disparus d'Alcatraz revenus en 2012, Rebecca se fait aider par Soto, un multi thésards passionné par la prison, qui a écrit tous les ouvrages de référence sur le sujet, et qui tient accessoirement un magasin de comics. Soto, le geek ultime, est campé par le merveilleux Jorge Garcia, Hurley dans « Lost ». Là, j'avoue, que je bave d'admiration devant le génie de JJ Abrams, qui est allé chercher le personnage le plus sympathique de sa série culte, et qui a réussi à le recycler admirablement. Soto apporte la touche de second degré absolument vitale pour rendre « Alcatraz » supportable.

A chaque épisode, un prisonnier, ou un gardien (dans le cas du cinquième), réapparaît en 2012. Grâce au forfait qu'il commet immédiatement, les supers équipes en quête des méchants de 1963 sont alertées et partent aussitôt en chasse pour lui remettre la main dessus. Pour les aider dans cette tâche, ils ont les archives de l'époque et la connaissance encyclopédique de Soto sur le sujet.

Une fois le prisonnier appréhendé, il est placé dans une prison haute sécurité souterraine. JJ aime bien les choses souterraines.

Autre élément clé, comme dans « Lost », la série se décline sur deux époques : 1963 et aujourd'hui. Les deux réalités se rejoignent quasiment dans la résolution du cas.

Curieusement, en 1963, comme en 2012, un mystérieux médecin indien, campé par Parminder Negra (Neela de « Urgences), occupe la prison.

Bon, évidemment, je suis très enthousiaste mais la série a quelques menus défauts. Je me demande par exemple, si le concept d'un épisode / un détenu peut tenir très longtemps sans lasser. Avec 300 vilains, JJ a certes de la matière, mais il va falloir qu'il apprenne à se renouveler. Pour le moment, les épisodes sont toujours construits de la même façon : l'évadé frappe, on l'identifie très vite, et hop on se met à sa recherche. L'autre gros défaut de la série est lié à celui-là, les épisodes donnent parfois l'impression d'être un peu bâclés.

Quant aux questions en suspens, comme je l'indiquais en introduction, je me suis résolue à l'idée que les réponses soient accessoires. Dans l'épisode 6, Rebecca invite Soto à fournir au dernier réapparu en date l'une des cinquante explications qu'il a sur le phénomène, je trouve le clin d’œil aux losties assez savoureux, je l'avoue....

14 février 2012

Marathon culinaire : On achève bien les top chefs !

Hier soir, malgré une folle journée passée à tenter d'endiguer une inondation dans les escaliers de mon immeuble – je confirme que la Dépêche du Midi avait raison, les canalisations cèdent les unes après les autres, c'est la panique – et à travailler, en perdant au passage tout les textes que je venais de finaliser faute d'avoir songé que cette merde d'open office ne faisait pas de sauvegarde automatique régulière, j'ai décidé de me détendre devant l'émission la plus longuuuuuuuuuuuuue du moment et accessoirement la plus stressante.



Pour la première épreuve hier, les top chefs étaient invités à cuisiner pour la personne qu'ils aimaient le plus au monde, basiquement leur petite maman ou leur femme / homme. Ils devaient leur faire une déclaration d'amour dans une assiette, non pas en dessinant à l'ancienne un cœur dans du fromage blanc, mais en leur confectionnant un plat symbole de leur relation. Préparer des œufs brouillés aurait ainsi été mal venu pour vous donner un exemple. Au préalable, chaque candidat, enfin les candidats qui intéressent la production, ce qui est déjà plus limitatif, a pu lire une jolie lettre écrite de la main de l'être cher lui disant combien il / elle est fier de lui. On se serait cru à « Koh Lanta » au bout de quatre semaines de survie quand les candidats affamés ont les nerfs qui lâchent face à leur courrier.
A ce petit jeu, c'est Cyrille (qui écrit son prénom comme un fille) qui l'a emporté en préparant à sa femme le plat qu'il lui avait cuisiné quand il l'a demandée en mariage à base de topinambours entres autres, le légume le plus sexy jamais vu.

Je me suis demandé comment la production allait juger de la qualité des déclarations et c'est finalement Cyril Lignac, qui a justifié son salaire, en choisissant sur ses critères à lui.

Après une mise en bouche relativement fade, la « grande épreuve » du jour ne manquait pas de piquant. Placés dans l'arène d'un cirque, face aux jury installé façon empereur romain dans une loge, les candidats ont du cuisiner, selon les sources, entre 7 et 10 heures d'affilée. On achève bien les top chefs... A chaque épreuve, un cuisinier était sauvé et qualifié d'office pour la semaine suivante.

Dans l'ordre, l'épreuve a démarré par le meilleur défi : cuisiner absolument tout dans un légume. L'idée est bonne, mais n'aurait-il pas fallu signaler aux téléspectateurs qu'elle n'était à reproduire chez lui qu'avec des légumes bios ou au moins non traités, sous peine de s'empoisonner avec ses chips d'épluchure ?
A ce petit jeu, Jean, qui avait déjà sublimé le lapin la semaine dernière, après force râleries, l'a emporté.

Mon chouchou, le chef Constant, a ensuite demandé aux candidats un exercice de maîtrise de la cuisine en les priant d'élaborer une omelette blanche à l'extérieur et jaune à l'intérieur avec un filet de jaune d'oeuf. Juan a été désigné comme vainqueur.
Jean-François Piège a invité les chefs à préparer une viande sans sel, et Noémie, que j'ai mésestimée, l'a emporté.
Ensuite, Thierry Marx, le pape de la cuisine moléculaire, a souhaité que les candidats lui fassent une forêt noire sans cuisson. Tabata l'a agacé à se montrer réticente face à ses exigences, et le gentil Carl a gagné.
Enfin, les derniers candidats en course, réunis en deux groupes de deux, ont du décliner un légume en deux plats. Le céleri a réussi à Ruben et Julien, qui ont surclassé Tabata (en méforme décidément), Norbert (faites le taire!!!!), Denny, et Florent.

Pour l'ultime épreuve, les chefs ont du travailler le céleri dans un dessert. C'est évident que le céleri en sucré c'est aussi dégueulasse que la tarte aux concombres.
De mon côté, j'avais mon compte après les légumes cuisinés avec leurs épluchures, l'omelette blanche, la viande pas salée, et le légume « sublimé ». Je me suis donc privée de dessert sans savoir qui allait quitter le jeu. C'est finalement Florent, qui n'a pas profité de sa seconde chance qui est parti.

12 février 2012

Plus de frères, moins de Scott, la saison 9 de One Tree Hill

Pour des raisons qui m'échappent, et qui tiennent certainement dans les fossettes de Brooke (les plus belles du petit écran) et la voix éraillée de la belle brune en VO, j'ai décidé de suivre en direct live depuis Tree Hill l'ultime saison des « Frères Scott ».


[Prenez garde ce post contient des éléments sur la saison 9 des Frères Scott...]

Vous avez une alternative à ce sujet, en allant découvrir mon post sur Alcatraz en cliquant <ici>


En regardant, les trois épisodes que j'avais manqués, je me suis fait plein de réflexions profondes.

A la base, il n'aurait jamais fallu adapter « One Tree Hill » en les « Frères Scott », même si la série était centrée sur la rivalité des deux garçons à son commencement. Après le départ de Lucas, ce nom n'était déjà plus très approprié, mais aujourd'hui avec un James Lafferty très peu présent dans la saison 9, et qui risque de l'être de moins en moins (mais je spoilerai plus loin), ce titre n'a vraiment plus aucun sens.

Bon, donc déjà on oublie cette histoire de fratrie Scott, l'autre élément fort de l'intrigue était le basket, il a longtemps cristallisé une partie de la rivalité entre les deux Scott et puis, par la suite, faire carrière dans la discipline était quasiment l'unique objectif de Nathan. Il a renoncé à ce sport dans la saison 8, maintenant on s'intéresse au base-ball, la passion de Jamie.

Plus de Scott, plus de basket... On a rarement vu une série changer totalement d'objet entre sa première et son ultime saison quand même. Buffy a évolué, mais elle a combattu jusqu'au bout des vampires. Les Friends sont restés amis. Ted cherche toujours la mère de ses enfants (on le lui reproche assez). Meredith continue d'être étudiante en médecine malgré ses cinquante balais...

Mais passons...
Mais là où les choses sont encore pire, si c'est possible, dans l'exemple particulier de « One Tree Hill », c'est qu'il ne reste quasiment plus de protagonistes « forts » des premières saisons. Lucas s'est tiré avec Peyton, et il a bien fallu les remplacer.

[Julian]

Pour compenser l'absence de deux personnages, les scénaristes en ont ajouté une myriade de secondaires sans intérêt, qui gravitent autour de Brooke et Haley, les deux piliers de la série. J'ai mis deux saisons à différencier Julian et Clay, et surtout à retenir leurs prénoms. Il fait dire qu'ils ont été choisis pour leur vague ressemblance avec Lucas. L'existence de Julian se justifie, car il est le mari de Brooke maintenant, et le père de ses enfants. Mais le pauvre Clay est le copain de Quinn, la sœur inconnue d'Haley apparue en sixième saison pour remplacer Peyton. Il est devenu opportunément l'agent de Nathan, quand celui-ci avait « perdu » son frère.

[Clay (nu, torse nu) avant son overdose de donuts]

J'aime beaucoup Chase, l'ancien jeune chaste de la saison 4 dépucelé par Brooke à l'époque à l'arrière d'une bagnole, mais il n'était certainement pas fait pour devenir un des personnages principaux de la saison 9 aux côtés du GRAND KRIS KELLER, de retour pour l'ultime saison, ce qui est avec le come-back de Dark Dan, la seule bonne idée des scénaristes.

Je ne vous parle même pas de Millie, qu'on a enfin autorisé à enlever ses lunettes, et de l'actrice qui complète le casting.

Imaginez « Desperate housewives » moins Bree et Gaby, mais avec six personnages complémentaires insignifiants !

C'est à peu la saison 9 des « Frères Scott ».

Pour en venir aux intrigues, là aussi les scénaristes sont fatigués. Bizarrement, ils ont voulu leur ultime saison noir de chez noir, avec un démarrage pourtant plutôt calme. Leurs vieux démons qui consistent à mettre dans les pattes de leurs héros des psychopathes sortis de nulle part ont resurgi.

Clay est devenu somnambule (et a priori il mange comme un fou pendant son sommeil, vu son triple menton). Dans l'épisode 1 de la saison 9, cette particularité semble insignifiante, sauf quand il devient fou. Rien que ça, et se retrouve interné dans l'épisode 4. Quinn le pensait juste drogué, elle était loin du compte.

Brooke est ravie d'avoir enfin eu des bébés aussi mignons que leur jolie maman. Julian, son mari, qui peine à faire exister les studios qu'il a décidé d'héberger dans d'anciens hangars, oublie un charmant bambin en plein soleil dans l'auto familiale. En plus, il choisit Davis, celui qui porte le nom de Brooke. Le bébé s'en sort, je vous rassure, mais le malheur n'en a certainement pas fini avec ces deux-là, car Julian semble incapable de se pardonner son horrible bourde. En même temps, on le comprend.

La partie comédie du show est assurée par Mouth / Micro, qui est devenu obèse, ce qui n'est pas si drôle que ça en fait. Il pourrait même bien tomber malade vu l'humeur maussade des scénaristes.
La partie comédie du show est en fait assurée par Chase et le formidable Kris Keller, qui s'unissent pour draguer les filles.

Enfin, le pire va venir du côté des derniers Scott en course. Alors que Dan est revenu plus inquiétant que jamais, Nathan disparaît. Pouf ! Les mafieux que Dan a habilement menacé sont-ils les responsables de ce forfait ou le jeune homme est-il tombé sur une « coucou » infirmière façon nanny Carrie de la saison 5 ? A moins que, comme le pense Haley, son gentil papa, y soit pour quelque chose...

10 février 2012

L'instant danois

Hier soir, grâce au teasing d'Arte, qui donnait carrément envie, et à la bonne critique de mon magazine télé favori (Télérama), j'ai regardé « Borgen » et je m'en félicite. Ca me change un peu de « Glee », « Vampire diaries » ou « les Frères Scott ». Depuis que ma cousine est en prison, elle m'envoie n'importe quoi pour se venger certainement.

« Borgen » est une série danoise, et aussi curieux que ça puisse vous paraître, ce n'est pas ma première série danoise. En effet, il y a presque vingt ans de cela, (« un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître », les chanceux...) j'avais suivi, sur Arte déjà, la mini-série de Lars Von Trier « l'Hôpital et ses fantômes ».


[Ceci n'est ABSOLUMENT pas un fake, on savait s'amuser dans les années 90.]

Après cette première incursion dans la culture danoise, « Borgen  a été une vraie partie de plaisir, même si le premier épisode est un peu rébarbatif.

Cette série narre l'arrivée au pouvoir de la première femme premier ministre du pays, issue du partie centriste, Birgitte Nyborg Christensen. Je ne vais pas trop m'étendre sur les noms, qui me donnent l'impression de relire « Thorgal », et les intrigues, mais pour faire court, c'est génial et prenant.

A la veille des élections, sous l'effet conjugué de plusieurs facteurs indépendants totalement de sa volonté, Birgitte se retrouve à faire un score assez sensationnel, pour son parti, aux élections législatives, ou équivalentes à ce scrutin français. En position de force, face à des libéraux en déroute et à des travaillistes affaiblis, elle est chargée par la Reine, comme c'est exotique, de constituer un gouvernement.

Le premier épisode de mise en place n'est pas le plus passionnant donc, mais son visionnage est indispensable pour comprendre le parcours du personnage principal, et ce qui le propulse au pouvoir.

En plus, des petits arrangements, plus ou moins obscurs et réguliers, entre politiques - je te donne tel ministère et tu rejoins ma coalition ; je te plante un couteau dans le dos pour me venger... - « Borgen » s'intéresse aux liens étroits entre politiciens, ou proches des politiciens, et journalistes. L'un de personnages principaux, une jeune et belle journaliste, couche ainsi avec l'attaché de presse du premier ministre en poste, qui meurt dans son lit. En faisant appel au conseiller de Birgitte pour la tirer de ce mauvais pas, la jeune femme, sans le savoir, précipite non seulement la chute du premier ministre libéral, mais également celle du chef des travaillistes, et l'ascension de Birgitte.

La nouvelle premier ministre, dont nous avons suivi la montée en puissance dans les deux épisodes d'hier, a la chance d'être entourée d'une famille super aimante et simple, mais je crains déjà que tout son bonheur soit mis à mal par son nouveau rôle politique majeur.

En bref, je vous recommande « Borgen » pour en savoir plus sur le système politique danois, parce que c'est toujours intéressant, mais surtout parce que c'est très bien écrit, bien joué et très prenant, et que j'aime bien les noms avec des o barrés aussi. En plus, Birgitte me fait penser à ma candidate, désormais totalement en déroute et je me prends à rêver en regardant la série à ce qui aurait pu arriver si elle avait été élue.

A la place, vous pouvez aussi essayer « L'Hôpital et ses fantômes », qui se déroule dans un hôpital psychiatrique extrêmement mystérieux.  Ce petit teaser en version originale, le danois est une langue magnifique, devrait vous donner extrêmement envie.

[Spéciale dédicace à mon Meilleur Ami, qui m'avait fait découvrir la série à l'époque...]

07 février 2012

Top chef : Déjà un abandon (et bientôt un second)

Hier, avec une semaine de retard, je me suis enfin attaquée à la saison 3 de « Top chef ». Pour cette première, j'ai courageusement regardé l'émission en intégralité jusqu'à minuit. J'ignore si j'étais peu réceptive à cause de la fatigue ou si le casting est moins réussi que celui de l'an dernier, mais j'ai eu du mal à adhérer aux personnalités des nouveaux candidats. De plus, comme on nous promet l'émergence d'un « petit génie » de la cuisine, et non d'un simple chef, j'ai été assez étonnée par les performances des « top chefs » derrière les fourneaux.


L'épreuve du coup de feu ne m'a déjà pas réellement emballée. Les protagonistes de la saison 3 se sont ainsi vus proposer d'affronter deux finalistes malheureux de l'édition précédente sur la base du volontariat. En cas de victoire, les candidats de cette année passaient directement en troisième semaine, s'ils perdaient, ils allaient directement à l'épreuve de la dernière chance. Pour pimenter le défi, Pierre-Sang et Fanny amenaient leur panier imposé et avaient bossé depuis des semaines leur recette. A l'inverse, les « nouveaux » n'avaient que le temps de l'épreuve pour les surclasser.
A la place du jury, j'aurais proposé que les top chefs 2012 cuisinent avec un bras attaché dans le dos et les yeux bandés également, histoire d'améliorer encore leurs chances de vaincre les anciens.

Le charmant Denny et Mehdi ont choisi de relever le défi, et évidemment ils se sont faits patater. L'humiliation ayant été aggravée par le fait que ce sont leurs petits camarades qui les ont jugés.
Enfin, je suis injuste, ils n'ont pas réellement été humiliés. Mehdi n'a été battu qu'à une voix près, ce qui est un peu ennuyeux pour Fanny, qui bossait cette recette depuis des semaines. Pierre-Sang a en revanche mis la pâté à son adversaire, mais avec un improbable panier, et malgré des viandes apparemment pas cuites.

Bref, les deux candidats ont échoué en épreuve de la dernière chance. L'audace n'a pas payé.

Ensuite, traditionnellement, les petits génies des fourneaux ont été scindés en deux groupes.
Le premier comptant, à vue de nez, certains des favoris de la prod', s'est vu imposer une épreuve assez intéressante : découvrir dans le noir un plat, à reproduire ensuite sur la seul foi de son odorat et de son toucher.
Super épreuve, mais pour des raisons incompréhensibles, Jean-François Piège leur a imposé de travailler sur un plat totalement improbable et absolument pas alléchant comptant un œuf cuit dans le vinaigre et deux tranches insipides, à en croire le chef lui-même, de fromage blanc gélifié. Le but était, certes, de troubler les candidats avec des ingrédients mystère, mais franchement je n'ai pas vu l'intérêt de dégoter une recette déjà virtuellement incompréhensible en plein jour.

Ruben, Tabata, et Florent ont perdu cette épreuve, face à Cyrille, Julien et le très préoccupant Norbert, qui a expliqué avec classe avoir ausculté l’œuf « façon gynéco », mes lectrices apprécieront.

L'autre équipe s'est, elle, vue attribuer une épreuve ridicule de facilité en comparaison : cuisiner une entrée, un plat et un dessert pour trois couples, afin de célébrer leur anniversaire de mariage en reproduisant les mets de leur repas de noces dans une vraie cuisine et en plein jour.
J'en suis venue à me demander si les candidats n'étaient pas franchement homophobes, car dans un bel ensemble, les deux binômes ont saboté l'entrée, destinée au couple gay pacsé. Pourtant, une salade de légumes à la mayonnaise ne me paraît pas hors de portée de top chefs, si ? Les retraités ont été plus gâtés avec un coquelet cuit apparemment, et le dessert a conclu en beauté l'épreuve.
Je ne vois pas bien où était la difficulté en comparaison de reproduire un plat présenté uniquement dans le noir.
C'est Jean et Gérald, qui ont échoué en épreuve de rattrapage après ce jeu.

Déjà 23h10, je n'avais pas vu passer le temps entre les 68 pages de publicité et les séquences foireuses de cuisine. Il a fallu se retaper 7 recettes de lapins plus ou moins improbables, qui ont mis sur la sellette le pauvre Ruben, dont l'ego devrait souffrir un peu (une bonne chose), le loser du jour, Mehdi et sa recette de ménagère, et Florent, qui ne semblait pas mériter son sort.
Florent a été éliminé, mais Mehdi, qui semblait mal digérer les critiques, a préféré s'en aller lui laissant sa place.

Si je devais déjà parier sur le nom d'une finaliste, je mettrai celui de Tabata, dont le talent sera remis en cause évidemment, mais qui ira forcément loin. A la place de l'autre fille, je me préparerai à remballer mes couteaux rapidement.

Voilà, c'est toujours bien trop long, mais plaisant. Si la mayonnaise ne prend pas plus que ça entre les candidats et moi, la semaine prochaine, je me ferai des séances très light de « Top chef » à l'avenir.