18 mai 2008
Un samedi de folie (télévisuelle)
Eric, qui accuse quand même ses 73 ans, est harcelé sexuellement par l’instit des jumeaux alors que madame Camden est opportunément absente de la série puisqu’elle séjourne chez ses enfants qui refusent désormais d’apparaître à l’écran. Inutile donc de miser sur une scène où l’on pourrait voir Annie en compagnie de Simon, Marie ou Matt, même si ça aurait pu être très rigolo et très cheap de la montrer des bébés sur les genoux – ceux de Marie ou de Matt donc – en train de communiquer avec un des enfants Camden disparus soit disant dans l’autre pièce, mais l’ultime saison n’est pas terminée et ce genre d’artifice peut encore être utilisé.
J’en reviens à mon Eric, très croulant à l’écran, à qui l’instit fait un peu de plat sans grande subtilité. Le révérend s’en accommode provisoirement mais le retournement de situation extrême de l’épisode d’hier le pousse aux pires extrémités finalement. Le brave pasteur rend visite à un noir odieux. La série n’est guère politiquement correcte sur ce coup là. Le personnage quota de couleur est arrogant, méchant, veule, sale et c’est en plus un escroc de première qui pique son plus beau veston à un Eric dépassé par tant de méchancetés réunie dans un homme. De mon côté, je trouve ça un peu scandaleux de faire du pauvre noir, une ordure. Bref, à l’occasion de cette visite de courtoisie, le révérend passe un petit check-up anodin et apprend – j’en reste encore sans voix – qu’il est condamné, ce qui logiquement le retourne. Il fonce donc à l’école des jumeaux pour faire un laïus délirant à l’instit qui l’a dragué et à sa directrice qui ne l’a pas pris au sérieux. Il met dans le même sac à cette occasion les femmes infidèles et les pédophiles, ce qui est quand même magnifique. En gros, « l’immoralité », dont s’est rendue coupable la pécheresse, rejaillit sur les bambins qu’elle a en classe et la poussera peut être même un jour à draguer un de ses élèves. Euh, comme les jumeaux ont genre 8/9 ans, cette hypothèse me paraît légèrement malsaine et complétement tirée par les cheveux. Mais notre révérend, peut-être saoul finalement, en vient à louer le courage des fonctionnaires non dévoyés qui souffrent justement de la mauvaise image que leur colle ces professionnels qui draguent les parents d’élèves et par extension leurs enfants.
Enfin, la prochaine fois, cette instit y réfléchira à deux fois avant de tenter de séduire un Camden.
Le deuxième épisode était à la hauteur du premier assez débile. Eric qui a, sur un coup de tête, déscolarisé les jumeaux sans en avertir Annie toujours en villégiature chez ses nombreux bambins délocalisés doit se débattre avec ses soucis à ce sujet et sa condamnation à mort.
Heureusement que Lucie a redressé la barre et couché avec Kevin, sinon tout irait à vau-l’eau.
Du côté de « Kyle XY », malgré les réserves émises la semaine dernière, j’ai envie de voir où le joli surdoué aux yeux si expressifs va nous emmener. Il a appris hier grâce à son génie de concepteur qu’il fallait qu’il se méfie de son nouveau mentor, Tom Foss, qui a d’ailleurs disparu fort mystérieusement avec son héritage à la fin de l’épisode.
J’aime finalement assez qu’il soit un super héros en plein devenir. La semaine dernière, il se jetait dans une cabane en flammes et en sortait indemne, cette semaine il s’est découvert une super vue, une méga ouïe et un pouvoir que je lui envie, celui d’avoir la faculté de repasser dans sa tête tous ses souvenirs comme un disque dur ultra performant.
Je m’interroge sur une simple petite chose, comme contrairement à XX on ne lui a mis aucune mémoire artificielle, Kyle est conscient de n’avoir que quelques mois malgré son corps d’ado, ce qui ne semble pas le traumatiser plus que cela. Ce genre de constat aurait du lui laisser quelques séquelles, c’est assez atroce d’être né au sens propre de la dernière pluie, non ?
Sinon, « les maçons » ont accueilli pour la deuxième fois en un mois un petit nouveau dans leur effectif. Après une fille tellement canon qu’elle éclipse cette pauvre Connie ou la magnifique Paige tout en dents, Ty a un sérieux concurrent avec le sosie musclé de Tom Cruise. Eduardo, déprimé, a choisi pour protester de se coiffer comme un premier communiant. De toute façon, il ne sert à rien.
Hier, nos braves amis bâtisseurs rencontraient une femme tellement bien qu’ils regrettaient que son mari l’ait battue à mort. Il faut être américain pour oser prononcer des phrases aussi édifiantes que « Machine est tellement méritante que je trouve injuste qu’elle ait été ainsi maltraitée ». Une autre, genre la salope d’instit qui draguait Eric, ne l’aurait pas plus mérité, je pense….
Libellés : Kyle XY, les Créationnistes, Les maçons du coeur
17 mai 2008
Télé POC
Christophe Dechavanne aime les animaux et nous le prouve à nouveau ce soir en prime time, ne saisissant pas personnellement franchement l’intérêt du concept je préfère passer mon tour. Je continue bravement à suivre « Kyle XY » en espérant un sursaut dans l’intrigue. Pourtant, je serai curieuse de visionner le spectacle de la fille du meilleur présentateur de parties de poker du monde diffusé par France 4.
Rien de remarquable sur la TNT, à l’exception des « Monos » sur NRJ12 avec son casting originel, Christian Rauth et Daniel Rialet, qui sont connus également pour avoir été les mulets de « Navarro » ou « le père et le maire » d’un petit bled dans une brillante série de TF1. J’ai un faible pour cette série qui ne casse pourtant pas trois pattes à un canard.
Pour celles et ceux qui n’ont encore jamais vu « les maçons du cœur », c’est à 23h30 (fort tard donc) sur TMC
Dimanche
Je risque de préférer aux trois options cinématographiques qui s’offrent à moi sur TF1 (« Palais Royal » le film de Valérie Lemercier que j’ai vu en salle, bien mais pas top), France 2 (« Swimming Pool » François Ozon mais Ludivine Sanier) et Arte (« pour qui sonne le glas » un roman qui m’avait plutôt marquée »), « les 15 ans de Zone interdite » sur M6 avec des témoins de l’émission qui reviennent faire un point sur leur existence.
A 22h20, je m’adonne à mon nouveau vice, le très hypnotisant « Direct poker » sur Direct 8 parce que je commence (enfin) à capter les règles et l’intérêt du jeu.
Lundi
M6 me saoule vertigineusement avec ses soirées cinéma du lundi, ce que j’attends de la chaîne ce sont des « lundi de la vie » avec des coachs et des victimes consentantes. En même temps, je suis sûre d’être capable de regarder « espace détente » mais surtout en deuxième partie de soirée « Rocky IV » que je vais enregistrer pour le visionner toute seule en mangeant le divin cheese-cake de chez Picard (je vous le conseille formellement en tant qu’amatrice de cette « pâtisserie » américaine). Oui, je sais, tout ça est très décadent.
La semaine dernière, Nolwenn m’avait beaucoup plu en fin de « qui veut gagner des millions ? » spéciale célébrités en ânonnant « il n’y a pas de trait d’union à trait d’union » avant de s’effondrer bêtement à cause du joker de Lambert Wilson et de retomber à 48 000 euros au lieu d’en gagner 150 000 (vous saurez dorénavant que l’île de Malte ne figure pas sur les billets de 10 euros). Je me demande si les candidats de cette semaine pourront être aussi ridicules pardon forts.
Pour celles et ceux qui sont plus crédibles intellectuellement que moi, Arte diffuse « the Barber » des Frères Coen.
Mardi
Je peste à nouveau contre le « 66 minutes » de la six qui me prive de ma dose hebdomadaire de coaching télé (je connais des amis qui cherchent en vain un appartement en région parisienne pendant que Stéphane Plazza et Thibault Chanel se tournent les pouces dans leurs agences respectives et ma voisine aurait bien besoin qu’on dresse son putain de chiard qui hurle tous les matins à 8h15 dans le couloir alors que Super Nanny se prélasse sur des plages de sable blanc, enfin…) mais JLD qui a eu vent de ma détresse propose un magazine inédit au titre prometteur « tout quitter pour changer de vie ». J’y songe parfois en ce moment…
Je parle de coach TV et TF1 vient également à mon aide avec « au cœur du couple », un genre de super « confessions intimes » avec une conseillère spécialisée qui remet les amoureux sur les rails de la passion, comme j’ai hâte….
TMC propose « mais qui a tué Pamela Rose », un de mes films d’humour décalé favori à 20h45 et NRJ12 la suite de « Beauty and the Geek », c’est cornélien ce soir.
Tout TNT ou tout hertzien coaché ?
Mercredi
Je n’ose plus rien dire sur la Nouvelle Star puisque mes nouveaux amis du Post pensent que mon opinion ne vaut pas mieux que celle du « café du commerce » et que surtout elle n’a pas sa place sur un site aussi brillamment intéressant.
Je pense simplement que Benjamin a une autoroute dégagée jusqu’à la victoire et que tout ce que je pourrai écrire sur le sujet n’y changera rien. J’en viens même à douter qu’Amandine y accède. Jules pourrait bien créer la surprise avec ses fans déculottées chères à Lio. Bref, le programme m’inspire de moins en moins. L’élimination d’Amandine sonnera le glas de mon intérêt pour l’émission.
Jeudi
Une soirée télé globalement minable qui devrait me permettre de rattraper mon retard en « Lost »…
Vendredi
Comme je ne peux pas repasser pour de faux le code de la route que je n’ai pas, je poursuis probablement mon visionnage de « Lost » saison 4.
Libellés : Télé POC
16 mai 2008
Il est venu le temps de débriefer le prime (lalalalala)
Premier constat, je me suis beaucoup moins ennuyée que la semaine dernière ce qui a du se ressentir, enfin je l’espère, sur le Post. Les choix du public bien trop pointus *rires de sitcom* avaient légèrement pourri le précédent show, le retour à la normale a donc été tout à fait appréciable. Pour une fois, les candidats n’ont pas tous interprété des titres du même registre rock/pop et j’en suis heureuse.
Avant de revenir sur les performances des candidats, un mot du jury…
André Manoukian, déjà boudé à mort par Liane Foly, est de plus en plus seul. A la limite, il faudrait l’installer sur une chaise à part en périphérie du canapé du jury ou carrément dans le public. Ses camarades ne cessent de le houspiller (c’est certainement la première fois que j’utilise ce mot en 4,5 ans de blogage intensif) et il ne lui est quasiment plus permis d’ouvrir la bouche pour citer Deleuze. Lio, ma poissonnière, est toujours la plus virulente à son égard. Elle lui a même lâché un « on s’en fout » sonore et déplacé qui m’a énormément choqué. Après, on nous parlera de respect, ma bonne dame. Je pense que contrairement à ce que le reportage sur les coulisses du prime a tenté de nous faire croire, la vedette de la variété française des années 80 ne boit pas que de l’eau ce qui lui permet de répondre sans rougir aux fans de Jules qu’elles devraient « remettre leurs culottes ». En même temps, c’est sans complexe, décidément, que cette reine de la classe explique en minaudant comme une petite fille à un Cédric blasé qu’elle ne l’aime plus cette semaine. Tout simplement ridicule…
Marianne, reviens ! Par pitié !...
Sinclair est toujours aussi libre, un peu comme Max, certains l’ont même vu voler. Il est là par le corps et sa magnifique chevelure mais son esprit, comme la vérité est ailleurs. Un peu comme à Cédric, j’ai envie de lui indiquer que si ça le saoule, la porte est par là.
La bonne surprise de la soirée est venue de Philippe Manœuvre que j’ai reconnu un peu pour la première fois depuis la fin des castings. Philippe a osé s’insurger contre les performances minables de ses candidats – même de Jules pour vous dire -, il s’est peut être rendu compte que sa mauvaise foi poussée jusqu’à l’écoeurement avait choqué les téléspectateurs la semaine dernière. En tout cas, j’ai l’impression qu’il s’est réveillé d’un songe et que pour la première fois il a vu et entendu les nouvelles stars en herbe. Le pauvre…
J’en viens aux candidats.
Lucille a très, très mal démarré sur « hung up » de Madonna, qui s’est d’ailleurs mué en « HANG up » hier soir. Virginie est arrivée à la rescousse pour signaler qu’elle avait pété un de ses talons en montant sur scène (« Guy, on a cassé mes lunettes ») mais depuis longtemps nous savons grâce à la prêtresse Raphie de la carac (star academy) que les incidences matérielles n’ont jamais été une raison légitime de foirer une chanson. Le jury qui s’extasie donc deux heures sur sa performance malgré le talon pété a une fois de plus prouvé sa grande lucidité. Enfin, Sinclair a eu un instant fugitif de grâce en lui collant un rouge, unique malheureusement. (3 bleus et 1 rouge)
Lucille m’a quasiment émue aux larmes lors de sa dernière performance, dans tous les sens du terme, sur « les moulins de mon cœur » de Michel Legrand. Philippe Manœuvre, dans une phase ronchonne, lui a collé un rouge plus motivé par le choix du titre, alors que la semaine dernière ça ne devait pas entrer en ligne de compte, mais je m’égare.
Lucille ne méritait pas de partir après cette performance mais bizarrement en l’entendant, j’ai su.
Jules a eu l’audace d’interpréter du Sinclair, « ensemble », son seul titre connu en même temps, devant l’artiste. Il a décroché 4 bleus avant de récolter de façon amusante 4 rouges sur sa performance avec du Jamiroquai. Comme je n’ai pas vu de différences notables entre les deux titres ni entre les deux interprétations, j’ai trouvé, tout en me réjouissant de ce cinglant revers, que le jury avait à nouveau prouvé qu’il était d’une merveilleuse cohérence.
Amandine* s’est lancée sur une chanson culte pourtant, « when a man loves a woman », et a reçu l’adhésion complète du jury. Mais plus ça va, moins je me sens concernée par ma candidate culte des auditions. Comme je l’ai indiqué hier sur le le Post, j’étais bien plus sensible, dans le même registre vocal, aux performances de Maureen de la star ac 7, qui aurait été une candidate tellement parfaite pour le télé-crochet de la six. Sa deuxième performance plus « sexy » m’a laissée de marbre, comme le jury à nouveau divisé, une constante de la soirée (2 bleus/2 rouges).
(*et un violet de POC donc)
Je ne vais pas réécrire que Benjamin me laisse de glace et que c’est mon candidat honni de cette année. Durant son interprétation de « Fly me to the moon » de Franck Sinatra couronnée de 4 bleus du jury, je cherchais une citation de film et j’ai trouvé qu’il n’apportait rien à « Hallelujah » de Léonard Cohen dans sa version Jeff Buckley. Philippe Manœuvre a enfin dit tout haut en direct à la télévision ce que je hurle depuis des semaines derrière un écran, ce garçon manque de « modestie », gravement.
Cédric a été vraiment jugé de façon objective hier par le jury. Lio visiblement en retour de grâce lui a collé systématiquement des rouges pour deux performances pourtant vraiment intéressantes à mes yeux. Je l’ai aimé sur « Sunday bloody Sunday », marqué comme je l’indiquais hier par Pascal de la carac 5 qui a quand même sauvé sa peau face à des minets grâce à ce titre, et j’ai aimé son ton sur « mon manège à moi » version Daho. D’ailleurs, Philippe Manœuvre était d’accord avec moi. Cédric a été désigné par les deux membres du jury qui ont accepté de répondre à la question de Virginie à ce sujet comme étant le pire candidat de la soirée, alors que Jules a quand même reçu 4 rouges mais bon…
Ycare* a récolté 4 bleus sur son interprétation d’un titre peu mémorable à mes yeux de Polnareff avant de prendre un risque considérable sur du Mika (Mathieu de la carac 7 s’en souvient encore). « Relax » est complétement inchantable. Après réflexion, je reconnais qu’il a au moins osé et que sa réinterprétation du titre était intéressante. Il ne s’est pas cantonné comme Benjamin plus tôt à une copie conforme de l’originale. Alors ce matin, il décroche un bleu (enfin un violet sur l'ensemble de la soirée, c'est compliqué parfois) de POC. Le jury était mitigé de son côté (2 rouges/2 bleus).
Globalement, comme je l’indiquais en début de post, un gros mieux du côté de la programmation musicale, un prime moins chiant…mais le jury continue à pécher à mes yeux par excès de confiance dans ses poulains et surtout par manque flagrant de cohésion. Je colle donc un franc et massif violet à la soirée.
Libellés : débrief, Nouvelle Star, prime de la nouvelle star
15 mai 2008
Rendez-vous sur le Post ?
Bref, avant de vous inviter à me rejoindre sur le Post, je vous signale que Cachou était très mal épilée à l'époque dans "Classe mannequin", ce qui est assez peu classe finalement.
En tout cas, je vous donne rendez-vous demain ici pour le débrief du prime (mortellement ennuyeux) de ce soir.
Libellés : Gilmore girls, Nouvelle Star, prime de la nouvelle star
14 mai 2008
31 instantanés télés pour 31 ans de téléphagie
1) La salle blanche mystérieuse avec une chouette où Monsieur Merlin initie son jeune apprenti à la magie
2) La folle rumeur qui a couru le week-end suivant l’ouverture du « Loft 1 » selon laquelle, un collègue d’une copine l’avait vu sur les vidéos pirates du net, Loana et Jean-Edouard avaient baisé dans la piscine. Elle s’est avérée vraie.
3) « Il était une fois l'homme », certainement à l'origine de ma vocation d'historienne
4) Isidore et Clémentine qui chantent « y fait beau, y fait chaud et on n'va plus travailler » (ma coiffeuse m’a parlé dernièrement des deux lapins dont elle était aussi fan que moi apparemment), tous les dessins animés de l’époque « Croque-Vacances » dont « Super Ted »
(Source : http://www.mange-disque.tv/)
5) « Les Bots », cette horrible émission télévisée vaguement vulgaire soit disant pour les enfants avec des créatures monstrueuses effrayantes
6) Mes après midi « Côte Ouest » grâce à mon emploi du temps très light de lycéenne en terminale ES et mon amour immodéré pour le couple Paige / Greg
7) A 18 ans, ma première télé rien qu’à moi qui a poussé mon papa à installer une télé qui capte enfin la six, de longues soirées passées devant « Loïs et Clark, les nouvelles aventures de Superman » ou « Docteur Quinn, femme médecin », la redécouverte de « ma sorcière bien aimée »
8) Mon regret éternel de ne pas avoir connu les heures glorieuses de la mythique 5
9) « Pacman », « Tchaou et Grodo », « Donjons et dragons », « les Schtroumpfs», les mercredis après-midi Récré A2 puis le changement de style assez radical sur TF1 et les mercredis après-midi (matin, samedi, dimanche, les quotidiennes...) qui seront dorénavant ceux du « Club Dorothée » avec cette fabuleuse chanson qui ne cesse de dire que Dorothée est revenue parmi ses amis « réunis comme une grande famille »
10) Malgré nos 17 ans et nos supers convictions politiques de grandes, ma meilleure amie de l’époque et moi, nous installons un jour devant TF1 pour découvrir la suite de « Hélène et les garçons », « le Miracle de l’amour », nous trouvons Hélène et ses compagnons bien chics pour rénover une maison et nous savourons les premières scènes en extérieur supers utiles de la série…
11) Les samedis après midi avec mon frère et mon père, la main plongée dans un paquet de bonbons en provenance direct de « Gayant Gourmand », « amicalement vôtre » dans la télé
12) « Dawson » vendu comme la série qui a fait trembler l’Amérique, ce que j’ai du mal à saisir lors de mes premiers visionnages puisque les dialogues ont été largement expurgés
13) Les premiers épisodes de « Friends » un mercredi soir où France 2 avait envie de nous vendre ses séries, le début de ma première véritable addiction sériphile
14) Des fins de séries…
15) Des milliers de francs engloutis dans les véhicules transformables des protagonistes de Mask le tout soldé à peine des dizaines d’euros un peu plus tard dans une braderie
(Source : http://www.coucoucircus.org/) 16) Nolwenn et Houcine qui chantent « lettre à France » en finale de la carac 2, les larmes de JP, Jessicô, Anne-Laure…
17) Myriam Abel qui tient la note, comme Céline Dion et bizarrement comme Cindy Sander, sur « all by myself » à « la Nouvelle Star »
18) La mort de François Mitterrand et le 11 septembre
19) « Santa Barbara », dans un registre plus extrême « Sunset Beach » (la seule série où l'on insémine des gens endormis avec des pipettes géantes sans jamais les réveiller), les deux meilleurs soaps de la création
20) « Jusqu’en 321, les Romains avaient le droit de tuer leurs enfants. Heureusement qu’il ne reste plus rien de tout ça… sauf l’envie parfois » ou « c’est la goutte !!!! », les répliques cultes de Fabienne Lepic (Valérie Bonneton) dans «fais pas ci, fais pas ça»
21) La trappe de « Lost » et ce qu’elle contient
22) Tous les épisodes de « Thanksgiving » de « Friends »
22) « Arrested development »
23) La TNT ou comment ne plus jamais s’ennuyer devant sa télé
24) Le tapis rouge de « Champs-Élysées » et son générique mythique
25) Les superbes lesbiennes de L.A. de « The L Word » qui ont eu une saison et demi assez formidable puis un long déclin pathétique mais toujours lesbien donc finalement plutôt agréable à regarder
26) Toutes les émissions de coaching télé de la six qui peuvent nous permettre d’être propres, d’avoir enfin des enfants bien éduqués et un animal bien dressé (voire l'inverse) ou un appartement décent…
27) Le débit de parole de Lorelai, son sens de l’humour et de la réparti, son nez finalement formidable, son chien prénommé Paul Anka… (« Gilmore girls»)
28) La scène où Buffy et Spike baisent (pas d’autre mot pour caractériser cet acte) dans la maison qui s’écroule autour d’eux, globalement leur relation géniale qui éclipse à mes yeux, le niais couple lesbien formé par Tara et Willow (« Buffy contre les vampires »)
29) La noyade de Meredith ou Izzie dans sa robe de bal scotchée au sol de sa salle de bains par le chagrin dans « Grey's anatomy»
30) La mort avortée de l’infirmière Hattaway dans « Urgences »
31) Ce blog qui a abouti à quelques jolies rencontres dans la vraie ou la fausse vie
Libellés : 31 ans, nostalgie télé, Séries
13 mai 2008
La vieille aux chats
Aujourd’hui, je vais juste vous faire part d’une information complétement anodine – je me rattraperai peut être demain mais je ne jure de rien – le véto de mes bébés a eu les honneurs de « 30 millions d’amis ».
Là, je vous sens déjà complétement atterré en apprenant que la grande, la merveilleuse, la fascinante, la talentueuse…(rayez la mention inutile) POC visionne chaque jour assidûment cette émission animalière sur France 3. Je vous rassure tout de suite, je ne regarde pas (encore) quotidiennement « 30 millions d’amis », j’ai simplement reconnu mon vétérinaire, enfin celui de Junior et de sa petite sœur, dans un passage du zapping de canal +. En effet, le gros chat grincheux qui nous accueille là bas à chaque fois que nous y allons est, nous l’avons appris hier grâce à la compilation des meilleures images du week-end, dépressif et le docteur M. l’a placé sous anti-dépresseurs.
C'était vraiment très intéressant.
NDLA : a priori demain je me rattrape avec 31 moments de télévision mémorables et totalement subjectifs.
Libellés : 30 millions d'amis, 31 ans
12 mai 2008
La chronique littéraire de POC
Le mois d’avril a été pour moi marquée par un revival « Chroniques de San Francisco ». J’ai cédé à Amazon qui m’indiquait que le coffret de l’intégrale de la version télévisée de l’œuvre d’Armistead Maupin était en quasi rupture de stock. A ce prix là, autant faire chauffer la carte bleue rapidement, surtout que j’ai adoré les deux saisons que j’ai déjà visionnées. Quand à la FNAC, j’ai découvert que « Michael Tolliver est vivant » était enfin sorti, je me suis jetée dessus.
Bon, autant gâcher le suspense tout de suite, j’ai détesté ce bouquin.
Les six tomes des « chroniques de San Francisco » avaient été une révélation pour moi quand je les ai lues durant l’été 2000. D’ailleurs avec les beaux jours qui approchent, je vous conseille ces petits chefs d’œuvre de légèreté, d’humour et de gaytitude. J'avais également, plus récemment, apprécié « une voix dans la nuit».
J’étais donc prête à adorer ce que le bandeau rouge me vendait comme « la fin des Chroniques de San Francisco ». Michael est avec Mary-Ann, le personnage culte et central de la saga d’Armistead Maupin, j’étais donc contente d’apprendre qu’il est vivant. Ce titre n’est évidemment pas un hasard, les derniers épisodes désenchantés de la saga mettaient en scène la communauté gay de San Francisco dévastée par le sida. Contrairement à Jon, son amant emblématique interprété sur le petit écran par le Papa de « once and again » (Billy Campbell), Michael a survécu et maintenant il est quinquagénaire.
Dans ma vraie vie, je ne cesse de me prendre des coups de vieux de ce type, la fille que j’avais vue pour la dernière fois à 18 ans est désormais la mère de deux enfants, la voisine de ma grand-mère qui me préparait des clafoutis quand j’étais petite a chopé la maladie d’Alzheimer,…j’aimerais certainement me les épargner dans la fiction.
Michael a donc cinquante ans, de la bedaine, un amant plus jeune que lui et surtout il a quitté Barbary Lane pour s’installer dans a propre demeure.
Le roman se résume à peu près à ce que je viens d’évoquer sur Michaël, qu’on appelle plus jamais « Mouse », car si Michael Tollliver est vivant, symboliquement Mouse est mort, ce qui en dit beaucoup à mes yeux sur ce bouquin.
Michael a vieilli donc. Il est devenu un « daddy ». A cette occasion, j’ai appris que « les daddy » étaient des trophées convoités par des jeunes gens à la recherche d’un papa donc dans la communauté gay. Grâce à son physique d’ancien bedonnant, Michael a pu se marier à un type assez inintéressant dont il est très fier.
Le bouquin raconte en substance la mort de la mère de Michael, une bigote impénitente qui n’a jamais vraiment encaissé les mœurs sexuelles de son fils. En parallèle, Anna Madrigal, l’ancienne matriarche du 28 Barbary Lane donne également des signes de faiblesse. L’intérêt du bouquin se résume au choix de Michael qui préfère aller au chevet de sa mère de cœur, que d’assister sa génitrice lors de son passage de vie à trépas.
Entre deux, le sort des autres personnages des « chroniques » est vite réglé. L’emblématique Mona, bisexuelle baba cool, fille d'Anna Madrigal qui est son père, est morte d’un cancer du sein à 50 ans en Angleterre. Brian est devenu un papa comblé plaqué par cette salope de Mary-Ann qui a préféré sa carrière à leur histoire. Les personnages secondaires (D’orothea et Dee Dee notamment) passent complétement à l’as.
Armistead Maupin en profite au passage pour nous dire à quel point il n’aime pas George W Bush ou comme il trouve que la guerre en Irak est une connerie, mais façon café du commerce au détour d’une conversation.
L’autre gros écueil du bouquin, en plus de son intrigue minimaliste, est l’absence de style, sous prétexte de faire parler son personnage Michael, il est écrit à l’arrache dans un style parlé totalement insupportable.
Bref, ne l’achetez pas c’est une merde commerciale destinée à payer la retraite de ce cher Armistead que j’ai tellement aimé par le passé….
Libellés : 31 ans, chronique littéraire, livre